<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355</id><updated>2011-10-24T19:45:56.532+02:00</updated><category term='protectionnisme'/><category term='Chine'/><category term='A propos de l&apos;auteur'/><category term='croissance'/><category term='grèce'/><category term='stratégie d&apos;entreprise'/><category term='économie'/><category term='concurrence'/><category term='Air France'/><category term='président'/><category term='Humeurs'/><category term='crise'/><category term='Alstom'/><category term='Hu Jintao'/><category term='monopole'/><category term='visite'/><category term='TF1'/><title type='text'>Henri de Bodinat</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>40</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3492943664368971820</id><published>2010-11-08T12:16:00.002+01:00</published><updated>2010-11-08T12:20:09.105+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='monopole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TF1'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stratégie d&apos;entreprise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Air France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Alstom'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='concurrence'/><title type='text'>Air France, TF1, Alstom, ou la concurrence au rebut</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TNfcOxEa4JI/AAAAAAAAAI4/qXfVkspoLLY/s1600/meurtre.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 310px; height: 269px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TNfcOxEa4JI/AAAAAAAAAI4/qXfVkspoLLY/s320/meurtre.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537136413123469458" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Certaines entreprises n’aiment pas la concurrence. Plutôt que de s’efforcer de donner le meilleur service possible à leurs clients, elles préfèrent mettre des bâtons dans les roues des concurrents. Ce qui leur permets accessoirement de préserver leur rente et finalement d’éviter de satisfaire leurs clients.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ces entreprises ne jouent pas le jeu de l’économie de marché. Au contraire elles essaient d’en casser les principes pour en tirer un avantage particulier. Le monopole est leur idéal.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Trois exemples récents illustrent cette stratégie.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Air France&lt;/b&gt; s’est toujours battu avec acharnement contre Ryanair. La compagnie low cost a eu le culot d’abaisser le prix du transport aérien tout en ayant des marges plus élevées que notre champion national. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Air France a donc utilisé sa relation incestueuse avec la DGAC, la Direction générale à l’aviation civile, qui accorde les « slots » permettant d’effectuer une liaison aérienne, pour barrer la route à son concurrent. Le patron actuel d’Air France, Monsieur Gourjeon, est en ancien de la DGAC…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pas de Paris Marseille ou de Paris Nice pour Ryanair même si cela, pardon parce que cela, aurait divisé par deux le prix du billet. Ryanair a été réduite à la portion congrue (Liverpool/Brive, Londres/Marseille) et écarté des lignes les plus importantes.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tout en écartant « administrativement » son rival des lignes les plus intéressantes, Air France a attaqué en justice les aéroports qui osaient subventionner indirectement Ryanair, indifférent à l’intérêt général qui poussait des collectivités territoriales a créer&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;des emplois ou de l’activité locale. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Enfin, Air France a soutenu en sous-main les attaques de la sécurité sociale contre Ryanair, imposant les charges sociales françaises massives au personnel de bord Ryanair localisé à Marseille entre deux vols, malgré le fait qu’il ne soit pas de nationalité française et que son travail ne soit pas localisé en France mais dans le ciel européen. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce qui a conduit Ryanair à fermer son escale de Marseille…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;Alstom&lt;/b&gt; a toujours considéré que la SNCF était son pré carré et que la compagnie nationale n’avait pas le droit d’acheter des trains rapides à ses concurrents, comme Siemens ou Bombardier, même si ceux-ci étaient moins coûteux ou plus performants.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le caractère public de la SNCF, la volonté de son PDG de rester en place, les réseaux administratifs ou politiques, ont conduit à ce monopole de fait, contraire à l’intérêt de la SNCF ou de ses clients. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les trains Alstom sont en principe techniquement corrects, mais&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;le taux de panne et donc de retard semble élevé, et certains points qui sont des détails pour les ingénieurs d’Alstom pourrissent la vie des clients, comme les toilettes fonctionnant mal ou le bar lilliputien à file d’attente inacceptable.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Eurostar est une société dans laquelle la SNCF est majoritaire grâce au rachat d’actions d’autres partenaires, mais c’est une société indépendante, à l’actionnariat tripartite, Français, Belge, et Anglais. Et bien, Alstom s’est révolté contre le fait que cette société indépendante aie choisi Siemens pour de nouvelles rames…Le mépris de la concurrence loyale, le mépris de l’intérêt du client (Eurostar) et du client du client (vous et moi quand vous allez à Londres) est total.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Alstom, société&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;privé française, a déclaré avec un culot surréaliste qu’Eurostar étant une société dans laquelle la SNCF, entreprise publique française, était majoritaire, elle n’avait pas le droit d’acheter du Siemens ! Et les pouvoirs publics français, par la voix du ministre des transports, Monsieur Bussereau, de surenchérir : Eurostar doit acheter Alstom. Mépris du droit,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;mépris du client, mépris de l’Europe. Haro sur la concurrence.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;TF1&lt;/b&gt;, comme M6, s’est épanoui à l’abri du monopole que lui donnait la rareté des fréquences hertziennes. La TNT a légèrement rebattu les cartes mais TF1 a su, avec la complicité du CSA, mettre la main sur une série de fréquences et reconstituer dans le numérique sa position dominante… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais arrive Google TV. Oh horreur, Google TV permet au téléspectateur de choisir ce qu’il va regarder. Google TV c’est en effet essentiellement un moteur de recherche intelligent et efficace permettant au client final d’identifier le programme qui corresponds le mieux à son intérêt ou à son envie, non seulement parmi les programmes de télévision hertzienne ou câblée, mais aussi sur tout le web. Un choix très large facilité par des outils d’intelligence, un peu comme Amazon le fait pour choisir et acheter un disque ou un livre.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cette concurrence affole TF1, qui après avoir fait pression sur Samsung pour qu’il abandonne Yahoo TV (un équivalent inférieur de Google TV), clame haut et fort qu’elle ne laissera pas l’ogre Google&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;lui manger ses euros, M6 et France Télévision se joignant au chœur de pleureuses de l’anti concurrence.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Autant on peut comprendre que les chaines ne sont pas d’accord pour que Google incruste sa pub dans leurs programmes, autant essayer de tuer dans l’œuf un service aussi utile et aussi pertinent est un combat d’arrière garde contre l’intérêt des téléspectateurs. C’est comme si Orange avait tenté de bloquer les Aple Apps sous prétexte qu’il ne touchait pas de commission sur les Apps payantes. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le moteur de recherche Google TV est un bienfait pour les téléspectateurs, et il est normal que Google commercialise, non de la pub dans les programmes, mais de la pub sur le moteur ou sur les résultats de la recherche, avant le programme !&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Air France, Alstom, TF1, ou comment l’intérêt du client final est méprisé, comment le marché est piétiné, comment la concurrence est sabotée, pour permettre de préserver une rente injustifiée…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Se battre à la loyale contre ses concurrents, en proposant services ou produits exceptionnels à des prix acceptables, et capitaliser sur les ruptures favorables au clients donne plus de chance à une entreprise de décoller que le sabotage de la concurrence. Si Apple, Ryanair,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;ou Ikéa avaient eu la même approche, qu’Alstom, Air France, ou TF1,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;elles seraient restées des entreprises marginales et provinciales. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais jouer le jeu est plus difficile que tricher, et implique des efforts et un talent que tous les dirigeants ne sont pas prêts à mobiliser. Alain Weil, de BFM TV, a été l’un des seuls dirigeants de chaine de télévision à estimer que Google TV était une opportunité et non un monstre à tuer dans l’œuf.&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3492943664368971820?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3492943664368971820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3492943664368971820' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3492943664368971820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3492943664368971820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/11/air-france-tf1-alstom-ou-la-concurrence.html' title='Air France, TF1, Alstom, ou la concurrence au rebut'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TNfcOxEa4JI/AAAAAAAAAI4/qXfVkspoLLY/s72-c/meurtre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3007279548084905641</id><published>2010-11-04T11:27:00.009+01:00</published><updated>2010-11-04T11:45:01.633+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='visite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hu Jintao'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='président'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Les français cocus mais contents</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TNKKmzUhj4I/AAAAAAAAAIw/nBQL61FGfC8/s1600/Hu_Jintao_during_a_defense_meeting_held_at_the_Pentagon_May_2002_cropped.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 258px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TNKKmzUhj4I/AAAAAAAAAIw/nBQL61FGfC8/s320/Hu_Jintao_during_a_defense_meeting_held_at_the_Pentagon_May_2002_cropped.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535639291207716738" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;Le président Chinois, Hu Jintao, vainqueur et content.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La visite du président Chinois en France fait l'objet d'un battage médiatique bruyant, à la gloire du gouvernement français et des contrats majeurs qui seront signés.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Pourtant, la France est une des grandes perdantes de la stratégie Chinoise de dumping monétaire et de fermeture aux importations.  Le Yuan est sous évalué de plus de 50% et le déficit commercial français avec la Chine est abyssal, passant de 5 milliards en 1999 à 22 milliards d’euros en 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le pire n’est bien sûr pas ce déficit commercial, mais le désastre industriel qu’il provoque : des pans entiers de notre industrie ont disparu ou sont en train de disparaître, comme le textile, le jouet, l’électronique, les équipement télécoms ou le meuble et d’autres sont menacés à terme, comme l’automobile, le matériel ferroviaire, l’aéronautique ou même le nucléaire.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Comme la Chine nous achète infiniment moins qu’elle ne nous vend, le résultat est une destruction d’emploi nette pour la France et une création d’emploi nette pour la Chine. L’évaporation industrielle non compensée est à une des causes majeures de la stagnation et du chômage structurel que connaît la France aujourd’hui.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Par ailleurs, la Chine, grâce à ses réserves de plusieurs milliers de milliards de dollars, peut à la fois faire monter l’euro, détériorant encore notre compétitivité, et acheter des fleurons de l’industrie française, comme elle&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;a acheté déjà Volvo ou un morceau de la Grèce.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais quand Monsieur Hu Jintao, le remarquablement intelligent président Chinois, vient en France, nul n’ose évoquer ces sujets d’une gravité majeure mais qui pourraient le fâcher.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;La Chine a compris que le monde est à la fois un champ de bataille économique et un grand théâtre. Quand leurs intérêts sont attaqués même de façon justifiée, les Chinois sortent le grand jeu de la fâcherie. Et ils utilisent toutes les armes en leur possession pour menacer leurs contradicteurs ou toutes les carottes pour les faire marcher au pas sagement.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le président Chinois a ainsi très bien compris quels hochets il fallait agiter devant les français pour les embobiner : des promesses de contrats. Des signatures en grande pompe, des communiqués triomphalistes, turlututu chapeau pointu.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Le gouvernement français est devenu un représentant de commerce à courte vue, qui se glorifie de quelques contrats dans le nucléaire, l’aéronautique ou l’équipement, en oubliant le mentionner le transfert de technologie qui va avec et qui fera à terme de la Chine un concurrent redoutable dans ces secteurs, et en oubliant bien sûr d’évoquer le chômage ou la stagnation&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;Française provoqués par la sous-évaluation systématique du Yuan depuis dix ans et par les freins multiples aux importations créés par la Chine.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La Chine nous comprends et manœuvre avec une habileté remarquable pour promouvoir ses intérêts au détriment des nôtres.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Nous, nous sommes cocus, mais contents. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3007279548084905641?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3007279548084905641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3007279548084905641' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3007279548084905641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3007279548084905641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/11/cocus-mais-contents.html' title='Les français cocus mais contents'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TNKKmzUhj4I/AAAAAAAAAIw/nBQL61FGfC8/s72-c/Hu_Jintao_during_a_defense_meeting_held_at_the_Pentagon_May_2002_cropped.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7814108536409389310</id><published>2010-10-25T12:42:00.005+02:00</published><updated>2010-10-25T14:43:48.422+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='protectionnisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='croissance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Guerre des monnaies : halte à la triche</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TMV5PN7WeaI/AAAAAAAAAIo/VMn9rAzUy9A/s1600/Caravaggio_-_Tricheurs.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 234px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TMV5PN7WeaI/AAAAAAAAAIo/VMn9rAzUy9A/s320/Caravaggio_-_Tricheurs.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531961019638118818" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les gouvernements occidentaux ont tenté désespérément de surmonter la récession de 2009 en utilisant simultanément l’arme du déficit (Keynes) et celle de la création monétaire (Friedman).&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;Les déficits ont été stupéfiants, montant jusqu’à &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;8/10% du PNB&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;en Grèce, en Espagne, en Angleterre et en France. La création monétaire a roulé à tombeau ouvert, les banques centrales prêtant de façon quasi illimitée à des taux voisins de zéro. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Cet effort monumental a peut-être évité la récession, mais en 2010 la croissance reste en panne. Avec une conséquence dramatique : l’endettement colossal résultant des déficits &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;ne pouvant se résorber par la croissance, il ne peut l’être que par la réduction des dépenses publiques et &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;la hausse des impôts. &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Cette rigueur, en étouffant une croissance déjà molle, pourrait déclencher un cercle vicieux dramatique.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La solution trouvée par l'Angleterre de Cameron consiste à coupler rigueur budgétaire et laxisme monétaire, en espérant que le second compensera le premier. Mais le Japon a pendant dix ans combiné l'un et l'autre sans faire repartir la croissance. Alors l'un sans l'autre...&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;L’erreur des états est d’oublier, dans leurs frénétiques mouvements de noyés, deux nouveautés &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;qui bloquent la croissance occidentale : la globalisation de l’économie mondiale et la stratégie des multinationales.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La mondialisation, permise par un libre-échange exacerbé et la baisse des coûts de transport et d’information, mets en concurrence tous les pays du monde pour la production de biens ou de services. Elle a été instrumentalisée par certains pays comme la Chine pour se doter d’un avantage absolu et d’excédents commerciaux structurels. Depuis dix ans, pour 1&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;€ vendu à la Chine, nous lui achetons 3&lt;sup&gt; &lt;/sup&gt;€. &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;La Chine a ainsi aspiré notre industrie et nos devises sans rien donner en échange. La croissance Chinoise cannibalise d’autant plus la nôtre&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;qu’elle a pour effet secondaire de faire grimper au ciel le prix des matières premières, facteur aggravant de stagnation. &lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15.6px; "&gt;Autant un déficit ou un excédent temporaires sont acceptables, autant l'excédent massif Chinois depuis plus de dix ans est un facteur de déstabilisation de l'économie mondiale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les multinationales comme Nike, Apple ou IBM ou les grands distributeurs comme Carrefour ou Wal Mart ont accéléré et structuré la mondialisation en délocalisant massivement leur production ou leurs achats, écrasant leurs coûts&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;et gonflant leurs marges &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;grâce à la sous évaluation des monnaies et au moins disant social systématique de leurs fournisseurs. Apple est un cas d'école avec les centaines de milliers d'ouvriers chinois qui travaillent...a faire grimper au ciel ses profits.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Résultat : quand nous injectons des revenus ou des liquidités en Europe ou aux Etats-Unis, nous&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;créons &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;de la croissance et des emplois…en Asie, et spécialement en Chine. Keynes et Friedman ont toujours raison, mais au niveau mondial. Les déficits budgétaires et le laxisme monétaire des uns créent des emplois chez les autres….L’occident est devenu le dindon de la mondialisation.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;A la &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;croissance énergiques des pays « émergés » réponds ainsi &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;notre stagnation, tristement&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;semblable à celle du Japon, qui a connu dix ans de non-croissance, malgré des taux zéro, des déficits &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;déments et un endettement record.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt; Si le seul levier qu'utilisent les états occidentaux pour sortir de la nasse est le laxisme monétaire, on peut prévoir de longues années de croissance nulle ou faible, de chômage persistant, de déclin du pouvoir d'achat, de longues années de malheur économique. L'optimisme arrogant de Ben Bernanke, président de la réserve fédérale américaine, convaincu qu'il vaincra la stagnation américaine à coup d'intérêt zéro et de création monétaire est démenti par la multiplication des saisies immobilières ou les destructions d'emplois que ses outils monétaires sont impuissants à enrayer.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pour redonner &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;de la traction aux politiques budgétaires et monétaires, une forte baisse de l’euro (1€=1$ ?) serait nécessaire. Mais sous les coup de boutoirs des Etats-Unis, cherchant désespérément à faire baisser le dollar pour rendre leurs exportations compétitives, accompagnés dans la dévaluation par la Chine qui verrouille le yuan au dollar, c'est l'inverse qui se produit. L'euro est à 1.40 dollars en Octobre 2010.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La situation est d'autant plus dramatique que même un euro à un dollar ne serait pas suffisant pour relancer les économies européennes à court terme, à cause des rigidités structurelles créées par vingt ans de mondialisation. Un euro durablement à parité avec le dollar, et un yuan déprécié de 50% par rapport au même dollar ne permettraient à la croissance européenne de repartir fortement que dans quelques années.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;A la fois pour retrouver de la croissance à court terme et pour se placer en position de force par rapport aux pays comme la Chine qui pratiquent un dumping de leur monnaie, une seule solution : un protectionnisme intelligent mais ferme.Réduire les exportations excessives &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; de ces pays excédentaires permettrait sans les mettre à genou  de revenir à une situation normale : celle de l’équilibre des balances commerciales.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les entreprises&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;délocalisatrices râleront devant la baisse de leurs rentes, mais ces aboiements sont un faible prix à payer pour sortir d’une crise sans fin en supprimant le côté obscur de la mondialisation : le dumping sur la valeur des devises. Le protectionnisme ne conduira pas à l'inflation car la délocalisation sers plus à augmenter les marges qu'à diminuer les prix. Et même si le prix des jouets en plastique augmentait,est ce un drame si cela conduit à acheter des jouets en bois produits en Europe?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Les autres aboyeurs de service seront les intégristes de l'anti-protectionnisme. Ceux-là répètent comme une mantra, sans réflexion mais par réflexe : le protectionnisme c'est le mal, le libre échange c'est le bien. Et pourtant Adam Smith, le théoricien du libre-échange, se serait indigné devant l'excédent permanent et massif Chinois, lui qui pensait que les balances commerciales devaient être équilibrées, chaque pays &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;se spécialisant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;en fonction de ses avantages comparatifs. La sous évaluation systématique du Yuan lui serait apparu comme un obstacle au libre échange, qui est menacé aussi bien par le protectionnisme que par le dumping. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15.6px; "&gt;Monsieur Pascal Lamy, qui dirige l'OMC fait preuve d'une curieuse partialité quand il proteste bruyamment au moindre soupçon de droit de douane ou de quota occidental , sans dire un mot sur les stratégies de sous-évaluation des devises qui créent des distorsions infiniment plus graves dans la compétition entre économies ou sur les obstacles massifs à l'importation qu'ont mis en place les pays comme la Chine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15.6px; "&gt;Monsieur Trichet, passif devant la guerre des monnaies, et qui ne fait rien pour freiner la hausse de l'euro, clame que la tentation protectionniste est un danger mortel. Ce deux poids deux mesure est très étrange et laisse planer un doute sur la vision et l'analyse de ces sommités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Le protectionnisme n'est pas un mal en soi s'il permets de rétablir un équilibre perturbé par le dumping décennal de la Chine, s'il permets sans créer d'inflation d'éviter la disparition programmée des derniers pans de l'industrie occidentale, comme l'automobile ou l'aéronautique, et s'il permets même de regagner légitimement du terrain dans des industries à l'agonie à cause de la concurrence Chinoise, comme le textile, le jouet, ou l'éclectronique grand public. Car même dans les industries capitalistiques, automatisées, la sous évaluation d'une devise donne un avantage indû au pays la pratiquant. Si une monnaie est sous-évalueé de 50% comme l'est la monnaie Chinoise, c'est non seulement le travail mais aussi le capital, toute la valeur ajoutée nationale, qui bénéficie d'un avantage de coût de 50% sur ses concurrents malchanceux...&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Pour éviter la désindustrialisation complète de l'Europe, pour que la France ne devienne pas un pays de rillettes, de monuments et de tourisme sexuel, comme le prédit Houellebecq, il existe pourtant une solution : un protectionnisme au laser, dirigé directement vers les pays sous-évaluant leurs monnaies, un protectionnisme assez massif pour compenser la dite sous-évaluation, et un protectionnisme pan-eurpéen,barrant la route de l'Europe aux concurrents "tricheurs" mais conservant un total libre échange intra européen.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais pour cela les intégristes du libre-échange devront accepter de réfléchir. Le protectionnisme ce n'est pas tricher. C'est au contraire empêcher la triche.&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7814108536409389310?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7814108536409389310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7814108536409389310' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7814108536409389310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7814108536409389310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/10/guerre-des-monnaies-halte-la-triche.html' title='Guerre des monnaies : halte à la triche'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TMV5PN7WeaI/AAAAAAAAAIo/VMn9rAzUy9A/s72-c/Caravaggio_-_Tricheurs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4884738996179386024</id><published>2010-10-18T12:55:00.008+02:00</published><updated>2010-11-04T17:33:21.681+01:00</updated><title type='text'>Aveuglement agricole</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TLwop8ukC7I/AAAAAAAAAIY/8G35gIJo52k/s1600/image+ag+raisonn%C3%A9e.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 258px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TLwop8ukC7I/AAAAAAAAAIY/8G35gIJo52k/s320/image+ag+raisonn%C3%A9e.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529339143645301682" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Monsieur Bruno &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#1A1A1A;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Lemaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;, ministre des agriculteurs, emboitant le pas de son président, Nicolas Sarkozy, a déclaré à la fin de l'été 2010 : l'agriculture ne doit pas suivre strictement les règles environnementales car elles sont au fond trop contraignantes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; Il remets notamment en cause la division par deux de l'emploi des pesticides à moyen terme, prévue dans le Grenelle de l’environnement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:'times new roman';font-size:medium;"&gt;Monsieur Lemaire est un haut fonctionnaire de talent, mais la gestion d’entreprise ne semble pas faire partie des facettes de son expérience et de sa compétence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Or une exploitation agricole &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;est une entreprise, avec des recettes et des coûts, ou plus techniquement des extrants et des intrants. Parmi ces couts, ceux des semences, du matériel, de l'essence, des engrais et des produits phytosanitaires. La consommation d'engrais, d'aliments pour bétail  et de pesticides ayant fortement augmenté depuis une vingtaine d'années, les comptes d'exploitation des agriculteurs ont été plombés. Par ailleurs une absurde course à la puissance a conduit à l'achat de tracteurs de plus en plus gros, voraces en énergie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;L'enjeu pour les agriculteurs, dont les revenus nets sont en baisse, est à la fois de maintenir leurs prix de ventes mutilés par les distributeurs et la concurrence étrangère, et de diminuer leurs coûts.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Une des méthodes les plus efficaces pour diminuer les coûts est d'aller vers une agriculture plus raisonnée, employant moins de pesticides et d'engrais, et moins de compléments alimentaires coûteux. Ce qui permet par ailleurs en même temps d'aller vers la qualité, c'est à dire vers des produits moins truffés de pesticides ou d’hormones. Les progrès technologiques récent, notamment dans les logiciels et la géolocalisation, permettent de le faire sans diminution innaceptable des rendements.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Il peut y avoir convergence entre l’intérêt des agriculteurs et ceux de l’environnement. Par exemple le labourage de surface, permet d’utiliser des tracteurs moins voraces que les engins classiques tout en donnant de très bon rendements et en limitant  les risques d’érosion du sol. De même la baisse de l’emploi de pesticides est à la fois bon pour l’environnement et pour les comptes des agriculteurs. Cette baisse réduit également le risque pour la santé des agriculteurs, de plus en plus menacée par l’emploi excessif de ces produits.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Les grandes entreprises industrielles de la chimie peuvent s'adapter à cette  nouvelle donne, en développant des produits plus efficaces, non polluant et sans risque sanitaire. Elle doivent cesser de pousser à une surconsommation coûteuse et polluante. Cela ne veut pas dire aller vers les OGM: celles-ci qui devaient  diminuer l'utilisation de produits nuisibles, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;bloquent au contraire les agriculteurs dans un type &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;unique &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: medium;"&gt;de pesticides dont le prix augmente et l'efficacité diminue,  comme le roundup utilisé en couple avec les OGM "Roundup Ready".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Ces grandes entreprises industrielles sont des lobbies puissants aux poches profondes, qui peuvent mobiliser experts, contacts, media. La FNSEA, qui représente prioritairement les grands céréaliers, et qui dispose d’un étrange monopole de la représentation paysanne, est  directement influencée par ces lobbies dont elle sert les intérêts. C'est la voix de ces groupes de pression qu'a semble t'il entendu le ministre de l'Agriculture.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Les grands semenciers ont par exemple réussi à interdire aux agriculteurs d’utiliser des semences non référencées au "Catalogue" (leur catalogue, en fait), même si ces semences sont millénaires et correspondent à des variétés d’un fort intérêt d’un point de vue diversité et gustatif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Le vrai problème de l'agriculture française est d'être coincée entre certains grands industriels de l'amont, au pouvoir d’influence important , et les grands distributeurs de l'aval qui abusent de leur position dominante pour bloquer les prix et acheter a l'étranger au moindre différentiel de prix. C'est à cela que devrait peut-être s'attaquer Monsieur Lemaire, plutôt qu'au Grenelle de l'environnement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Faute de connaissance réelle de ce qu’est une exploitation agricole, Bruno &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#1A1A1A;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Lemaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt; ne se bat pas pour les tous les agriculteurs, mais pour un minorité d'entre eux, et pour certains grands industriels. L’INRA, un des centres de recherche sur l’agriculture les plus performants au monde, est d’ailleurs…en désaccord avec son ministre sur cette question de la réduction des pesticides.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'times new roman';"&gt;Quant on évoque le nom de Bruno Lemaire comme premier ministre, on  peut s'interroger : va t'il reproduire au niveau national le manque de discernement dont il semble faire preuve par rapport au monde agricole? Et reproduire au détriment des PME de l'industrie et des services une politique au fond défavorable aux exploitations agricoles petites et moyennes? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4884738996179386024?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4884738996179386024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4884738996179386024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4884738996179386024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4884738996179386024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/10/aveuglement-agricole.html' title='Aveuglement agricole'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/TLwop8ukC7I/AAAAAAAAAIY/8G35gIJo52k/s72-c/image+ag+raisonn%C3%A9e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-1625784287157222807</id><published>2010-05-04T10:22:00.003+02:00</published><updated>2010-05-04T10:38:03.987+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='grèce'/><title type='text'>Il faut que la Grèce fasse défaut</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S9_aAkORYOI/AAAAAAAAAII/dfUZKCGezyo/s1600/statue+grecque.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; 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Ils répètent à l'infini deux arguments  : &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;-le « défaut » de la Grèce, reconnaissant qu’elle ne peut plus rembourser ses dettes, aurait un effet domino sur d’autres pays de la zone euro, comme le Portugal voire l’Espagne, l’Angleterre ou l’Italie, précipitant ainsi une « crise systémique »… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;-le défaut de la Grèce la ferait sortir de la zone euro, mettant en cause celle-ci et précipitant une chute de l’euro.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;L’Allemagne est vertement critiquée, elle qui a pour de basses raisons de politique intérieure, a été trop exigeante avant  d'accepter de « sauver la Grèce ».&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais si la faillite de la Grèce était une bonne chose pour le Grèce et même pour l'Europe….Et si l’Allemagne avait été non trop dure, mais trop molle…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La Grèce ne peut plus faire face aux remboursements d’une dette exorbitante. La faillite d’un état, comme celui d’une entreprise, ne fait que constater l’impossibilité de rembourser des emprunts en gelant ceux-ci et en forçant les créanciers à accepter une perte sur les prêts réalisés. Contrairement à la connotation catastrophique du mot « faillite », la cessation de paiement n’est pas un drame. C’est une solution à une situation devenue insupportable. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les banques qui depuis deux ans empruntent à 0% et prêtent à 4% à des états souverains perdraient une partie des cent milliards d’euros prêtés à la Grèce. Mais elles ont fait preuve d’irresponsabilité en prêtant à un pays qui allait d’évidence dans le mur. N’est-il pas normal qu’elles soient pénalisées pour leur imprudence sachant qu’elles ont par ailleurs gagné des dizaines de milliards d’euros en prêtant aux états . &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ce sont d’ailleurs les banques qui soutiennent en sous-main le plus vigoureusement le plan d’aide à la Grèce, grâce à leur accès aux pouvoir politiques, aux ministères des finances et aux media, non car ce plan est conforme à l’intérêt général, mais tout simplement parce qu’il leur permets d’échapper à la sanction de leur imprudence. Pile je gagne, face tu perds, telle est la devise des banques modernes. Elles ont tout intérêt à faire du catastrophisme en prédisant que le défaut de la Grèce serait la fin du monde, pour éviter des pertes à court terme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Avant d'analyser les solutions, comprenons pourquoi la Grèce est en cessation de paiement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Ses responsables politiques, qui faisait déjà joyeusement du déficit avant la crise de 2008, ont continué à dépenser massivement pendant la crise, alors que leurs recettes fiscales s’effondraient. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Ces déficits récents et considérables ont été &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;justifiés par une vision Keynésienne primaire : pour stopper la crise il faut du déficit ! Allons-y, dépensons, soyons laxistes, c’est bon pour nos économies embourbées dans la récession.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Mais les gouvernements Grecs, comme ceux de tous les pays européens, n’ont pas compris que la relance par les déficits est une illusion à l’heure de la mondialisation. Les déficits budgétaires européens relancent surtout…la croissance Chinoise. La Chine est &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;devenu le principal exportateur mondial grâce à la sous-évaluation du Yuan et à l’efficacité d’un système de délocalisation structurelle, et mettre de l’argent dans les poches des consommateurs européens relance surtout la machine industrielle chinoise.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Les états ont évités d’accentuer la crise de 2008 en ne commettant pas les erreurs de 1930 (équilibres budgétaires et dévaluation compétitive), mais ont cru à tort que leurs déficits massifs permettraient une relance suffisante pour… revenir à l’équilibre budgétaire. La stagnation des économies européennes et les déficits apocalyptiques de l’Angleterre, de l’Espagne ou de l’Italie démontrent l’énormité de l’erreur d’analyse commise par tous les états.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Tous sont touchés, mais ceux qui étaient les plus fragiles avant la crise, comme la Grèce, sont les premiers à s’effondrer. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La crise Grecque n’est donc pas conjoncturelle mais structurelle. La Grèce est dans une impasse dont la seule issue logique est le défaut, le gel des dettes. A part écorner les profits de quelques banques imprudentes, quelles seraient les conséquences d’un défaut Grec ?&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Positivement, la cessation de paiement Grecque ferait comprendre que l’irresponsabilité des états, pas plus que celui des banques, ne peut être impunie. Cela permettrait plus de rigueur future, non sous le couperet de la menace de faillite, mais en avance de phase.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La cigale grecque a besoin de rigueur. Mais sans défaut de la Grèce, tout le poids de cette rigueur va peser sur les salariés ou les retraités Grecs,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;qui vont devoir se serrer la ceinture non seulement pour réduire le déficit mais aussi pour rembourser les prêts de banques imprudentes et maintenant &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;les aides d’états faussement confraternels…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La faillite aurait pour effet de répartir la douleur entre les prêteurs et les Grecs, en allégeant pour ces derniers le poids d’une austérité socialement explosive. Quant une personne, une entreprise ou un état est surendetté, la faillite n’est pas une punition. C’est une solution pour alléger le poids devenu intolérable de la dette.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La faillite Grecque ferait sortir la Grèce de l’Euro. Et alors ? En quoi la sortie de la Grèce de l’Euro serait t’elle une catastrophe. Un des principaux pays de l’Union Européenne, qui s’appelle l’Angleterre, n’est pas dans l’Eurozone et pourtant l’Euro est fort. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;En fait, l’extension de la zone euro a été probablement trop rapide et s’est faite avec des pays trop fragile pour supporter la discipline monétaire qu’implique l’Euro, qui supprime notamment la possibilité de dévaluer sa monnaie pour retrouver une compétitivité perdue et des équilibres compromis. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La sortie de la Grèce de l’Euro ferait initialement baisser l’Euro. Mais pourquoi considérer la baisse de l’Euro comme un mal, alors que notre principal concurrent, la Chine, s’acharne avec succès a maintenir au cours le plus bas possible sa monnaie,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le Yuan ! La baisse de l’Euro serait bénéfique pour les exportations et donc pour la croissance et l'emploi européens. Elle ne pénaliserait que les banques ou les entreprises&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;endettées en dollars et que les importateurs ou les distributeurs, mais ceux-ci engrangent des profits indus depuis des années grâce à la sous-évaluation du dollar ou du yuan, ce ne serait donc qu’un juste retour des choses.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;A terme, la sortie de la Grèce renforcerait l’Euro, comme d’ailleurs la sortie éventuelle des autres pays les plus faibles, comme le Portugal. Une zone euro&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;limitée à la France, l’Allemagne, le Benelux, l’Italie et l’Espagne serait  plus solide que la zone euro actuelle, fragilisée par des pays marginaux. Le Danemark est dans l’Union européenne et pas dans la zone euro sans que ce soit la fin du monde… &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le « défaut » de la Grèce et son départ de la zone euro auraient des conséquences très supportables, mais surtout faciliteraient son redressement et permettrait son retour éventuel dans la zone euro une fois son économie et ses finances publiques assainies. C’est ce que l’Angleterre essaie d'ailleurs de faire en laissant filer la Livre pour se refaire une santé en boostant ses exportations. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Pourquoi masquer la vérité, abandonner une solution naturelle, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;et laisser les banques échapper à une sanction en aidant la Grèce à se maintenir dans l’euro et à éviter le défaut ? Les pertes des banques seraient tout à fait supportables et ne feraient que réduire leurs profits redevenus anormalement élevés. Et si demain le Portugal suivait le chemin Grec, la zone euro en sortirait renforcée, les banques survivraient, et le redressement des pays concernés en serait facilité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;La théorie des dominos a été utilisée par les américains pour justifier la guerre du Vietnam et par Goldman Sachs pour déclencher le soutien à AIG.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Mais il est des cas ou il est préférable de crever l’abcès plutôt que de laisser le pus s’accumuler.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Si Monsieur Papandréou&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;était lucide et courageux, s’il mettait en avant l’intérêt des Grecs au lieu d’une fierté mal placée à ne pas faire «  faillite », ou d’une connivence curieuse avec les banques et leurs alliés les ministères des finances des grands pays, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;il refuserait le plan de soutien, déclarerait le gel des dettes Grecques et sortirait de la zone Euro. Pour le bien des Grecs, de la Grèce, et de l’Europe.&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-1625784287157222807?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/1625784287157222807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=1625784287157222807' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1625784287157222807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1625784287157222807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/05/il-faut-que-la-grece-fasse-defaut.html' title='Il faut que la Grèce fasse défaut'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S9_aAkORYOI/AAAAAAAAAII/dfUZKCGezyo/s72-c/statue+grecque.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-6477628573749062682</id><published>2010-04-26T09:50:00.001+02:00</published><updated>2010-04-26T10:04:25.447+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>le salaire de la peur</title><content type='html'>&lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; 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 &lt;/span&gt;Mais c’est aussi à cause du terrorisme que les Etats-Unis ont envahi l’Irak ou que l’Occident est intervenu en Afghanistan. C’est par peur du terrorisme qu’Israël a construit pour quelques milliards son mur coupant en deux une terre éternelle. Les terroristes ont réussi à nous affaiblir au-delà de toute espérance non par leurs actes mais par les dépenses en centaines de milliards qu’ils ont réussi à nous imposer. Et par les souffrances énormes que les états tétanisés par la peur ou instrumentalisant la peur ont infligé à des populations innocentes,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;fabriquant de nouveaux terroristes en une spirale infernale.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le terrorisme&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;tue infiniment moins que la route, l’alcool, le cancer, l’obésité, la guerre. Les morts du terrorisme se comptent en milliers par an, ceux des autres maux de l’humanité en dizaines de millions. On investit probablement un million fois plus pour éviter un mort par le terrorisme que pour un mort d’une autre cause. Et pourtant, un mort est un mort. Mais c’est la peur qui nous guide, activée par l’intérêt bien compris de quelques entreprises, comme Halliburton, la société de Dick Cheyney, faucon de la guerre en Irak qui a rapporté à son entreprise quelques milliards de dollars. Il y a plus de mercenaires grassement payés que de soldats réguliers en Irak. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Nos sociétés ont aussi &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;une peur &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;bleue du délinquant. En France, chaque fait divers a donné lieu à une loi sécuritaire qui a considérablement augmenté le nombre de gardés à vue et de prisonniers. Aux Etats-Unis, la peur du noir et du pauvre se traduit par l’emprisonnement de près de 1% de la population. A 50 000€ par prisonnier et par an, c’est environ 100Milliards de dollars qui sont dépensés…pour fabriquer des délinquants. Car la prison est une fabrique de délinquants : les petits délinquants sont transformés en grands délinquants par le climat social de la prison et l’absence de politique de réinsertion. La peur conduit aussi à la multiplication des forces de police, par exemple en France avec cette innovation assez récente : la police municipale, qui coûte les yeux de la tête aux communes pour quelques cowboys ou quelques retraités&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;ne faisant pas bouger d’un iota la sécurité dans les villes. L’insécurité est une réalité dans certaines banlieues mais la réponse répressive aveugle coûte très cher et ne la diminue pas, au contraire. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La encore seules quelques entreprises, fournissant des armes ou des services (comme la guerre, la gestion des prisons sera de plus en plus confiée au privé) bénéficient de ce climat de peur.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La peur du terrorisme et de la délinquance coûtent des centaines de milliards en dépenses improductives. Et &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;elles ont des effets pervers indirects considérables. Perte de temps, exacerbation des tensions sociales, haine de l’état, sentiment d’injustice. Guantanamo a porté un coup fatal à l’image d’intégrité de la démocratie américaine. Les centaines de milliers de garde à vue en France ont un effet nul sur la délinquance et conduisent à une hostilité&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;inutile envers la police parce qu’une minorité de policiers traitent le citoyen comme un sous-homme.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Après la peur du terrorisme et de la délinquance, la peur de la l’épidémie. Comme si nous étions encore tétanisés par le souvenir de la peste noire du XIV ° siècle. La panique de la ministre de la santé française &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;faisant fabriquer des dizaines de millions de vaccins et organisant des séances de vaccination dans les gymnases illustre la folie et le gaspillage auxquels peuvent conduire la peur. La ministre a des excuses : l’Organisation Mondiale de la Santé, semble t’il instrumentalisée par des entreprises pharmaceutiques, a tiré avec brutalité le signal de la peur, au nom d’un principe de précaution camouflant mal des intérêts économiques moins reluisants. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;La politique de la santé est elle-même &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;façonnée par la peur de la mort qui conduit à l’acharnement thérapeutique inhumain ou à l’exploit de maintenir en vie des prématurés de plus en plus embryonnaires qui seront de futurs handicapés. La peur de la maladie provoque une surconsommation massive de médicaments dont certains sont de purs placebos, ou ont des effets secondaires bien pire que les effets primaires qu’ils prétendent guérir. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Nos sociétés sont devenues peureuses, les media renforcent et capitalisent sur la peur, le tout pour un coût économique et social formidable dont ne bénéficient qu’une poignée d’entreprises opportunistes ou manipulatrices, les capitalistes de la peur. Paradoxalement, les vrais dangers dont nous devrions avoir peur, comme la guerre, la dégradation de l’environnement, les désastres nutritionnels, sont balayés sous le tapis par les groupes de pressions qui souffriraient de la lutte contre ces vrais fléaux. Les groupes agroalimentaires&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;traitent avec désinvolture les sucres, les graisses, les additifs ou les pesticides. Les grands groupes énergétiques ou industriels se battent contre les écologistes &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;qui risqueraient de leur faire perdre quelques points de marge pour sauver la planète. Les industriels de l’armement produisent et vendent massivement les armes qui tuent tout aussi massivement des civils, des bombes à fragmentation aux mines antipersonnel…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Nous marchons sur la tête. Nous escamotons les peurs légitimes et nous montons en épingle de fausses peur, par combinaison de cupidité et de lâcheté. Le salaire de la peur est colossal mais nul n’a le courage de le remettre en cause. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Nos économies vont peut-être finir par mourir de peur. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-6477628573749062682?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/6477628573749062682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=6477628573749062682' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6477628573749062682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6477628573749062682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/04/le-salaire-de-la-peur.html' title='le salaire de la peur'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-9215547416248270627</id><published>2010-02-05T18:48:00.003+01:00</published><updated>2010-02-05T18:52:44.398+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Les Vautours sont de retour (2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S2xaHqU2fOI/AAAAAAAAAHw/fw5R0POp090/s1600-h/condor.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; FLOAT: left; HEIGHT: 274px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434817937996676322" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S2xaHqU2fOI/AAAAAAAAAHw/fw5R0POp090/s320/condor.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Blanc bonnet et bonnet blanc&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Nicolas Sarkozy a récemment, vilipendé la finance anglo-saxonne. Il avait raison.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il lui a opposé un prétendu modèle financier européen. Il avait tort.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La stratégie et les modèles des banques sont les même des deux côtés de l’Atlantique.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La finance Anglo-Saxonne est devenue un organisme parasitaire du corps économique.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Les bonus gigantesques et « ignobles » (d’après Barack Obama) ne sont qu’un symptôme d’un mal beaucoup plus profond. C’est le morceau que prélève le management sur une rente colossale et illégitime :&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- Dans ses métiers traditionnels, qui consistent à gérer l’épargne et prêter à bon escient, la finance Anglo-Saxonne a adopté une stratégie de rapace. Son objectif est d’extraire une rente maximum des ménages, des collectivités&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;et des entreprises, sans délivrer en contrepartie de réelle valeur. Quelques exemples :&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;pour la simple gestion des comptes bancaires, une série de chausses trappes et de facturations abusives ont permis de multiplier par deux les frais de gestion en quelques années ;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;les sociétés de carte de crédit et de prêts à la consommation grâce au jeu d’intérêts exorbitants et de pénalités abusives, parviennent à extorquer l’équivalents d’intérêts de 40 % ou plus à leurs clients ; les prêts aux collectivités territoriale sont été réalisés des conditions exorbitantes camouflées sous forme de lignes illisibles dans des contrats interminables.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les banques et les organismes financiers Anglo-Saxons pratiquent systématiquement la stratégie de la sur promesse, qui consiste à enfler les avantages et à camoufler les risques ou les coûts d’une opération financière, et la stratégie de la prédation, qui consiste à abuser d’une position de force pour maximiser sa rente, par exemple par des empilements de commissions discrètes. La finance Anglo-Saxonne cible d’ailleurs les clients les plus vulnérables, les plus faciles à berner avec des produits complexes, comme les pauvres ou les collectivités publiques, premières victimes de la crise des subprimes et des&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;produits dérivés « exotiques ».&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- La finance Anglo-Saxonne s’est développée dans de nouveaux métiers dont la caractéristique est d’être très rémunérateurs sans créer de valeur, voire en détruisant de la valeur pour la collectivité. Par exemple le trading, mélange d’arbitrage et de spéculation, qui permets des profits considérables tout en fragilisant le système financier. Les produits dérivés ou exotiques, comme les Credit Default Swap (CDS), qui permettent d’encaisser des commissions importantes tout en déresponsabilisant les prêteurs. La titrisation, qui permet de refiler le risque à d’autres tout en gardant les profits. L’industrialisation du délit d’initiés par les banques qui sont à la fois gérant de portefeuille et analystes financiers. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les deux caractéristiques de ces nouveaux métiers sont l’empilement de commissions dues quelle que soit la performance, les gains considérables sans création de valeur et l’absence de sanction financière directe en cas de contre performance : pile je gagne, face tu perds.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- la finance Anglo-Saxonne prends des risques considérables à court terme, engrange des profits tout aussi considérable, et quand l’heure du jugement sonne et que surviennent&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;des pertes abyssales, résultat direct de sa prise de risque inconsidéré et contrepartie naturelle des profits absurdes qu’elle a encaissé, se tourne en mendiant ou en imprécateur vers l’état, c'est-à-dire vers les contribuables, pour lui demander de boucher les trous qu’elle a creusé, en invoquant la nécessité d’éviter un risque systémique…qu’elle a créé.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Privatisation des profits, socialisation des pertes. C’est ainsi que Goldman Sachs a réussi à convaincre l’état américain de renflouer à hauteur de 120 Milliards de dollars l’assureur AIG, roi des produits dérivés et de la titrisation, pour lui éviter la faillite et surtout …éviter à Goldman Sachs de perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars… Dans ces grandes opérations de renflouement, personne ne demande jamais, bien sûr, aux institutions financières de rembourser les profits indus du passé. Il ne faut pas désespérer Wall Street.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Résultat : la finance est devenue un gigantesque parasite des économies Anglo-Saxonnes, captant une rente considérable au détriment du reste de l’économie que loin de consolider, elle affaiblit dramatiquement. Le management s’approprie une partie de cette rente : les bonus 2009 reçus pas les dirigeants et les cadres des banques américaines devraient approcher les 150 milliards de dollars !&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Parallèlement, un chômage destructeur, lié aux erreurs des mêmes banques, s’installe dans tous les pays développés. L’autorité publique de transport de Detroit&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;a du licencier une centaine de conducteur de bus pour payer les pénalités exorbitantes d’emprunts exotiques contractés auprès d’UBS ou de Goldman Sachs, pénalités qui ont permis de donner plusieurs millions de dollars de bonus à quelques dirigeants . Trois super bonus contre cent emplois détruits : quel deal ! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;En 2007 les profits de la finance américaine ont représentés 40% du total des profits de toutes les entreprises du pays, et 40% des diplômés de la Harvard Business School ont choisi la finance, alors qu’un pourcentage « normal » serait compris entre 5 et 10%...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais la finance française, contrairement à ce que penses Nicolas Sarkozy,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;a adopté avec délices le modèle anglo-saxon. Les bonus sont moins obscènes mais le mal est aussi profond.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- les banques françaises, par exemple à travers leurs filiales de crédit à la consommation, se comportent comme des prédateurs à l’anglo-saxonne. L’alourdissement des frais bancaires et la transformation des employés de banque en machines à maximiser les prélèvements aux clients est une triste réalité. Dexia et Natixis, comme Goldman Sachs et UBS, ont fait des prêts toxiques à des collectivités territoriales françaises, plombant les comptes de villes ou de conseils généraux…Les banques françaises pratiquent ainsi allégrement la sur promesse et le captage de rente, même si elles montrent parfois plus de retenues que leurs consœurs anglo-saxonnes. Le client est devenu une sorte de vache à lait qu’il faut traire au maximum….et jeter s’il n’est pas assez rentable. Le bon client n’est pas celui qui gère prudemment son compte, sans découverts ni incidents, mais celui qui accumule les pénalités, emprunte de façon déraisonnable, et souscrit aveuglément à tous les produits proposés par sa banque (quand ces produits ne lui sont pas vendus de force…). &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- les activités exotiques, trading, produits dérivés etc. représentent depuis quelques&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;années et vont représenter en 2009 une part très importantes des profits redevenus considérables des banques…L’affaire Kerviel est encore d’actualité. Et le&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;sauvetage d’AIG par l’Etat Américain a évité des pertes de plusieurs dizaines de milliard d’euros aux grandes banques françaises, empêtrées dans des CDS ou autres produits titrisés. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Une partie de ces produits dérivés est bien sûr utile à l’industrie ou aux investisseurs, en leur permettant de s’assurer contre certains risques (de change, de hausse de taux, d’inflation etc.). Mais les produits dérivés « utiles « sont très probablement minoritaires par rapport à ceux qui ne servent qu’à encaisser des commissions ou bénéficier d’arbitrages techniques.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;- les banques françaises ont sollicité avec insistance, comme leurs consœurs&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Anglo-Saxonnes, l’aide de l’état, pour les sortir d’une situation ou leur imprudence et leur avidité les avaient conduites.Comme leurs consœurs Anglo-Saxonnes, la majorité des banques françaises semblent essentiellement motivées par l’appât du gain à court terme, par l’extraction d’une rente maximum des entreprises ou des particuliers. Elles empilent comme elles les commissions, elles prennent comme elle des risques indus, leurs profits et les rémunérations sont, comme outre atlantique,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;exorbitantes par rapport à leur utilité économique et sociale…Sans aller aussi loin dans l’excès, et étant parfois plus rigoureuses, comme BNP Paribas, elles suivent cependant le même modèle. Ainsi, des fournées de Centraliens, de Normaliens ou de Polytechniciens&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;s’engouffrent dans le trading par seul appâts du gain immédiat au lieu de rallier l’industrie : ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour la France…&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il faut donc balayer devant notre porte.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Or pour l’instant ton gouvernement français semble plus enclin, par aveuglement ou par réseautage, à ne rien faire. Quand un député propose un impôt supplémentaire de 10% des profits des banques, Madame Lagarde vole à leur rescousse. Quand on propose de limiter certains salaires absurdes, la vielle antienne « nous allons perdre les meilleurs » est chantée en chœur. Le gouvernement enterre la class action à la française, seule capable de constituer un contrepouvoir au pouvoir des particuliers par rapport aux banques. Une loi sur la faillite personnelle à l’Alsacienne ou à l’Américaine, seule capable de forcer les banques à la prudence et à éviter l’extorsion, est enterrée sous la pression amicale des banques. Quand l’assemblée a évoqué l’interdiction de la publicité pour les crédits revolving, le gouvernement monte&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;au créneau pour la maintenir. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Après avoir plié l’échine sous les remontrances, et avoir calmé la colère présidentielle par des promesses et ou des déclarations d’intention, les banques ont repris le « business as usual ». Et leur voix porte plus dans les couloirs des ministères, de l’assemblée, du Sénat, ou même de l’Elysée, que&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;celle de l’intérêt général. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Même les Anglo-Saxons ont parfois montré plus de fermeté que la France : Royal Bank of Scotland a été nationalisée à 70% et l’état anglais y bloque tous les bonus malgré les glapissements de la City. En France,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;la montagne des déclarations fracassantes&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;du type « on va mater ces banquiers irresponsables » a accouché d’une souris de mesures médiatique de principe.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Oui il y a un besoin criant de réformer le système financier et bancaire. Et si on commençait en France, pour donner réellement&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’exemple en montrant&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;courage et détermination au service de l’intérêt de l’économie. La seule chose que les Chinois n’ont pas importé c’est d’ailleurs notre système financier. Je crois qu’ils ont compris qu’il était destructeur de valeur et de compétitivité. Ils préfèrent nous laisse nous engluer dans la finance pendant qu’ils deviennent les rois de l’industrie… &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les banques ne sont pas coupables. Légitimement, elles maximisent leur profit dans le cadre des règles qui leur sont données par l’état. Mais c’est justement à l’état, sans se laisser influencer par leurs sirènes biaisées, de fixer les règles qui permettront de faire converger leur comportement et l’intérêt général…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-9215547416248270627?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/9215547416248270627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=9215547416248270627' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9215547416248270627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9215547416248270627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/02/les-vautours-sont-de-retour-2.html' title='Les Vautours sont de retour (2)'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S2xaHqU2fOI/AAAAAAAAAHw/fw5R0POp090/s72-c/condor.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-1641401263377128506</id><published>2010-01-29T18:57:00.004+01:00</published><updated>2010-02-22T08:50:30.650+01:00</updated><title type='text'>les vautours sont de retour (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S2Mi4rAFT0I/AAAAAAAAAHo/HLBJ3HxUJBQ/s1600-h/condor.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; WIDTH: 148px; FLOAT: left; HEIGHT: 136px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5432223932550041410" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S2Mi4rAFT0I/AAAAAAAAAHo/HLBJ3HxUJBQ/s320/condor.gif" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les Vautours sont de retour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ou Blanc bonnet et bonnet blanc&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La stratégie et les modèles des banques sont les même des deux côtés de l’Atlantique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La finance Anglo-Saxonne est devenue un organisme parasitaire du corps économique.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Les bonus gigantesques et « ignobles » (d’après Barack Obama) ne sont qu’un symptôme d’un mal beaucoup plus profond. Ce n'est que le morceau que prélève le management des banques sur une rente colossale et illégitime :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dans ses métiers traditionnels, qui consistent à gérer l’épargne et prêter à bon escient, la finance Anglo-Saxonne a adopté une stratégie de rapace. Son objectif est d’extraire une rente maximum des ménages, des collectivités &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;et des entreprises, sans délivrer en contrepartie de réelle valeur.&lt;br /&gt;Quelques exemples :&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;pour la simple gestion des comptes bancaires, une série de chausses trappes et de facturations abusives ont permis de multiplier par deux les frais de gestion en quelques années ;&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;les sociétés de carte de crédit et de prêts à la consommation grâce au jeu d’intérêts exorbitants et de pénalités abusives, parviennent à extorquer l’équivalents d’intérêts de 40 % ou plus à leurs clients ; les prêts aux collectivités territoriale sont été réalisés des conditions exorbitantes camouflées sous forme de lignes illisibles dans des contrats interminables.&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les banques et les organismes financiers Anglo-Saxons pratiquent systématiquement la stratégie de la sur promesse, qui consiste à enfler les avantages et à camoufler les risques ou les coûts d’une opération financière, et la stratégie de la prédation, qui consiste à abuser d’une position de force pour maximiser sa rente, par exemple par des empilements de commissions discrètes. La finance Anglo-Saxonne cible d’ailleurs les clients les plus vulnérables, les plus faciles à berner avec des produits complexes, comme les pauvres ou les collectivités publiques, premières victimes de la crise des subprimes et des&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;produits dérivés« exotiques ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La finance Anglo-Saxonne s’est développée dans de nouveaux métiers dont la caractéristique est d’être très rémunérateurs sans créer de valeur, voire en détruisant de la valeur pour la collectivité. Par exemple le trading, mélange d’arbitrage et de spéculation, qui permets des profits considérables tout en fragilisant le système financier. Les produits dérivés ou exotiques, comme les Credit Default Swap (CDS), qui permettent d’encaisser des commissions importantes tout en déresponsabilisant les prêteurs. La titrisation, qui permet de refiler le risque à d’autres tout en gardant les profits. L’industrialisation du délit d’initiés par les banques qui sont à la fois gérant de portefeuille et analystes financiers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les deux caractéristiques de ces nouveaux métiers sont l’empilement de commissions dues quelle que soit la performance, les gains considérables sans création de valeur et l’absence de sanction financière directe en cas de contre performance : pile je gagne, face tu perds.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La finance Anglo-Saxonne prends des risques considérables à court terme, engrange des profits tout aussi considérable, et quand l’heure du jugement sonne et que surviennent&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;des pertes abyssales, résultat direct de sa prise de risque inconsidéré et contrepartie naturelle des profits absurdes qu’elle a encaissé, se tourne en mendiant ou en imprécateur vers l’état, c'est-à-dire vers les contribuables, pour lui demander de boucher les trous qu’elle a creusé, en invoquant la nécessité d’éviter un risque systémique…qu’elle a créé. &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;Privatisation des profits, socialisation des pertes. C’est ainsi que Goldman Sachs a réussi à convaincre l’état américain de renflouer à hauteur de 120 Milliards de dollars l’assureur AIG, roi des produits dérivés et de la titrisation, pour lui éviter la faillite et surtout …éviter à Goldman Sachs de perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars… Dans ces grandes opérations de renflouement, personne ne demande jamais, bien sûr, aux institutions financières de rembourser les profits indus du passé. Il ne faut pas désespérer Wall Street.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Résultat : la finance est devenue un gigantesque parasite des économies Anglo-Saxonnes, captant une rente considérable au détriment du reste de l’économie que loin de consolider, elle affaiblit dramatiquement. Le management s’approprie une partie de cette rente : les bonus 2009 reçus pas les dirigeants et les cadres des banques américaines devraient approcher les 150 milliards de dollars ! &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;Parallèlement, un chômage destructeur, lié aux erreurs des mêmes banques, s’installe dans tous les pays développés. L’autorité publique de transport de Detroit &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;a du licencier une centaine de conducteur de bus pour payer les pénalités exorbitantes d’emprunts exotiques contractés auprès d’UBS ou de Goldman Sachs, pénalités qui ont permis de donner plusieurs millions de dollars de bonus à quelques dirigeants . Trois super bonus contre cent emplois détruits : quel deal ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;En 2007 les profits de la finance américaine ont représentés 40% du total des profits de toutes les entreprises du pays, et 40% des diplômés de la Harvard Business School ont choisi la finance, alors qu’un pourcentage « normal » serait compris entre 5 et 10%...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais la finance française, contrairement à ce que penses Nicolas Sarkozy, &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;a adopté avec délices le modèle anglo-saxon. Les bonus sont moins obscènes mais le mal est aussi profond.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les banques françaises, par exemple à travers leurs filiales de crédit à la consommation, se comportent comme des prédateurs à l’anglo-saxonne. L’alourdissement des frais bancaires et la transformation des employés de banque en machines à maximiser les prélèvements aux clients est une triste réalité. Dexia et Natixis, comme Goldman Sachs et UBS, ont fait des prêts toxiques à des collectivités territoriales françaises, plombant les comptes de villes ou de conseils généraux…Les banques françaises pratiquent ainsi allégrement la sur promesse et le captage de rente, même si elles montrent parfois plus de retenues que leurs consœurs anglo-saxonnes. Le client est devenu une sorte de vache à lait qu’il faut traire au maximum….et jeter s’il n’est pas assez rentable. Le bon client n’est pas celui qui gère prudemment son compte, sans découverts ni incidents, mais celui qui accumule les pénalités, emprunte de façon déraisonnable, et souscrit aveuglément à tous les produits proposés par sa banque (quand ces produits ne lui sont pas vendus de force…). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les activités exotiques, trading, produits dérivés etc. représentent depuis quelques &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;années et vont représenter en 2009 une part très importantes des profits redevenus considérables des banques…L’affaire Kerviel est encore d’actualité. Et le&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;sauvetage d’AIG par l’Etat Américain a évité des pertes de plusieurs dizaines de milliard d’euros aux grandes banques françaises, empêtrées dans des CDS ou autres produits titrisés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Une partie de ces produits dérivés est bien sûr utile à l’industrie ou aux investisseurs, en leur permettant de s’assurer contre certains risques (de change, de hausse de taux, d’inflation etc.). Mais les produits dérivés « utiles « sont très probablement minoritaires par rapport à ceux qui ne servent qu’à encaisser des commissions ou bénéficier d’arbitrages techniques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les banques françaises ont sollicité avec insistance, comme leurs consœurs&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;Anglo-Saxonnes, l’aide de l’état, pour les sortir d’une situation ou leur imprudence et leur avidité les avaient conduites.Comme leurs consœurs Anglo-Saxonnes, la majorité des banques françaises semblent essentiellement motivées par l’appât du gain à court terme, par l’extraction d’une rente maximum des entreprises ou des particuliers. Elles empilent comme elles les commissions, elles prennent comme elle des risques indus, leurs profits et les rémunérations sont, comme outre atlantique, &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;exorbitantes par rapport à leur utilité économique et sociale…Sans aller aussi loin dans l’excès, et étant parfois plus rigoureuses, comme BNP Paribas, elles suivent cependant le même modèle. Ainsi, des fournées de Centraliens, de Normaliens ou de Polytechniciens&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;s’engouffrent dans le trading par seul appâts du gain immédiat au lieu de rallier l’industrie : ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour la France…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il faut donc balayer devant notre porte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Or pour l’instant ton gouvernement français semble plus enclin, par aveuglement ou par réseautage, à ne rien faire. Quand un député propose un impôt supplémentaire de 10% des profits des banques, Madame Lagarde vole à leur rescousse. Quand on propose de limiter certains salaires absurdes, la vielle antienne « nous allons perdre les meilleurs » est chantée en chœur. Le gouvernement enterre la class action à la française, seule capable de constituer un contrepouvoir au pouvoir des particuliers par rapport aux banques. Une loi sur la faillite personnelle à l’Alsacienne ou à l’Américaine, seule capable de forcer les banques à la prudence et à éviter l’extorsion, est enterrée sous la pression amicale des banques. Quand l’assemblée a évoqué l’interdiction de la publicité pour les crédits revolving, le gouvernement monte&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;au créneau pour la maintenir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Après avoir plié l’échine sous les remontrances, et avoir calmé la colère présidentielle par des promesses et ou des déclarations d’intention, les banques ont repris le « business as usual ». Et leur voix porte plus dans les couloirs des ministères, de l’assemblée, du Sénat, ou même de l’Elysée, que&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;celle de l’intérêt général. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Même les Anglo-Saxons ont parfois montré plus de fermeté que la France : Royal Bank of Scotland a été nationalisée à 70% et l’état anglais y bloque tous les bonus malgré les glapissements de la City. En France,&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;la montagne des déclarations fracassantes &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;du type « on va mater ces banquiers irresponsables » a accouché d’une souris de mesures médiatique de principe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Oui il y a un besoin criant de réformer le système financier et bancaire. Et si on commençait en France, pour donner réellement &lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;l’exemple en montrant&lt;span style="font-size:0;"&gt; &lt;/span&gt;courage et détermination au service de l’intérêt de l’économie. La seule chose que les Chinois n’ont pas importé c’est d’ailleurs notre système financier. Je crois qu’ils ont compris qu’il était destructeur de valeur et de compétitivité. Ils préfèrent nous laisse nous engluer dans la finance pendant qu’ils deviennent les rois de l’industrie… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: 35.4pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les banques ne sont pas coupables. Légitimement, elles maximisent leur profit dans le cadre des règles qui leur sont données par l’état. Mais c’est justement à l’état, sans se laisser influencer par leurs sirènes biaisées, de fixer les règles qui permettront de faire converger leur comportement et l’intérêt général…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-1641401263377128506?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/1641401263377128506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=1641401263377128506' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1641401263377128506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1641401263377128506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2010/01/les-vautours-sont-de-retour-2.html' title='les vautours sont de retour (2)'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/S2Mi4rAFT0I/AAAAAAAAAHo/HLBJ3HxUJBQ/s72-c/condor.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-6653103676520745269</id><published>2009-12-21T19:43:00.004+01:00</published><updated>2009-12-21T19:49:05.148+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le bulldozer chinois</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Sy_CH0gbzlI/AAAAAAAAAHg/vU-si6BCmVg/s1600-h/chine.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 219px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5417762316359552594" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Sy_CH0gbzlI/AAAAAAAAAHg/vU-si6BCmVg/s320/chine.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Au XIX°, l’Angleterre a réussi à détruire à son profit l’industrie textile indienne , alors la première du monde, en combinant protectionnisme forcené à l’importation et libre échange agressif, au besoins soutenu par des canonnières, à l’exportation. En cinquante ans, l’Angleterre avait remplacé l’Inde comme première puissance textile mondiale. Elle devint ensuite la première puissance industrielle du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Une vraie stratégie : le libre échange comme arme de guerre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Deux cents ans plus tard, la Chine a remplacé l’Angleterre. Avec les mêmes résultats, à deux&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;nuances près : inutile de nous envoyer des canonnières pour forcer l’ouverture des marchés, nous les ouvrons volontairement ; et&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;ce n’est pas l’industrie asiatique qui est balayée au profit de l’occident mais…l’industrie occidentale qui est balayée au profit de l’Asie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Capitalisant sur notre myopie, la Chine déploie avec ténacité et succès une stratégie redoutable :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpFirst" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Elle a d’abord créé une immense industrie de la sous-traitance pour les entreprises multinationales occidentale. Grâce à ces multinationales du jouet, du textile, du sport, du luxe,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;ou de l’électronique grand public, la Chine a su devenir un exportateur majeur et à faire disparaître d’Occident la base industrielle de ces secteurs. La Chine a également permis a ces entreprises multinationales de bloquer les salaires des ouvriers occidentaux grâce à la menace de délocalisation. Ces grandes multinationales sont devenues ses alliés objectifs : elles ont augmenté leur profit sur les décombres de sous-traitants&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;balayés par la délocalisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpFirst" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;En parallèle,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;la Chine a délibérément freiné&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;les importations par un protectionnisme forcené mais masqué derrière des procédures bureaucratiques diverses. Parallèlement, elle a inventé la délocalisation à l’envers, en exportant massivement sa main d’œuvre à l’étranger pour tous les contrats de construction qu’elle a obtenu. Environ un million de travailleur chinois sous-payés travaillent en dehors de Chine. Elle a ainsi développé un excédent massif de sa balance commerciale lui permettant&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;d’accumuler des réserves de change considérables. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Elle a délibérément bloqué le retour à l’équilibre de da balance commerciale (selon&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Adam Smith un excédent de la balance commerciale se traduit par une appréciation de la monnaie nationale par rapport aux autres monnaies, qui permets faire disparaître l’excédent commercial), et ceci grâce à une sous-évaluation systématique et organisée du Yuan (de 50% environ aujourd’hui) . Cette sous-évaluation&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;lui donne-non un avantage comparatif à la Adam Smith -mais un avantage &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;absolu&lt;/i&gt; en termes de compétitivité mondiale. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La Chine s’affranchit délibérément les règles du libre échange, sans que l’OMC ne proteste. L’OMC est ainsi faite qu’un lambeau de droit de douane de quelque %&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;la rends hystérique tandis qu’elle reste de marbre devant une sous-évaluation systématique de plusieurs dizaines de % d’une monnaie. L’OMC,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;instrumentalisée par la Chine, a ainsi présidé à la destruction de l’industrie occidentale par les délocalisations.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La Chine a récemment trouvé un nouveau moyen de faire dégringoler sa monnaie pour renforcer sa compétitivité à l’exportation: instrumentaliser ses réserves de change considérable en vendant&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;des dollars- monnaie à laquelle le Yuan est vissé-pour faire chuter ce dernier- et donc le yuan- par rapport au yen ou à l’euro. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Chine profère systématiquement protestations et menaces&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;au moindre embryon de protectionnisme à son égard&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;(comme lorsqu’Obama a frappé de 35% de droits les pneus chinois),&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;protestations&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;qui sont reprises en écho par les sectaires du libre échange, comme The Economist. Les intégristes du libre-échange, en retard d’un siècle,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;sont ainsi eux devenus aussi&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;les alliés objectifs de la Chine. En revanche, la Chine botte&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;habilement en touche dès que des voix timides comme celles de Strauss-Kahn, le président du FMI, s’élèvent&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;pour lui demander de réévaluer sa monnaie ou d’ouvrir son économie aux exportations des autres pays. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpMiddle" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;· &lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La Chine force&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;les entreprises occidentales cherchant à avoir accès au marché Chinois soit&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;à s’implanter en Chine ou soit à céder leur technologie, soit les deux, comme dans le nucléaire, l’automobile, l’aéronautique, l’électronique. La aussi elle capitalise sur la myopie des gouvernements occidentaux, prompt à pousser leurs entreprises à toutes les concessions pour emporter de grands marchés et pouvoir se glorifier de « contrats du siècle ». C’est ainsi que le gouvernement français, soucieux de l’effet d’annonce de la vente d’avions ou de centrales nucléaires, n’a pas hésité à forcer les dirigeants d’Areva ou à Airbus, contre leur avis,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;à transférer de la technologie vers la Chine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-INDENT: -18pt; MARGIN: 0cm 0cm 10pt 36pt; mso-list: l0 level1 lfo1" class="ListParagraphCxSpLast" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-family:Symbol;"&gt;&lt;span style="mso-list: Ignore"&gt;·&lt;span style="FONT: 7pt 'Times New Roman'"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La Chine investi massivement dans l’éducation et la recherche,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;clés de la compétitivité à long terme, notamment en envoyant des étudiants dans les plus grandes universités mondiales, la aussi aidée par ces même universités, qui considèrent&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;que leur succès se mesure au nombre de ces étudiants Chinois, et qui font tout pour les attirer, eux qui demain renforceront encore la compétitivité déjà formidable de leur pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Chine est en 2009 le premier producteur de voitures, d’acier, de jouets&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;ou de ciment du monde, le premier pays du monde pour les réserves de change, elle consomme 50% du minerai de fer mondial, elle a réussi à croître de 8% en 2009 quand l’occident s’enfonçait dans la récession,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;la Chine rachète Volvo. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Certains commentateurs à courte vue, autres alliés objectifs de la Chine,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;s’accrochent à la croissance chinoise comme un pendu à sa corde en espérant qu’elle va « tirer » notre croissance. Au contraire, comme le montre sa prospérité pendant notre récession, elle contribue à nous empêcher de redémarrer en accentuant son avantage compétitif et en accélérant la chute de notre industrie. La Chine développe l’emploi chez elle en développant le chômage chez nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;On peut prédire la suite : la Chine va devenir la première puissance économique mondiale sur les ruines de l’industrie occidentale : le jouet, le textile, les articles de sport, l’électronique grand public,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;seront suivis comme des dominos par l’automobile, la chimie, l’aéronautique, les équipements télécoms. Au nouvel Empire du Milieu la croissance et l’emploi. A l’occident la stagnation et le chômage.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il faut craindre la Chine, mais elle n’est en revanche pas critiquable : elle a parfaitement raison de jouer son jeu&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;avec un égoïsme pragmatique, guidée par son strict intérêt national. La Chine au XXI° siècle, comme l’Angleterre au XIX°,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;a une stratégie à long terme face à des pays sans stratégie comme la France ou les Etats-Unis.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Elle a su instrumentaliser notre fanatisme libre échangiste (né en Angleterre au XIX° mais qui se retourne aujourd’hui contre l’occident), la confusion entre&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’intérêt de quelques entreprises et&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’intérêt général (Areva, Alstom, Citroën et Vuitton aiment la Chine…pour l’instant), notre aveuglement face à une stratégie pourtant lumineuse. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Sans empêcher la Chine de progresser, ce qui est bon pour tous si cette progression est raisonnable,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;peut-être faudrait-il éviter qu’elle le fasse sur les ruines de notre industrie et de nos&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;services … Face à un joueur d’échec qui voit dix coups plus loin, il faut aussi voir dix coups plus loin pour ne pas perdre. Un&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;protectionnisme très sévère vis-à-vis de la Chine,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;à l’échelon de grandes zones de libre échange comme l’Europe ou le Nafta&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;peut nous permettre de résister au Tsunami. Surtout pas un protectionnisme national,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;comme pendant la crise de 1929, mais la combinaison d’un libre-échange intrazone et d’un protectionnisme régional. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;sortir de la crise de 2008 il faut renverser la tendance suicidaire des quinze dernières années : délocalisation, stagnation du pouvoir d’achat, chômage, déficits, et stratégie contre stratégie, transformer le bulldozer en charrue. Mais le sommet de Copenhague, ou l’égoïsme de la Chine, deuxième pollueur mondial,&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;a triomphé de sa vision à long terme, laisse un espoir limité de ramener le géant à la raison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-6653103676520745269?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/6653103676520745269/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=6653103676520745269' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6653103676520745269'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6653103676520745269'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/12/le-bulldozer-chinois.html' title='Le bulldozer chinois'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Sy_CH0gbzlI/AAAAAAAAAHg/vU-si6BCmVg/s72-c/chine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7467975162982798693</id><published>2009-12-02T18:56:00.002+01:00</published><updated>2009-12-02T18:58:37.065+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Les vautours sont de retour</title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dès que les nuages semblent s’éloigner, les rapaces reviennent. &lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le rôle des banquiers devrait être de nous aider à gérer intelligemment notre argent et à faire le lien entre épargne et investissement, deux fonctions importantes et qui justifient des profits raisonnables. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais les banquiers ont découvert que d’autres opérations étaient infiniment plus rentables, comme la création de produits dérivés ou structurés, la titrisation, la spéculation ou l’arbitrage&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;regroupés sous le nom de hedge, l’industrialisation du délit d’initié, ou les prêts immobiliers aux plus pauvres (les fameux subprimes).&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Des activités créant du profit faute de créer de la valeur….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Après avoir été sauvées par les états des conséquences de leurs&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;excès dans ces opérations folles (l’état américain garanti en 2009 1500 milliards de dollars de prêts immobiliers sur un total de 1600 milliards), grâce à un chantage à la crise systémique (si nous tombons, l’économie tombe, et hop 120 milliards pour AIG), les banques ont repris&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;mauvaises habitudes et&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;mauvaises opérations. C’est entre autre grâce à ces&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;activités non créatrices de valeur mais créatrices de surprofit que Goldman Sachs va distribuer pour 2009&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;24 milliards de bonus à ses employés….&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les signes pourtant évanescents de reprise économique ont ainsi revigoré&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’une des&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;activités les moins nobles du monde de la finance : les prêts à la consommation (si possible revolving), et les prêts sur carte de crédit (à ne pas confondre avec les cartes de paiement, comme Visa/Carte Bleue). Après un interlude bref pendant les débuts de la crise, on voit refleurir la publicité pour des prêts revolving miracles ou&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;des cartes de crédit permettant d’emprunter à volonté.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Le paradoxe est étonnant : ceux-là même qui sont à l’origine de la crise, avec leurs amis des subprimes, frappent de nouveau dès que la crise semble s’estomper.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Car le crédit à la consommation et sur carte de crédit est l’une des principales fissures qui fragilisent&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;le système capitaliste actuel. Il consiste à survendre le plaisir immédiat : achetez le voyage, écran plat, le costume, la montre, le meuble qui vous font plaisir, en escamotant la douleur future : remboursements grevés d’intérêts parfois usuraires, pénalités brutales. Ce crédit à la consommation ressemble ainsi à la drogue ou au tabac : une gratification instantanée payée par un délabrement à terme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce type de crédit fabrique des profits très importants pour les banques ou les entreprises qui le pratiquent, grâce à l’écart entre les taux quasi-usuraires pratiqués et le coût de l’argent, ce dernier ayant fortement baissé à cause de la crise. Les profits sont d’autant plus importants que les organismes prêteurs ont inventés, avec une créativité débridée, toute sorte de pénalités ou&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;frais divers facturés « en douce » au client, qui permettent de multiplier par deux un taux nominal d’intérêt déjà élevé. On croyait payer 12%, on paie 24%. Une société de carte américaine a même inventé une pénalité pour ses clients qui payaient trop vite leur débit…car ces clients ne pouvaient être facturés de juteuses pénalités ou d’intérêts usuraires…Business Week, la très sérieuse revue américaine des entreprises, n’a pas hésité à employer le terme « d’escroquerie » pour certaines de ces pratiques. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La perversité du crédit à la consommation vient de sa méthode et de ses arguments de commercialisation, mais aussi de sa cible naturelle. Les sociétés de crédit à la consommation font un marketing intense et assourdissant, sur Internet, à la radio, à la télévision, au téléphone. Ceux qui sont le plus sensibles à ces sirènes persistantes sont les classes moyennes inférieures, ceux qui salivent devant les biens de consommation que le marketing &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&lt;/span&gt;agite sous leur nez et qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir sur leurs&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;revenus courants, stagnants depuis deux décennies. Ils sont poussés à devenir des cigales irresponsables. Ce type de crédit promet du bonheur et fabrique&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;du malheur. Une émission de télévision récente montrait un ménage au revenu de 3000 euros par mois devant rembourser 2000 euros par mois sur douze crédits différents.&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;Impossible. Les fins de mois angoissantes, les pénalités s’accumulant et vous enfonçant un peu plus dans un trou noir…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le crédit à la consommation n’est pas perdu pour tout le monde. Il a permis de soutenir artificiellement la croissance au prix d’un surendettement croissant des ménages, et surtout la croissance de la Chine, grande&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;productrice de produits achetés grâce à l’endettement des consommateurs. Le crédit à la consommation, tel qu’il est pratiqué en Occident, est pourtant absurde : s’endetter pour une consommation immédiate et fugitive n’a pas de sens. Si les revenus ne suffisent pas pour acheter, que va-t-il se passer quand ces même revenus seront grevés, en plus des remboursements, d’intérêts et de pénalités. Alors il faut emprunter pour survivre malgré les remboursements, en un cycle infernal. Ce type de crédit ressemble à la drogue : plus on en prend, plus il en faut, et plus on souffre à la fin. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La timidité des gouvernements par rapport au crédit à la consommation donne la mesure à la fois de la puissance de lobbyism des institutions financières qui en profitent et de la drogue à la croissance qu’il représente. Madame Lagarde, pour lutter contre le crédit à la consommation, a …encadré sa publicité… Le courage et la fermeté auraient consisté à empêcher&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;taux usuraires et pénalités exorbitantes, à interdire purement et simplement toute publicité (comme pour le tabac ou l’alcool),&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;et à vraiment introduire dans la loi française la faillite personnelle pour inciter les sociétés de crédit à ne pas sur endetter les ménages. Mais la montagne de l’état français a une fois de plus accouchée d’une loi souris. Sans totalement supprimer une forme de crédit utile dans certains cas&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;et à condition que son coût soit&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;raisonnable, un encadrement très dur permettrait d’en éviter les perversions et les dérapages incontrôlés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt" class="MsoNormal" align="justify"&gt;&lt;span style="LINE-HEIGHT: 115%;font-family:Arial;" &gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Tant que le crédit à la consommation, sous sa forme revolving ou attaché à une carte de crédit, ne sera pas sévèrement régulé, les bulles peu odorantes du surendettement réapparaitront et nous feront aller de crise en crise pour le seul intérêt des usines chinoises et des banquiers occidentaux, et au détriment des classes moyennes. De temps en temps, un petit « write-off » (JP Morgan va provisionner 1 milliard de dollars de perte sur les cartes de crédit début 2010), mais globalement une bonne affaire car&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;l’état viendra combler les pertes si elles deviennent trop importantes… Dommage que les banques ne réalisent pas qu’en&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;poussant les ménages à la faute pour augmenter leurs profits elles fragilisent dangereusement&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;le système économique qui les nourrit grassement…Il vaut mieux éviter de tuer la poule aux œufs d’or…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7467975162982798693?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7467975162982798693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7467975162982798693' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7467975162982798693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7467975162982798693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/12/les-vautours-sont-de-retour.html' title='Les vautours sont de retour'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3098783146673524077</id><published>2009-05-12T22:27:00.002+02:00</published><updated>2009-05-13T11:08:32.999+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>De l’escroquerie à l’illusionnisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SgncRRz5tUI/AAAAAAAAAHA/OLdzqwHxRHY/s1600-h/lapin-chapeau-01.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335037422994044226" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 240px; height: 320px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SgncRRz5tUI/AAAAAAAAAHA/OLdzqwHxRHY/s320/lapin-chapeau-01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;Quelques réflexions provoquées par la remontée de près de 30% des cours de bourse au printemps 2008.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;Madoff n’a escroqué qu’une cinquantaine de milliards de dollars à des riches qui le suppliaient de prendre leur argent. Les banques américaines, elles, auront soutiré vingt fois plus, soit plus de 1000 milliards de dollars, à l’état américain, donc au contribuable américain et peut-être aux épargnants du monde entier. Certains analystes estiment même que l’addition finale pourrait monter à …4000 milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir prêté délibérément à des ménages insolvables, tenté de cacher le cadavre sous des outils exotiques comme la titrisation, et répandu ainsi la maladie dans le monde entier, après avoir ruiné des millions d’épargnants, déclenché une crise économique qui va créer des dizaines de millions de chômeurs, les banques américaines font payer l’addition par le contribuable, sans le moindre soupçon de repentir, confites dans une arrogance tranquille. Le secrétaire américain au trésor, proche des grandes banques d’affaires, a injecté près de cent milliards de dollars pour sauver une seule société, AIG, préservant ainsi les profits de ses amis des grandes banques d’affaires, comme Goldman Sachs, qui a récupéré instantanément une dizaine de milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des dizaines d’années d’excès financiers et de crédits fous, des centaines de milliards de dollars de commissions, de salaires, de bonus, contreparties d’un rôle économique douteux, sont conservées par ces banques sauvées par le contribuable. Quelques licenciements dorés, quelques retraites anticipées mais avec chapeaux en platine… Et en prime la Federal Reserve, banque centrale amie des banques et de la Bourse, passe le taux de base à 0%, sans que les banques ne diminuent leurs taux usuraires de prêts à la consommation ou sur les cartes de crédit, à 20% ou plus, ce qui regonfle les profits écornés des banques … L’économie américaine est noire, mais la finance américaine a réussi à maquiller sous une couche de roses ses rides profondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Magique : des excès ont permis un colossal enrichissement sans cause et quand vient l’heure du jugement, l’état rachète gentiment ces créances aujourd’hui pourries mais hier si rentables. Au surendettement des ménages, on substitue ainsi le surendettement de l’état. La dette anglaise va passer de 50 à 100% du PNB en cinq ans… Mais qui peut croire que ce transfert massif de dette du privé vers le public, cette destruction de tous les verrous de la gouvernance économique, seront sans conséquence. Quand la dette publique deviendra aussi insupportable que la dette privée l’est devenue, il faudra soit de l’hyper inflation soit des faillites d’état pour la ramener à un niveau supportable. Remember les emprunts russes. Au bout du tunnel, l’éventualité d’une ruine des épargnants telle que Madoff apparaîtra comme un plaisantin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bourse, elle, dans sa folie, remonte parce que les nouvelles sont un peu moins mauvaises. Comme quelqu’un qui tombe du haut d’un gratte-ciel et qui a chaque étage dit : pour l’instant, ça va… Le taux de destruction d’emploi diminue légèrement, mais chaque mois des centaines de milliers, des millions d’emplois, continuent à partir en fumée… Certaines activités reprennent car le déstockage ayant été exagéré, on revient à un niveau de stock plus normal, mais le niveau d’activité reste beaucoup plus bas qu’il y a un an. L’industrie française a chuté au premier trimestre 2008 de plus de 8% par rapport à fin 2008. Les primes à la casse limitent temporairement la casse sur le marché de l’automobile, mais Toyota a vu ses ventes baisser de 20% et Chrysler est moribond. Le Titanic de l’économie coule, mais l’orchestre de la bourse joue et joue encore. Il est vrai qu’il y a un tel matelas de liquidités mondiales, et des taux d’intérêts si anémiques, que des investisseurs sont tentés de revenir sur les marchés actions, saisissant la moindre « moins mauvaise nouvelle » pour le faire. Du coup, on assiste à une hausse des cours, et la hausse provoque la hausse, d’autres investisseurs revenant sur le marché de craindre de rater « un bull market »… Jusqu’à un nouveau krach. Les banques américaines, on le sait par le Wall Street Journal, ont récemment fait pression sur la Federal Reserve pour ce qu’elle divise par deux ou par trois le montant de la recapitalisation nécessaire pour les remettre sur les rails. Et le marché de proclamer fièrement : tout va très bien, madame la marquise, les banques américaines ne vont pas si mal que ça, youp la boum, la bourse peut remonter. Et les hommes politiques font chorus avec cette méthode Coué boursière, proclamant ce qu’ils espèrent : on voit le bout du tunnel, yahoo ! Soit ils se mentent à eux-mêmes, soit ils pensent qu’à force de dire que la crise est finie, elle disparaîtra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une grande escroquerie succède ainsi une gigantesque illusion. Une illusion dangereuse. En clamant que la crise est en train de finir, que la maladie est en train de guérir, on s’aveugle, on s’empêche de faire un diagnostic réaliste et courageux, de prendre les mesures dures, les remèdes de cheval, qui permettront de guérir nos économies. Dire que la crise est finie ne la supprime pas. Au contraire, elle la prolonge et la renforce. La remontée de la bourse, la sous-estimation délibérée des trous bancaires, l’absence de politique économique courageuse, la course à l’injection de liquidités et à la baisse des taux d’intérêts créent des mirages de la sortie de crise qui masquent la réalité de son aggravation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a probablement des moyens sains de faire repartir les économies : nationaliser les banques qui appartiennent déjà au contribuable, pour les guérir de leur avidité à court terme, les ramener à des taux de profit raisonnables et leur faire jouer leur rôle de transformation de l’épargne en investissement. Faciliter les transferts d’activités des secteurs du passé, dangereux et polluants, comme la chimie ou la pharmacie, vers les secteurs de l’avenir comme les télécommunications, le numérique ou les énergies propres. Etablir un protectionnisme régional, pour éviter de faire tondre définitivement notre industrie par très puissante économie Chinoise. Réduire les dépenses improductives, comme les dépenses militaires, au profit des dépenses d’avenir, comme l’éducation. Simplifier et économiser fortement sur les dépenses publiques inutiles (cf. la bonne et logique idée de supprimer le département en France). Retrouver un équilibre plus juste entre salaires et profits et capper l’échelle des salaires dans une entreprise à 1 à 10, pour permettre au pouvoir d’achat des classes moyennes de repartir à la hausse et de constituer de nouveau un vrai moteur de croissance. Rétablir les lois sur l'usure,  en interdisant aux banques ou sociétés de crédit  de prêter à plus de 10% au dessus du taux d'intérêt de base. Supprimer les rentes en établissant une vraie concurrence (par exemple en France en libérant les ouvertures de nouveaux magasins comme les hards discounters…). Réguler d’une main de fer les monopoles naturels comme EDF. Ces mesures énerveraient prodigieusement tout les groupes de pression qui profitent des distorsions du système, à l'image de l’aristocratie française a résisté mordicus pendant tout le XVIII° aux tentatives de la soumettre à l’impôt, elle qui en était indûment exemptée. Mais la crise légitime et facilite ces changements, à condition que politiques et dirigeants la regardent en face et préfèrent en sortir au prix de quelques sacrifices à court terme plutôt que de se persuader qu’elle est déjà terminée et différer les remèdes au risque d’une aggravation dramatique de l’état du patient…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettre qu’il y a eu une forme de prédation irresponsable de la part du système financier surtout américain, et la punir, reconnaître que nous sommes au milieu d’une crise structurelle très grave, refuser de considérer la bourse ou les discours politiques comme des baromètres sérieux, réfléchir à des mesures radicales et courageuses, ce n’est pas du millénarisme alarmiste. C’est du réalisme positif.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3098783146673524077?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3098783146673524077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3098783146673524077' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3098783146673524077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3098783146673524077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/05/de-lescroquerie-lillusionnisme.html' title='De l’escroquerie à l’illusionnisme'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SgncRRz5tUI/AAAAAAAAAHA/OLdzqwHxRHY/s72-c/lapin-chapeau-01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-969199241186131012</id><published>2009-04-16T10:41:00.002+02:00</published><updated>2009-04-16T10:57:16.389+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le protectionnisme comme sortie de crise</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SebyjLwVO_I/AAAAAAAAAG4/oP5IlnUa8c0/s1600-h/bouclier.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 320px; height: 213px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SebyjLwVO_I/AAAAAAAAAG4/oP5IlnUa8c0/s320/bouclier.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325210295677041650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’en déplaise aux adeptes de la méthode Coué, qui saisissent le moindre bout d’indice pour clamer que nous sommes en train de sortir de la crise, la dépression de 2008 n’est pas prête de disparaître.&lt;br /&gt;Et la remontée récente de la Bourse, comparable aux hoquets de 1932 ou 1933, ne prouve que la formidable irrationalité et le caractère panurgique de ce marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dépression actuelle est la conséquence directe de l’ultra libre échangisme et de la mondialisation forcenée  des vingt dernières années.  Les activités industrielles et de services de pays occidentaux ont fuit vers des paradis sociaux à faible coût de main d’œuvre, fuite amplifiée par la politique de sous évaluation de leur monnaie de pays comme la Chine et par le dynamisme des multinationales, de Nike à Apple, jouant sur l’écart entre des prix de vente élevé et des coûts au rabais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fuite liée à la mondialisation a eu deux conséquences. La première est de pousser à la hausse les taux de chômage. La deuxième de bloquer brutalement la croissance du pouvoir d’achat qui avait nourri la croissance des années 70 et 80.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le surendettement des ménages et des entreprises occidentales n’est pas la cause directe de la dépression. C’est la solution qu’ont trouvé les états et les banques centrales, avec la complicité intéressée des banques privées, pour maintenir la consommation en l’absence de gain de pouvoir d’achat. « Vous êtes mal payé ? Mais empruntez donc, pour vous acheter maison, voiture, écran plat, voyage. En empruntant vous faites votre devoir de citoyen, car vous relancer l’économie. Allez y les petits gars ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concurrence des  nouveaux pays industrialisés bloque le pouvoir d’achat des pays développés, mais comme il leur faut un débouché pour leur production, et que nous sommes des drogués de la fuite en avant que permets la croissance, nous incitons vigoureusement les ménages des pays occidentaux à s’endetter pour consommer. Les banques ont prospéré de façon inouïe dans les vingt dernières années car elles étaient les prêteuses folles qui nourrissaient la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fuite en avant par le surendettement a sa limite, car les dettes ne montent pas au ciel. Quant la limite est atteinte le système claque. C’est ce qui est arrivé en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que le système reparte sur des bases saines, il faut bien sûr effacer le surendettement, par faillites, hyperinflation, réduction des dettes, abandon de créances. C’est ce qui se passe : les états demandent aux contribuables de bien vouloir payer pour réduire les dettes excessives des acteurs économiques. Les plans massifs de soutien aux  banque ne sont qu’un financement par l’impôt de l’effacement de l’ardoise du surendettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut aussi et surtout remettre en cause l’ultra libre échangisme qui est à l’origine de la dépression. Sans cette remise en cause, le cancer continuera à ronger nos économies et nous oscillerons entre petites bouffées de croissance malsaine et rechute dans la dépression pour les décennies à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La remise en cause de l’ultra libre échangisme se fait  par le protectionnisme. Pas un protectionnisme paranoïaque et national, mais un protectionnisme régional (européen, nord américain etc.) et intelligent.  Cette « tentation protectionniste » est accueillie par des bonnes âmes dites « libérales » avec des cris d’orfraie assez peu argumentées et une tentative de souffler sur les cendres de la crise de 1929 en invoquant la soi-disant responsabilité du protectionnisme dans son aggravation. Seuls quelques franc-tireurs isolés et lucides comme Emmanuel Todd remettent en cause cet anti-protectionnisme politiquement correct et irréfléchi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le protectionnisme faisait pourtant partie de l’arsenal libéral. Adam Smith, comme Litz, reconnaissait  que la protection des jeunes industries, encore fragiles, de la concurrence internationale, était justifiée.  Ils notaient aussi que le protectionnisme pouvait protéger une industrie nationale du comportement prédateur et du dumping de concurrents étrangers. Les « avantages comparatifs » ne fonctionnent que dans un monde ou la concurrence n’est pas faussée, de même que l’économie de marché suppose l’éradication des monopoles. Le protectionnisme et les lois anti monopoles ne sont pas contraires au libéralisme : ce sont les garants de son fonctionnement harmonieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le protectionnisme, même régional et intelligent, ne sera pas accueilli de la même façon par toutes les entreprises. Certaines sont farouchement contre, celles là même qui profitent du système pour gonfler leur profit grâce au décalage entre des prix élevés et des coûts bas, comme Nike. Ce sont ces mêmes entreprises dont l’intérêt diverge avec celui des peuples. Un écart s’est en effet créé, qu’avait anticipé le chercheur américain Raymond Vernon dans les années 70, entre l’intérêt de certaines multinationales et l’intérêt des individus ou des états.  Ces entreprises vont se battre contre le protectionnisme. Celui-ci,  même s’il est bon pour les économies européennes, risque d’éroder leurs surprofits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’excédent  colossal de la balance commerciale Chinoise-alors que dans le monde d’Adam Smith ces balances sont naturellement équilibrées-montre que la peine infligée aux entreprises européennes par le « libre échangisme sauvage » est beaucoup plus important que le gain lié aux exportations d’avions ou de centrales. D’autant que l’appétit Chinois ou Indien pour la technologie, et leur masse critique d’ingénieur sde qualité, risquent à terme non seulement de tarir des exportations de produits élaborés mais même de susciter de nouveaux concurrents redoutables pour les firmes européennes, du nucléaire à l’aéronautique Dans le domaine des équipements télécoms, ZTE, l’équipementier Chinois,  est devenu en quelques années l’un des concurrents les plus dangereux d’Alcatel ou d’Ericsson…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Chine a très intelligemment instrumentalisé notre fanatique libre échangisme pour conquérir des parts de marché et laminer des pans entiers de nos économies, maintenir sa monnaie sous évaluée, créer d’énormes excédents de sa balance commerciale favorables à sa croissance et accumuler des réserves de change démentielles-avec lesquelles elle pourrait demain racheter Microsoft et General Electric sans peine…On ne peut lui reprocher d’avoir fait preuve d’un formidable sens stratégique,  amplifié par l’aveuglement de nos dirigeants politiques et économiques, mais on ne peut que constater les dégâts dans nos économies  de cette évolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La concurrence extra-européenne, en partie biaisée et sauvage, détruit des emplois, des compétences, des bases technologiques en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution est un protectionnisme non pas national mais régional, et sélectif, ne portant que sur les produits qui viennent concurrencer les nôtres pour de mauvaises raisons, comme le textile, la chaussure ou l ‘électronique grand public. Ce protectionnisme « soft » favorisera les échanges intra régionaux, qui ont un potentiel spectaculaire, avec l’élargissement de l’Union Européenne et l’association de pays comme la Turquie. Il  ne stoppera pas les flux d’échanges interrégionaux, qui doivent continuer à exister. Mais il forcera les grands pays excédentaires comme la Chine à rééquilibrer volens nolens leur balances commerciales, c'est-à-dire à nous vendre à proportion de ce qu’ils nous achètent, évitant ainsi de détruire de la valeur en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce protectionnisme sélectif et régional n’est pas contraire au libre-échange. Il est au contraire le garant que le libre échange aura des effets positifs et non destructeurs. Ce protectionnisme régional et intelligent est la solution structurelle de sortie de crise, s’attaquant à la cause profonde de la crise et évitant que les économies étatico/libérales comme la Chine ne balaient les économies ultra libérales comme les nôtres. C’est un paradoxe stupéfiant que Pascal Lamy, le patron de L’Organisation Mondiale du Commerce, socialiste et intègre, défende un système de libre échange extrême aussi destructeur d’emploi et de vies, dans une période de dépression aussi dure et aussi profonde que celle de 2008/2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle beaucoup de régulation du système bancaire. Mais la régulation du commerce international, la mise au pas des talibans du libre échange forcené, sont plus cruciaux pour la sortie de crise que l’évolution des indices prudentiels ou les bonus des banquiers.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-969199241186131012?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/969199241186131012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=969199241186131012' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/969199241186131012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/969199241186131012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/04/le-protectionnisme-comme-sortie-de.html' title='Le protectionnisme comme sortie de crise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SebyjLwVO_I/AAAAAAAAAG4/oP5IlnUa8c0/s72-c/bouclier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4749169673689220735</id><published>2009-03-26T11:59:00.002+01:00</published><updated>2009-03-26T12:08:14.412+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’entreprise doit elle être morale ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317451521257666018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 210px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Scth_ErsdeI/AAAAAAAAAGw/4EZ9zUFr3UU/s320/Sans+titre.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La morale parle du bien et du mal, au-delà du légal ou de l’illégal. Barack Obama, Gordon Brown et Nicolas Sarkozy ont dénoncé ces entreprises prêtes à tout pour plus de profit et dont « l’immoralité » serait l’une des causes de la crise. Ils ont stigmatisé les bonus « légaux » d’AIG ou de la Société Générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A contrario, pour André Comte-Sponville, dans son livre « le capitalisme est-il moral ? », les entreprises ne peuvent ni ne doivent être morales. Elles sont amorales. L’entreprise ne doit se préoccuper que de maximiser son profit en respectant la légalité. C’est à la loi de fixer des normes, non à la morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une entreprise n’est pas qu’une machine à profit. C’est une « personne morale » prenant de multiples décisions : recrutements ou licenciements, nouveaux produits, investissements, communication, rémunérations, prix etc. Certaines décisions, même légales, posent des questions de moralité. Par exemple une entreprise lançant sur le marché une nouvelle molécule dont elle connaît les effets secondaires dangereux. Une SSII qui ment délibérément sur les performances d’un système pour emporter un marché. Un monopole prédateur qui augmente ses prix pour gonfler sa rente. Une entreprise délocalisant massivement pour gagner quelques centièmes de marge. Une entreprise poussant des produits rendant les enfants obèses. Et des entreprises en quasi-faillite distribuant des milliards en bonus à leurs dirigeants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous ces cas réels, contrairement à la thèse de Comte-Sponville, l’obsession du profit immédiat ou la cupidité conduisent à prendre des décisions immorales, même si elles sont légales. Le surendettement délibéré de ménages pauvres est légal, mais peu moral. Toutes ces entreprises « immorales » donnent des munitions aux détracteurs du capitalisme et détruisent la confiance dans l’économie de marché, créant une poudrière en période de crise. Les émeutes en Guadeloupe trouvent en partie leur origine dans « l’immoralité » de monopoles pratiquant des prix d’extorsion. Les entreprises « immorales » sont une malédiction non seulement pour leurs clients mais aussi pour le système de marché et pour les autres entreprises…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et contrairement au point de vue de Comte-Sponville, la légalité à elle seule ne peut suffire à rétablir la moralité. Les grandes entreprises, du lobbysme à la corruption, parviennent à biaiser en leur faveur les lois ou leur mise en œuvre, comme l’ont démontré la loi sur la distribution en France au fond très favorables aux grands hypermarchés monopolistiques. Elles savent aussi biaiser en leur faveur les résultats de la recherche, comme l’AFSSA déclarant que les OGM-de Monsanto- sont inoffensives ou l’Académie de Médecine proclamant, par la voix d’un docteur généreusement financé par Bouygues, que les émetteurs portables n’ont aucune influence sur la santé, des résultats dans ces deux cas contraires à la majorité des recherches sérieuses. N’oublions pas que certains docteurs curieusement proches des cigarettiers ont dans les années 50 aux Etats-Unis proclamé que le cancer de poumon ne pouvait être lié à la cigarette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de la légalité, les entreprises devraient donc avoir intérêt à être morales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises perçues comme « immorales », comme Microsoft, Merckx, ou Monsanto, devraient être désignées du doigt par l’état. Quand le parlement américain menace de voter une loi permettant de récupérer fiscalement et légalement les bonus géants octroyés aux dirigeants fossoyeurs d’AIG, quand le secrétaire d’état à la consommation français fustige les distributeurs inflationnistes, quand Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde s’indignent des stocks options à prix de casse de la Société Générale, ils font comprendre que l’état et l’opinion toléreront de moins en moins l’immoralité des entreprises. Par ailleurs il est indispensable d’avoir des régulateurs musclés et non de connivence avec les régulés, comme trop souvent. Le régulateur européen s’indigne ainsi des pratiques monopolistiques de Microsoft ou des prix absurdes du roaming (appel d’un portable à l’étranger) ou des communications des fixes vers le mobile, et va tenter de mettre bon ordre à ces excès…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les associations de consommateur, comme UFC Que Choisir, qui ont un rôle d’observation et de régulation indispensables, véritables statues du commandeur face aux entreprises immorales ou irresponsables, devraient être encouragées et appuyées. Le fait de détecter une immoralité liée à une offre (surpromesse sur la performance ou mensonge sur les inconvénients) peut en effet conduire les clients à se détourner de l’entreprise pour un concurrent performant et « moral », comme les FAI surfacturant leurs hot line malgré des délais très longs et une pertinence médiocre. Une loi sur la class action à la française devrait être rapidement votée, pour permettre à des groupes de clients floués ou contaminés par une entreprise de pouvoir l’attaquer collectivement alors qu’individuellement ils sont impuissants face aux moyens disproportionnés de l’entreprise « immorale ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les entreprises devraient réaliser que la morale et le profit ne sont pas divergents mais convergents. Les entreprises décentes avec leurs clients, leurs fournisseurs, leurs employés, leur environnement, comme Toyota, Essilor, Zara, ou Ikéa, démontrent que le capitalisme peut être « moral », et consolident leur pérennité grâce à une offre et à une image positive. Si Total avait aligné le prix de l’essence aux Antilles sur celui de la métropole, il aurait rejoint, au prix d’une éraflure sur ses résultats immédiats, le camp des entreprises morales … Peut-être un bon calcul, après tout, pour maximiser le profit…à long terme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4749169673689220735?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4749169673689220735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4749169673689220735' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4749169673689220735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4749169673689220735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/03/lentreprise-doit-elle-etre-morale.html' title='L’entreprise doit elle être morale ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/Scth_ErsdeI/AAAAAAAAAGw/4EZ9zUFr3UU/s72-c/Sans+titre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4608357445492659099</id><published>2009-02-20T12:43:00.006+01:00</published><updated>2009-02-21T15:11:46.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le culte du veau d'or</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SaALSkXNGaI/AAAAAAAAAGA/mU-umJkePmQ/s1600-h/17219_7681_image_leveaudor2.1"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305252774668999074" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SaALSkXNGaI/AAAAAAAAAGA/mU-umJkePmQ/s320/17219_7681_image_leveaudor2.1" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La crise financière et économique que nous vivons aujourd'hui est le symptôme d’une maladie sociétale : l’obsession pour l’argent.&lt;br /&gt;Elle aura peut-être comme résultat salutaire de nous guérir de cette monomanie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de la guerre froide, à la fin des années 70, n’a guère fait progresser la démocratie, mais a permis aux Etats-Unis de répandre dans le monde entier leur culte de l’argent. Dans nos pays démocratiques et développés, l’argent est, en trente ans, devenue la valeur dominante. Après avoir été méprisé ou honni jusqu’au début des années 70, ou la Rolls était l’apogée de la ringardise, le « fric » s’est imposé. Aux Etats-Unis, en Europe, mais aussi en Chine et en Russie, des fortunes colossales réalisées par des financiers, des oligarques ou d’ex cadres du parti, ont imposé deux principes : la première qu’il était possible, avec beaucoup d’entregent et un peu de chance, à défaut de compétence, de devenir milliardaire. La seconde, que la véritable hiérarchie était celle de l’argent. Plus on « vaut », plus on vaut. Achetant pêle-mêle club de foot, chalet à Courchevel, maison à Londres, yachts géants, chacun valant plusieurs dizaines de millions d’euros, glamourisés dans tous les journaux people, les milliardaires ont remplacés les « best et brightest » au sommet de la pyramide sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le monde entier, les salaires des PDG ont augmenté à une vitesse fulgurante, passant de quelques centaines de milliers de francs à des millions d’euros. Il ya trente ans, un PDG avait de quoi bien vivre. Aujourd'hui il fait fortune. La feuille de paie du PDG de Peugeot, Calvet, à deux millions de francs, choquait sous Giscard. Son successeur gagne dix fois plus. Michel Bon, PDG de France télécom dans les années 90, gagnait cent vingt mille euros par an. Aujourd’hui les PDG des grandes entreprises françaises gagnent en moyenne trois millions d’euros par an, soit cent cinquante fois le Smic. N’importe quel PDG de grand groupe amasse quelques dizaines de millions d’euros de patrimoine, quelle que soit sa compétence. Le salaire d’un PDG est lié à un statut et non à une performance. Le PDG de General Motors, Rick Wagoner, qui en dix ans à conduit son entreprise au bord de la faillite, et qui implore des aides de l’état, a gagné en 2008…17 millions de dollars. Celui de Goldman Sachs, en perdition, 60 millions de dollars. Des chiffres choquants qui ne choquent plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cadres dirigeants des grandes entreprises ont ainsi réussi à s’approprier une part croissante de la valeur ajoutée, par rapport aux actionnaires et aux autres salariés. Le domaine ou cette appropriation a été la plus phénoménale est la finance : en 2008, le secteur financier américain en déroute a payé 20 milliard de dollars de bonus a ses dirigeants…Royal Bank of Scotland, après avoir perdu plus de vingt milliards d’euros, un record, a proposé de distribuer… deux milliards d’euros de bonus à ses dirigeants…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres fortunes très importantes ont été réalisées dans la finance : par exemple dans le trading, qui consiste à spéculer ou à arbitrer sur les mouvements boursiers ou financiers, ou dans le private equity, qui consiste à racheter des entreprises avec de l’argent prêté par des banques, tout en gardant l’essentiel de la plus value de revente. L’effet de levier a permis à des dizaines de nouveaux « high net worth individuals» d’éclore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la finance, le sport : les revenus des sportifs ont été multiplié par cent et trente ans, et la hiérarchie sportive a finit par se confondre avec la hiérarchie de l’argent. La qualité d’un sportif est mesurée par son salaire mensuel et à moins de cent mille euros par mois on est un loser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’entrée de l’Inde, du Brésil, de la Russie, et surtout de la Chine dans l’économie de marché a mondialisé ce culte de l’argent. Dans tous les pays du monde une classe de riches, heureusement parfois entrepreneurs, malheureusement souvent profiteurs directs ou indirects d’état plus ou moins honnêtes, s’est développée. La mondialisation ayant pour effet de bloquer les salaires des employés ou des ouvriers dans les pays dits développés, sans les relever fortement dans les pays émergents, les inégalités ont explosé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Individuellement, financiers, PDG ou sportifs ne sont ni responsables ni coupables de cet enrichissement phénoménal. Ils ne sont qu’un symptôme d’une dérive dangereuse pour la société. Le développement très rapide d’une classe d’assez riches (plus de dix millions d’euros de patrimoine), de riches (plus de cent millions d’euros) et d’ultra riches (plus de un milliard d’euros), et un renforcement brutal des inégalités, sont à la fois la cause et la conséquence d’un véritable culte du veau d’or mondial. L’argent est devenu la valeur dominante, le critère principal de classement social. Un pauvre est devenu un con, un riche un génie. Un financier enrichi peut regarder de haut un nobélisable payé trois fois le Smic. La fracture entre riche et pauvres est devenue totale. L’argent est devenu une fin en soi, puisque au-delà de ce qu’il permet d’acquérir, il est la clé du positionnement social. Il n’y a plus de héros. Il y a des riches. Armstrong n’est plus un sportif, mais une marque. Comme le remarquait finement l’ancêtre bronzé de la publicité, Jacues Séguéla : « Enfin, tout le monde a une Rolex. A cinquante and, si on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette contamination de toute la société par l’argent, devenu valeur dominante et objectif prioritaire, est une des causes de la crise actuelle. Pour de l’argent, des financiers ont coulé le système qui les nourrissait et ruiné des millions d’individus. Madoff et Kerviel ne sont pas des coupables, mais des conséquences. Pour de l’argent, les banques américaines ont prêté massivement à des emprunteurs qu’elles savaient insolvables, les ruinant et se ruinant. Pour de l’argent, de grandes entreprises ont menti, pollué, licencié, tué. Des entreprises pharmaceutiques ont sorti, en s’appuyant sur des médecins complices, des produits sans valeur thérapeutique mais aux effets secondaires meurtriers. Des entreprises ont licenciés des ouvriers à l’expérience et au talent unique pour augmenter d’un ou de deux pour cent leur marge, créant à la fois un désastre social et une impasse industrielle. Le surendettement massif des consommateurs et la délocalisation forcenée vers l’Asie, viennent du culte de l’argent, de la volonté psychotique d’augmenter à tout prix les profits et les bonus à court terme. Le profit n’est plus la mesure du succès de l’entreprise, de sa contribution à la société. Il est devenu une fin en soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’argent a tout contaminé.&lt;/strong&gt; Les plus riches se paient des lobbyists de plus en plus efficaces pour influencer des hommes politiques de plus en plus sensibles à l’odeur des « commissions ». Le nombre de lobbyistes a décuplé en dix ans à Washington. Le sénat et la chambre des députés en France sont devenus des repaires de défenseurs d’intérêts particuliers, comme quand le président de l’assemblée nationale est monté au créneau pour défendre…les OGM de Monsanto, multinationale américaine prélevant sa dîme sur la paysannerie et l’environnement. Les classes les plus riches ont réussi, aux Etats-Unis comme en France, a faire diminuer voir supprimer leurs impôts, en convaincant les gouvernants, de Bush à Sarkozy, que payer moins d’impôts ou conserver des niches fiscales était favorable à l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pollution par l’argent-roi a été amplifiée par des media mettant en valeur les réussites financières sans s’interroger sur leur utilité sociale. Elle a été légitimée par le comportement des dirigeants politiques. Des lords travaillistes nommés par Tony Blair ont ouvertement monnayés le dépôt d’amendements favorables à de grandes entreprises. Le Président de la république française, Nicolas Sarkozy, homme politique ambitieux et actif, voulant faire bouger les lignes, semble lui aussi avoir été emporté par cette vague d’argent-roi : remettant la légion d’honneur à un homme d’affaires, il lui a dit: « bravo et j’espère qu’un jour je serai aussi riche que vous ». Bernard Kouchner, le French Doctor, héros et héraut de l’humanitaire, est devenu un être non pas malhonnête mais semble-t-il cupide, payé par des multinationales ou par des kleptocrates africains pour des missions incertaines. Rachida Tati a paru résumer son ascension politique par les marques de ses vêtements et le patrimoine de ses amis. La cupidité est ainsi devenue la norme: la génération actuelle des enfants de la bourgeoisie est imprégnée de la valeur-argent, et confonds de plus en plus valeur humaine et richesse, morale et marques. &lt;strong&gt;En 1968 la jeunesse pensait à dépasser le matérialisme ambiant. En 2008, elle se demande comment se payer un blackberry&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette évolution rappelle la fin de l’empire romain, la fin XVIII° en France, la fin du XIX° en Europe. L’obsession pour l’argent devenu valeur dominante, avant l’intégrité, la loyauté ou l’honnêteté, risque de mener à la décadence, à la révolution, ou à la guerre. Elle mène à coup sûr à la folie des financiers, au cynisme des industriels, à la corruption des politiques. Elle étouffe l’économie de marché sous les rentes de monopoles. Elle fait de la mondialisation un champ de ruines industrielles. Les émeutes en Guadeloupe, territoire malmené par quelques monopoles dans l’énergie ou la distribution, blessé par un octroi médiéval que les politiques veulent conserver pour ses recettes, combinant rente de situation et assistanat, sont des alertes sur notre avenir si nous ne renversons pas la dérive vers le tout-argent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plaie de l’argent-roi risque de conduire, en un mouvement de balancier extrême, vers une remise en cause aveugle du système capitaliste et de l’économie de marché et de ses aspects les plus positifs : l’argent récompensant le succès d’un entrepreneur ou d’un manager, l’argent permettant d’investir, l’argent comme huile indispensable des rouages économiques, l’argent comme guide des décisions ou des allocations de ressources favorables au consommateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre planète ne forme maintenant qu’un grand système économique intégré ; elle ne retrouvera harmonie sociale et développement économique sain que si le culte du veau d’or est aboli. « Il est plus difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux que pour un chameau de passer le chas d’une aiguille.. » : l’argent donne des responsabilités autant que des droits. Garder le cadre de l’économie de marché mais la purger de ses dérives de type mondialisation forcenée, dumping, monopoles, cartels, lobbysme cynique. Avoir des entreprises dont l’intérêt se confond avec celui de la société, qui comptabilisent les externalités (pollution etc.) qu’elles créent, qui ne mentent pas à leurs clients, ni n’utilisent leur position de force pour les racketter. Avoir des riches mais de riches entrepreneurs, dirigeants, ou investisseurs, utiles à la société, grâce à la qualité et à l’utilité des produits et des services des entreprises qu’ils fondent, dirigent, ou financent. Retrouver une échelle de salaires raisonnable. Obama sera peut-être le prophète de cette nouvelle société. Quand il a limité à 500 000 dollars le salaire des PDG aidés par l’état, il voulait dire à la société, à l’immense majorité de ceux qui gagnent 50 000 dollars par an que l’argent n’est pas tout, qu’il ne faut pas faire n’importe quoi pour de l’argent, que les organismes publics ou les entreprises ne sont pas des coffre forts qu’on peut dévaliser impunément, et qu’au-delà d’un certain multiple l’écart de salaires devient indécent et dangereux. La première mesure –symbolique- que pourrait prendre un gouvernement moderne, post-crise, pour montrer qu’il nous emmène vers une nouvelle société plus juste et plus harmonieuse serait ainsi de créer un salaire maximum… de dix fois le salaire minimum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut rêver que les gouvernants, soudain éclairés comme Paul sur le chemin de Damas, comprennent qu’il y a des valeurs supérieures et prééminentes à l’argent, et que les promouvoir à travers leur exemplarité personnelle et leurs décisions politiques est l’une des clés de la nouvelle société qui émergera des décombres de la crise actuelle…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4608357445492659099?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4608357445492659099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4608357445492659099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4608357445492659099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4608357445492659099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/02/le-culte-du-veau-dor.html' title='Le culte du veau d&apos;or'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SaALSkXNGaI/AAAAAAAAAGA/mU-umJkePmQ/s72-c/17219_7681_image_leveaudor2.1' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2481185753720098729</id><published>2009-01-20T15:56:00.003+01:00</published><updated>2009-01-20T16:06:20.945+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise : le tsunami du désendettement</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SXXoB67_MaI/AAAAAAAAAE8/0Uva5YPu-R4/s1600-h/Ane.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5293392056742261154" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 247px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SXXoB67_MaI/AAAAAAAAAE8/0Uva5YPu-R4/s320/Ane.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; Les économies sous le poids de l'endettement&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La crise que nous vivons sera profonde et durable car c’est une crise du désendettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moteur de la croissance des dix dernières années a été l’endettement. Les particuliers ne consommaient pas leurs revenus mais consommaient leurs emprunts. Ils empruntaient facilement, poussés par des banques ou des organismes irresponsables à s’endetter jusqu’au cou pour acheter de l’immobilier, une voiture, un téléviseur, et même des produits courants. Prêt immobilier, prêt automobile, prêt à la consommation, dette de carte de crédit.&lt;br /&gt;Dans les pays développés, plus de ¾ des achats de voiture sont maintenant à crédit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette frénésie, nourrie par la cupidité et l’inconscience des banques et des organismes de crédit, a conduit à un surendettement des entreprises et de la majorité des particuliers des pays développés. En Grèce, des particuliers ont jusqu’à dix cartes de crédit et utilisent le débit maximum sur toutes leurs cartes. Le total des dettes des Américains sur leurs cartes de crédit est de 1000 (mille !) milliards de dollars. Le taux de défaut sur les cartes de crédit est passé de 2% à 8% (80 milliards de dollars !!!), et il explose sur les emprunts immobiliers. Les individus sont asphyxiés par leurs dettes et la crise est une cyanose provoquée par cet étouffement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les entreprises, la situation est similaire. Les banques, les hedge funds, les fonds de private equity ont emprunté massivement pour financer leur activité. Une pile colossale de dettes s’est accumulée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette pile instable s’est effondrée en 2008. L’endettement ayant atteint des niveaux absurdes, il est devenu impossible de l’augmenter. Conséquence : la croissance de la consommation a été stoppée, les prix des actifs (immobilier, biens durables) que la dette avait fait grimper vers le ciel, ont été bloqués puis sont redescendus. Les banques ont été obligées de passer des provisions à la fois monstrueuses et sous estimées pour refléter le risque de non remboursement, pour dévaluer les « actifs pourris » qu’elles ont-elles-même créés. Au total, environ 2000 milliards de dollars. Vous avez bien lu. 2000 milliards de dollars, et ce n’est pas fini. La folie des banques les a conduits au bord de la faillite. Seules les aides publiques, de plusieurs centaines de milliards d’euros, leur ont permis d’échapper à leur destin. La seule Bank of America devrait recevoir 120 milliards de dollars pour nettoyer ses actifs toxiques. Privatisation des profits et des bonus, nationalisation des pertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’endettement est devenu insupportable. Le désendettement des particuliers, des entreprises, des banques, est une nécessité absolue. Pour se désendetter, les banques vont devoir « rétrécir » et prêteront de plus en plus difficilement aux autres banques, aux entreprises et aux particuliers. Le marché du refinancement est asséché. Ce désendettement massif fait chuter brutalement la consommation de tous les produits financés par la dette, comme l’automobile, et baisser fortement les prix de tous les actifs financés par la dette, comme l’immobilier. Les ventes d’automobiles en Europe et aux Etats-Unis ont ainsi plongé de plus de 30% au dernier trimestre 2008 et les prix de l’immobilier s’effondrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le secteur financier représentait 8% de l’emploi aux Etats-Unis. Son déclin, comme celui de l’automobile et de la construction, sera profond, et diffusera à toute l’économie, transformant la récession en dépression. Le blocage du pouvoir d’achat, la montée brutale du chômage, amplifieront le phénomène de baisse de la consommation, qui, en appauvrissant les entreprises, freinera l’investissement, d’autant plus que les banques ne prêteront plus qu’au compte-goutte. Le désendettement lamine ainsi à la fois la consommation et l’investissement. Un cercle vicieux systémique s’est créé qui étouffera l’économie réelle jusqu’au moment où la dette sera revenue à un niveau plus supportable. Comme la croissance demande de la dette, le désendettement demande de la dépression. Ce n’est qu’une fois le désendettement réalisé que les économies retrouveront la croissance, mais à rythme supportable, et avec une qualité jusqu’ici manquante…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution trouvée par les gouvernements pour « relancer » consiste à substituer l’endettement public à l’endettement privé. Les plans de relance sont des machines à créer du déficit-donc de la dette-publique. Les déficits vont monter à 8% du PNB dans la plupart des pays développés et la dette va monter à plusieurs années de PNB. Mais la méthode de planche à billets est à la fois insuffisante et dangereuse. Insuffisante, car même les 800 milliards d’Obama, qui tendent à l’extrême le budget américain, sont insuffisants face à une crise qui s’exprime en milliers de milliards de dollars. L’essentiel de ces sommes sert non à relancer la consommation et l’investissement mais à éviter la faillite des grandes entreprises, comme AIG, General Motors, ou City, en les subventionnant. Or la faillite de grandes entreprises pose des problèmes graves à court terme, mais à long terme, l’économie, l’emploi et les consommateurs peuvent mieux s’en porter. Si l’inefficace General Motors disparaissait et si sa part de marché était récupérée par l’efficace Toyota, travailleurs, sous-traitants et consommateurs s’en trouveraient mieux…Sauver General Motors est au fond une décision catastrophique qui ralentit l’inévitable ajustement structurel. Au lieu de couper le cancer, on le nourrit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’endettement des états dû à leur laxisme récent et à leurs plans de relance aussi « massifs » qu’inutiles risque de devenir lui-même insupportable. Les états peuvent faire faillite, quand leurs dettes sont telles que même les impôts des générations futures sont insuffisants pour les rembourser. La Finlande est au bord de la banqueroute. En Europe, la Grèce, L’Irlande et l’Espagne commencent à être secoués. Et de même que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, la dette américaine ne peut être infinie. Pour « sauver » l’économie, les plans de relance créent un énorme risque d’effondrement des états sous la dette, qui aggraverait massivement la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut lutter contre le tsunami du désendettement. C’est se battre contre la marée descendante avec un seau et une pelle. Au lieu de ce combat perdu, les gouvernements devraient alléger les effets les plus douloureux de la dépression pour les plus vulnérables, par exemple en renforçant les allocations chômage, en plafonnant les intérêts débiteurs, en finançant des remises de dettes, en facilitant la faillite personnelle. C’est quand tout va mal que la solidarité et la protection sont précieuses. Les victimes de la crise ne sont pas les dirigeants. Goldman Sachs a reçu huit milliards de dollars de subvention….et a distribué près de deux milliards de dollar de bonus en 2008…Les victimes ce sont les millions de chômeurs que la dépression va créer, ou tous les ménages surendettés dont le pouvoir d’achat et les perspectives sont bloquées. Les riches vont s’en tirer, sauf les imbéciles qui ont tout investi en Madoff, les pauvres vont trinquer. On ne peut pas éviter la dépression du surendettement. On peut en minimiser la douleur pour les plus touchés en utilisant la dette de l’état pour protéger les victimes au lieu de renflouer en vain des mastodontes condamnés….D’autant que les victimes sont des consommateurs et que les empêcher de sombrer…serait bénéfique pour la consommation donc pour la relance, car que peut faire un pauvre de l’argent sinon consommer plus, lui qui n’a pas d’espace pour l’épargne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne peut être fait pour endiguer le désendettement et la dépression qui l’accompagne. Nous avons trop bu, nous nous sommes saoulés de dettes et de profits à court terme. On peut alléger les souffrances des plus menacés, le temps que la gueule de bois disparaisse. Mais endetter l’état pour lutter contre la dépression revient à faire boire un ivrogne pour le guérir. C’est le sevrer, le remède…Pour qu’il récupère…En quelques années…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2481185753720098729?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2481185753720098729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2481185753720098729' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2481185753720098729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2481185753720098729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2009/01/crise-le-tsunami-du-dsendettement.html' title='Crise : le tsunami du désendettement'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SXXoB67_MaI/AAAAAAAAAE8/0Uva5YPu-R4/s72-c/Ane.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-9081116799549906729</id><published>2008-12-05T16:46:00.003+01:00</published><updated>2008-12-05T16:55:38.935+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le plan de relance de Nicolas Sarkozy est il voué à l’échec ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STlOcL1KAYI/AAAAAAAAADs/b84xrGFC1m8/s1600-h/Sans+titre-1+copie.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276334684560294274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 246px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STlOcL1KAYI/AAAAAAAAADs/b84xrGFC1m8/s320/Sans+titre-1+copie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Tétanisés par la perspective d’une récession, tous les gouvernements se débattent pour faire reprendre à leur économie le chemin de la croissance. Les économistes, dont la capacité à prévoir la récession a été nulle, pérorent maintenant dans les media en donnant les recettes miracles pour la combattre. Nicolas Sarkozy a présenté à Douai le 4 Décembre son plan de relance massif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces plans sont voués à l’échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La croissance ne se décrète pas. Elle est le fruit de millions de décisions prises par des agents économiques, ménages ou entreprises. Or quelle est la situation ? Les ménages, pris en tenaille entre spectre du chômage, baisse du pouvoir d’achat, et baisse de la valeur de leurs actifs (immobilier, actions) vont très légitimement ralentir leur consommation. Les ventes de voitures neuves ont baissé de 20 à 50% suivant les pays en Europe. Ni une baisse de la TVA de quelques points, ni une prime à la casse, ni des facilités de crédit, ni même une relance de l’immobilier ou de la construction n’ont le pouvoir de faire consommer les ménages.&lt;br /&gt;Les entreprises, confrontées à une chute ou à une stagnation de leur chiffre d’affaires, aussi bien dans la demande intérieure qu’à l’exportation, à des coûts de financement en hausse, et à des crédits raréfiés, vont se battre pour réduire leurs coûts, d’abord en mettant à la diète leurs fournisseurs, puis en baissant leur masse salariale. Les investissements vont diminuer voire s’arrêter. Ce n’est pas en diminuant les taux directeurs (le coût du crédit augmente alors même que les taux baissent, car la prime de risque demandée par les banques est en hausse), ou en allégeant les impôts ou même en facilitant le crédit que la machine repartira. Ni avec des subventions massives. Tout au plus aura-t-on éloigné le spectre de la faillite dans la banque, l’automobile ou la construction (« too big to fail »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plans d’urgence des grands gouvernements ont le pouvoir d’enrayer une crise systémique mais sont impuissants à relancer la croissance. Paradoxalement, la seule mesure pouvant éviter une diffusion massive de la crise par dumping sur les exportations, est le protectionnisme &lt;strong&gt;&lt;em&gt;régional&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, au niveau d’un ensemble économique comme l’Union Européenne. Mais cette solution est condamnée d’un trait par les têtes pensantes de l’économie, au nom d’une idéologie libre-échangiste bornée. Le libre-échange mondial des quinze dernières années a été un cadeau royal fait à la Chine et à l’Inde, qui ont massivement exporté et ont importé au compte goutte, détruisant activité, savoir-faire et emplois en Europe tout en accumulant des réserves considérables, le tout avec la complicité des grandes entreprises transnationales. Filtrer les importations venant de ces pays à la monnaie sous-évaluée serait une solution pour amortir la crise. En 1929, le protectionnisme national a exacerbé la crise. En 2009, à l’inverse, maintenir le libre échange au niveau mondial va l’amplifier par dumping des pays plus puissants ou mieux contrôlés. Paniquée par le ralentissement de la croissance, la Chine a d’ailleurs commencé récemment à dévaluer le Yuan. Il faudrait en partie détricoter la mondialisation tout en continuant à tricoter la régionalisation, mais l’idée n’est pas économiquement correcte…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La méthode Coué a ses limites : les plans de relance par la fiscalité, le déficit budgétaire, les grands travaux, les subventions, ne relanceront pas nos économies. Au lieu d’une frénésie de plans dans lesquels des centaines de milliards s’envolent au vent, Nicolas Sarkozy et ses pairs devraient se préparer et préparer leurs pays à affronter quelques années de récession, et avoir le courage de démystifier les incantations économiques aussi efficaces pour faire venir la croissance que les chants indiens pour faire venir la pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce si grave ? Non. La croissance est devenue une drogue dure dont il est temps de se libérer. La récession n’est pas un changement de rythme de l’économie, mais un signal que nous sommes en train, que nous devons, changer de société. La métaphore de l’économie comme un véhicule qui accélère ou ralentit, qui structure l’esprit des politiques ou des économistes, est fausse. Nous sommes en train de changer de mode de transport, pas de changer de vitesse. La récession est le résultat et le symptôme, de l’obsolescence d’un certain mode de consommation et de croissance. La financiarisation de l’économie et le crédit irresponsable font partie d’une époque révolue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’absence de croissance n’est pas l’enfer, contrairement à ce que proclament les augures menteurs ; c’est l’occasion de recréer une plus grande qualité de vie, de transférer des dépenses et des investissements de l’inutile ou du nuisible vers l’utile. Par exemple, le taux d’obésité croît de façon alarmante en France : il est peut être temps de faire décroître la malbouffe, ou d’arrêter de consommer des produits trop chers, trop gras, trop sucrés, trop OGMisés, n’apportant pas de valeur réelle. Ce qui est ennuyeux pour certaines entreprises multinationales serait très positif pour des centaines de petits producteurs de produits simples et sains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique économique, plutôt que de s’épuiser à relancer une croissance perdue, devrait plutôt accompagner les changements structurels en cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guider les ménages vers une consommation plus saine, plus locale et plus frugale (par exemple dans l’agro alimentaire en augmentant la TVA sur tous les produits gras, sucrés, ou bourrés d’additifs et en la diminuant sur les produits plus simples et plus sains). Cette évolution relancerait l’activité intérieure et ne pénaliserait que quelques entreprises géantes et mondialisées. Faciliter le passage de l’économie matérielle à l’économie immatérielle, glisser des produits coûteux sans valeur réelle à des produits dématérialisés accessibles apportant une vraie valeur au consommateur : un peu moins de polos Ralph Lauren un peu plus de contenus numériques légaux sur le net ou sur les mobiles. Un peu plus de logements décents, un peu moins de grosses voitures…Et remettre en question les rentes de situation des monopoles comme la SNCF, EDF ou GDF, pour faire baisser leurs prix, et augmenter ainsi le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises clientes…malgré la baisse du PNB…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’échec des plans de relance aura des conséquences terribles, car le gaspillage aura été massif et l’espoir déçu considérable. Plutôt que d’essayer de se battre contre le courant et les vagues, il faut savoir les surfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu d’un plan de relance, on peut imaginer un plan de secours pour ceux que la crise frappera le plus durement, les 7 millions de pauvres que compte la France, plan financé au besoin par un effort de solidarité des ménages ou des entreprises les plus riches. Les plus riches ont tout intérêt à contribuer au desserrement de l’étau sur les plus pauvres : en 1789, c’est le refus de la noblesse et du clergé de contribuer aux dépenses de l’état en période de crise qui a conduit à la convocation des Etats-Généraux et … à la révolution.&lt;br /&gt;Et à côté du plan de secours, un plan de qualité de vie, à travers non des usines à gaz, mais des mesures fiscales, réglementaires ou régulatrices simples, permettant une augmentation du Bonheur National Brut tant que le Produit National Brut est en berne…Peut-être pour longtemps…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-9081116799549906729?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/9081116799549906729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=9081116799549906729' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9081116799549906729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9081116799549906729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/12/le-plan-de-relance-de-nicolas-sarkozy.html' title='Le plan de relance de Nicolas Sarkozy est il voué à l’échec ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STlOcL1KAYI/AAAAAAAAADs/b84xrGFC1m8/s72-c/Sans+titre-1+copie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-8714095984672919695</id><published>2008-11-28T18:39:00.001+01:00</published><updated>2008-11-28T18:51:02.540+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise : 2008 et 1929</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STAvZUMc5JI/AAAAAAAAADk/3rDSQg-JL3c/s1600-h/image+crise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5273767275615020178" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 275px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STAvZUMc5JI/AAAAAAAAADk/3rDSQg-JL3c/s320/image+crise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;prévoir la durée et l’intensité de la récession qui s’annonce, les économistes ou les financiers sont inutiles. Ils ont prouvé leur incompétence : Patrick Artus, l’économiste de Natixis peu avare de sa parole dans la presse et à la radio, affirmait avec aplomb en avril 2008 : la crise est finie. Le même mois, le FMI affirmait : la menace de crise financière et économique a diminué. En mai 2008, le gouverneur de la banque d’Angleterre confirmait : une récession est improbable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prévoir la durée et l’intensité de la récession ne peut se faire qu’en analysant notre situation et en la comparant à la crise de 1929, à laquelle elle ressemble de façon étonnante, contrairement à ce que d’autres « experts » ont proclamé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’été 1929, après sept ans de croissance ininterrompue, l’économie américaine commence à ralentir. Le cours des matières premières gonflé, le pouvoir d’achat de la classe moyenne en berne, des surinvestissements et des surstocks : les conditions du ralentissement sont réunies (cela vous rappelle peut être quelque chose….)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, en 1928 et 1929, dans une « orgie spéculative », pour reprendre l’expression de Galbraith, la bourse américaine avait connu une croissance fulgurante, déconnectée de la réalité économique et liée à des emprunts massifs pour acheter des actions, de la part de particuliers sûrs de s’enrichir et de nouvelles sociétés inventées pour l’occasion : les Investment Trust.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En octobre 1929, ayant atteint la limite de l’irrationnel, la bourse américaine baisse avec violence (comme en novembre 2008) et l’effet de levier se retourne contre les détenteurs d’actions, obligés de liquider leurs titres pour rembourser leurs dettes, créant ainsi une spirale infernale. Malgré quelques journées de rebond, comme fin octobre 1929 (+15% en deux jours, comme en novembre 2008), la bourse plie irrémédiablement. La récession et les mauvais résultats des entreprises vont continuer à la faire baisser jusqu’en 1932 où elle vaut le 1/5° de sa valeur 1929 : une baisse de plus de 80% !&lt;br /&gt;Le début de la crise de 2008 ressemble à celle de 1929 : effondrement de la bourse, ralentissement de toutes les économies, entrée officielle en récession. La crise financière contribue à enclencher la récession, puis celle-ci se nourrit d’elle-même et au passage amplifie la crise financière. La crise de 1929 durera dix ans, verra le chômage monter à 25% de la population active, et l’économie se contracter d’1/3…Question : la crise de 2008 sera-t-elle aussi profonde et aussi longue que celle de 1929 ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, le point favorable par rapport à 1929 est l’action des gouvernements et des banques centrales. En 1929, après une timide tentative de relance par Hoover (baisse d’impôts etc.) et une baisse des taux d’intérêts de 6 à 5% par le FED, les gouvernements ont accentué la crise en revenant à un strict équilibre budgétaire grâce à une forte contraction des dépenses publiques, et en adoptant des politiques protectionnistes au niveau national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, en revanche, les gouvernements des Etats-Unis et des pays développés, après avoir massivement soutenu les banques victimes de leur avidité, injectent plus de deux mille milliards pour soutenir leurs économies, acceptant des déficits budgétaires abyssaux, pendant que les banques centrales baissent leurs taux directeurs à marche forcée. Cette politique agressive ne suffira pas à relancer une économie mondiale dont les fondamentaux sont viciés, pas plus qu’elle n’a permis de relancer l’économie japonaise dans les années 90, mais en 2008, au moins, les gouvernements n’accentuent pas la crise comme en 1929/1933.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, en 2008, l’interconnexion beaucoup plus forte des systèmes financiers et des économies mondiales pousse à l’aggravation de la crise. BNP a perdu plus de 500 millions d’euros à cause de la faillite de Lehmann. L’économie chinoise est en train de ralentir de façon brutale suite à la chute de la demande en Europe et aux Etats-Unis. La récession est mondiale et se nourrit d’elle-même au niveau mondial. Les ventes de voitures neuves ont chuté d’un tiers au Brésil ou en Russie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième point défavorable en 2008, par rapport à 1929, est l’ampleur de la crise systémique. En 1929, les spéculateurs détenteurs d’actions étaient à peine plus d’un million aux Etats-Unis. En 2008, ce sont par dizaines de millions que les Américains ou les Européens sont surendettés par les vautours du crédit immobilier, du crédit à la consommation et des cartes de crédits. En fait une immense bulle du crédit s’est formée qui a nourri la croissance des dix dernières années : cette bulle a éclaté. Un empilement colossal de dettes diffusées dans toute l’économie est en train de s’effondrer sous son propre poids. Et elle ne se traduit pas simplement par une baisse de la bourse, mais aussi et surtout par une baisse brutale de la consommation et de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis comme en Europe, les ménages ne pouvant plus s’endetter pour consommer vont ralentir leurs achats de façon durable, d’autant que la montée du chômage, la baisse de valeur des actifs réels (immobiliers, bourse), les menaces sur les retraites et le blocage du pouvoir d’achat vont amplifier leur tendance à épargner. Le levier du crédit, va fonctionner en sens inverse, car le désendettement deviendra nécessaire, par remboursement ou faillite personnelle. Les ménages les plus fortunés, bénéficiaires de l’orgie spéculative, se retrouveront eux aussi brusquement confrontés à une baisse de leurs revenus : sale temps pour les produits de luxe, des villas aux yachts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises, confrontées à une baisse inéluctable de leur chiffre d’affaires, vont elles-mêmes réduire leurs investissements, garder leur cash, réduire leurs coûts, ce qui sonne le glas de sous traitants ou de fournisseurs faciles à rationner. De façon ultime elles licencieront leurs employés. Les banques, saignées par leurs provisions massives, obligées de reconstituer leurs ratios, faméliques de cash et allergiques aux risques, vont durcir leurs conditions de crédits et réduire leurs en-cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ménages, entreprises, banques : la récession mondiale va se nourrir d’elle-même. Elle sera très probablement supérieure au -1 à +2% que prédisent les augures. La récession mondiale sera beaucoup plus profonde, certains secteurs comme l’automobile baissant de 20%. Quant à la bourse, rappelons qu’en 1996, Alan Greenspan parlait d’exubérance irrationnelle avec un Dow Jones à 6400. Il est aujourd’hui à plus de 8000. Le potentiel de baisse des bourses est encore d’un bon 1/3, voire plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps durera la récession. Il est très aventureux de faire une prévision précise. Mais purger les excès de la bulle du crédit et de la croissance irrationnelle des dix dernières années ne peut se faire rapidement. La montée du chômage et les difficultés des entreprises en 2009 et 2010 (faillites probables d’entreprises majeures sauf soutien artificiel par les états) vont alimenter la récession qui se prolongera probablement jusqu’en 2012, malgré les plans d’intervention des états. La bourse et l’immobilier, atteints comme en 1929 par la décroissance de l’économie réelle, baisseront de façon inéluctable. Il faudra au minimum cinq ans pour émerger de la gueule de bois que nous avons tous, y compris la Chine et l’Inde, qui connaîtront eux aussi la croissance zéro voire la décroissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économie japonaise a connu dans les années 90 dix ans de stagnation et de déflation à la suite de l’explosion de la bulle immobilière : les déficits budgétaires massifs, les taux d’intérêts à zéro et les programmes de grand travaux n’ont pas permis de restaurer la confiance et la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs économiques, ménages et entreprises, sont en effet rationnels dans leur volonté de repli, de ralentissement de leur consommation, de fuite vers le cash. C’est leur survie qui est en jeu. Les incantations ou les programmes gouvernementaux ne peuvent changer cet état de fait, elles ne peuvent obliger les acteurs économiques à être soudain irresponsables…Au fond, les acteurs de l’économie envoient un signal : nous voulons une nouvelle donne, une économie qui ne soit plus dopée et malsaine, un nouveau monde. La société de consommation et de crédit est moribonde sous sa forme actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et après la crise ? Pour un temps du moins, les orgies spéculatives seront endiguées et « l’exubérance irrationnelle » sera remplacée par un calme lucide. Si nous trouvons la voie de la croissance quantitativement faible ou nulle, mais qualitativement forte, grâce à l’équilibre entre régulation et marché, et à la rigueur et l’intelligence dans les dépenses publiques, alors nous connaîtrons peut-être une nouvelle ère de prospérité, différente mais plus saine que la période que nous avons connu depuis dix ans. Ce n’est pas par hasard que les secteurs les plus porteurs sont les télécoms, les media, l’entertainment, internet : ils améliorent la vie de tous sans consommer massivement des ressources et sans coûter trop cher…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais entre temps les risques sont très importants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intervention massive des gouvernements crée un nouveau spectre : celui de la faillite d’un état. L’Islande l’a frôlé. Les grands pays comme la France, l’Angleterre ou les Etats-Unis vont se surendetter massivement pour financer les déficits colossaux que leur politique de relance et leur laxisme budgétaire structurel vont créer. Quand la dette sera si gigantesque, même le pouvoir régalien de prélever l’impôt –sur des économies exsangues- ne sera plus suffisant pour payer les intérêts et rembourser la dette, et la faillite d’un état deviendra possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, la récession pourrait déclencher des mouvements sociaux très brutaux et déstabiliser aussi bien des pays développés que des pays émergents drogués de croissance, comme la Chine ou l’Inde. Ce n’est pas FD Roosevelt qui a sorti les Etats-Unis de la crise de 1929. C’est la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cinq ans de récession probable, deux voies s’ouvriront à nous : le chemin de la croissance qualitative, intelligente et maîtrisée, ou celui du cataclysme brutal. Souhaitons que la sagesse des foules, indiscutable, qui nous mène vers la première voie, ne soit pas étouffée par l’aveuglement ou l’égoïsme des élites.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-8714095984672919695?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/8714095984672919695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=8714095984672919695' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/8714095984672919695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/8714095984672919695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/11/crise-2008-et-1929.html' title='Crise : 2008 et 1929'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/STAvZUMc5JI/AAAAAAAAADk/3rDSQg-JL3c/s72-c/image+crise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7846123300590514945</id><published>2008-11-19T15:15:00.002+01:00</published><updated>2008-11-19T15:23:38.973+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise et marchands de désespoir</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SSQhERRSRqI/AAAAAAAAADc/NPAWrLraO3g/s1600-h/clip_image002.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5270373821169419938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 293px; CURSOR: hand; HEIGHT: 293px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SSQhERRSRqI/AAAAAAAAADc/NPAWrLraO3g/s320/clip_image002.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les fabricants d’armes sont des marchands de mort. Les opérateurs de loteries sont des marchands d’espoir. Les organismes de crédit à la consommation sont des marchands de désespoir.&lt;br /&gt;La crise économique très dure que nous sommes en train de vivre a été déclenchée par des intermédiaires ou des banques poussant des ménages américains pauvres à emprunter pour acheter des biens immobiliers, en leur faisant miroiter des plus values futures et en repoussant à deux ou trois ans le paiement des intérêts ou le remboursement de la dette. C’est une crise du surendettement provoquée délibérément. La titrisation de ces « prêts pourris » ou subprimes a permis de diffuser le cancer dans le monde entier.&lt;br /&gt;Alors que nous sommes officiellement entrés en récession, que la baisse du pouvoir d’achat se propage et que le spectre du chômage renaît, des organismes de crédit à la consommation, loin de tirer les leçons de la bulle des subprimes, cherchent au contraire à exploiter les difficultés des classes moyennes inférieures pour fabriquer des profits à court terme, recréant ainsi une bulle financière avec comme dommage collatéral le stress voire le désespoir de millions de ménages, dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;Que ce soit à travers des pop up sur Internet ou par mail, voir par des appels téléphoniques systématiques, les ménages sont agressés de propositions de prêts alléchantes des Cofidis, Cetelem ou autres Cofinoga. Il ne s’agit pas d’être à la disposition de ménages ayant une difficulté temporaire. Il s’agit d’un démarchage actif, voire agressif, poussant les ménages à s’endetter envers ces organismes à des taux quasi-usuraires.&lt;br /&gt;J’ai par exemple reçu récemment un mailing de Cofinoga, filiale de crédit à la consommation d’une grand banque : « retirez des espèces avec votre Carte Cofinoga » (oui, mais ces retraits gonfleront votre dette), « faites vos achats avec votre carte et réglez en 2009 » , « bientôt Noël achetez malin » ( à crédit bien sûr),« demande financement express de 1000 euros » etc. &lt;strong&gt;Le tout à des taux d’intérêt généralement supérieurs à 20%&lt;/strong&gt; !!!&lt;br /&gt;J’imagine une femme seule avec un enfant ayant un total de crédit revolving sur différentes cartes de crédit de 20 000 euros (ces cartes se sont multipliées, notamment les cartes dites co-brandées, entre un organisme et une entreprise, la dernière en date étant celle de Total).&lt;br /&gt;A 20% d’intérêt elle doit payer chaque mois 350 euros d’intérêt seul, sans parler du remboursement du principal. Si elle gagne 1500 euros net par mois, ce qui est dans la moyenne, et s’il il lui reste 700 euros par mois après avoir payé l’essentiel : loyer, transport, alimentation de base, la moitié de son revenu « discrétionnaire » ira payer des intérêts sur ses crédits.&lt;br /&gt;Le crédit n’est pas mauvais en soi. Il permet d’avancer la consommation et donc la gratification dans le temps, par exemple lorsqu’on achète un téléviseur écran plat à crédit. Mais deux choses le pervertissent : pousser les consommateurs à l’utiliser de façon irresponsable, comme les subprimes ou les crédits à la consommation, et des taux d’intérêts quasi-usuraires (plus de 20%).&lt;br /&gt;Les organismes de crédit à la consommation surfent sur les difficultés économiques en &lt;strong&gt;promettant une gratification immédiate tout en occultant la douleur future du paiement des intérêts&lt;/strong&gt; et des remboursements. Au moindre retard, les relances deviennent brutales et surtout payantes, si bien que le ménage en difficultés s’enfonce de plus en plus dans un trou noir, désarmé face à des entreprises géantes capables de mobiliser huissiers et de financer des actions en justice. Les organismes de crédit donnent leurs créances à recouvrer à des officines payées à la commission sur les sommes recouvrées ou vendent même leurs créances à des sociétés spécialisées dans le recouvrement musclé, comme l’a montré une émission récente de la BBC qui s’attaque avec courage à des problèmes de société….&lt;br /&gt;Les ménages que ces organismes ont poussé à se sur endetter basculent dans la dure réalité après un rêve bref. Le crédit à la consommation est en effet comme une drogue : un plaisir fugace, des séquelles pénibles et une accoutumance dramatique. Se débattant avec les relances des sociétés de recouvrements, jonglant pour payer intérêt ou principal, réempruntant pour payer les intérêts précédents, le ménage surendetté, même s’il arrive à payer (le taux de non-paiement est inférieur à 2%) vit un véritable calvaire, une pression et des difficultés permanentes, une vie d’angoisse et de privations…Les organismes de crédit à la consommation sont ainsi des marchands de désespoirs : si le taux de non remboursement est faible, &lt;strong&gt;le taux de désespoir est élevé&lt;/strong&gt; et concerne potentiellement plusieurs millions de ménages (10%, 20%, 30% des emprunteurs ?).&lt;br /&gt;La récession qui commence, en accusant les difficultés de millions de ménages, rendra encore plus séduisantes les sirènes des organismes de crédit, dont les profits seront à la mesure de la crise, et dont les dommages collatéraux exacerberont les effets de cette crise. Une augmentation du taux de défaut sera absorbable par leurs surprofits, qui ne seront en revanche pas pénalisés par le taux élevé de désespoir des ménages. Une interdiction formelle de démarchage et de publicité, et un plafond d’intérêt à une marge raisonnable au-delà du taux de base (aucun prêt ne devrait pouvoir être fait à plus de 10%) sont des remèdes possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’intérêt de tous de réguler ces organismes de crédit à la consommation : trop d’inquiétude, de stress, ou de désespoir pourraient en effet transformer une crise économique en crise sociale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7846123300590514945?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7846123300590514945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7846123300590514945' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7846123300590514945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7846123300590514945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/11/crise-et-marchands-de-dsespoir.html' title='Crise et marchands de désespoir'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SSQhERRSRqI/AAAAAAAAADc/NPAWrLraO3g/s72-c/clip_image002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-9079954331510916919</id><published>2008-10-20T21:31:00.003+02:00</published><updated>2008-10-20T21:40:51.236+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Entreprises : que faire ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPzd3Qik7_I/AAAAAAAAADU/fBeogkeDYpg/s1600-h/schneesturm.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259322406264434674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPzd3Qik7_I/AAAAAAAAADU/fBeogkeDYpg/s320/schneesturm.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Face à une crise économique aussi brutale et aussi profonde, &lt;strong&gt;que peuvent faire les entreprises&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines ont décidé de taper le contribuable. En premier rang des banques et des compagnies d’assurance imprudentes, en deuxième ligne des entreprises au fort pouvoir de lobby, comme la construction immobilière en France ou l’automobile aux Etats-Unis. Mais leurs besoins sont gigantesques et les états sont pauvres. Et seules les grosses bien connectées peuvent clamer : « too big to fail ». Les moyennes n’ont que leurs yeux pour pleurer « too small to bail »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vraies solutions sont à trouver dans la transformation des modèles d’offre et de prix. L’effet ne sera pas immédiat mais peut permettre de traverser la tempête sans naufrage. Les grands cupides du passé devraient, pour elles-mêmes comme pour nous, renoncer à leurs surpromesses ou à leurs rentes de situation. Les hypermarchés peuvent freiner leurs promotions tournantes masquant des hausses de prix généralisées et stabiliser voire baisser leurs prix . Les grands de l’agroalimentaire ou de la pharmacie peuvent arrêter de faire payer cher illusions de santé ou de beauté. &lt;strong&gt;La crise rend les clients allergiques aux promesses déceptives et aux hausses de prix illégitimes&lt;/strong&gt;. Ils ne sont plus dupes et se rebiffent en consommant moins. Pour la première fois depuis longtemps, le chiffre d’affaires des parkings ou des autoroutes baissent.&lt;br /&gt;Les entreprises continuant à offrir après 2009 des produits à la valeur illusoire ou disproportionnée par rapport aux prix subiront de plein fouet la crise, verront leurs ventes chuter très lourdement et leurs profits se transformer en pertes massives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, &lt;strong&gt;les entreprises qui sauront fournir de la valeur&lt;/strong&gt; au client à travers leurs produits ou leurs services, qui sauront diminuer leurs coûts sans diminuer cette valeur, qui sauront trouver un niveau de prix aligné-non sur leurs coûts-mais sur la valeur de leur produit, survivront à la crise. Elles attireront et garderont leurs clients grâce à la valeur réelle de leur offre, qui est le paramètre dominant pendant une crise, alors que le bling bling ou le bras de fer deviendront insupportables. Leurs profits baisseront, mais nettement moins que ceux de leurs consœurs n’apportant pas de valeur. La valeur va au-delà des produits ou des services : elle s’étend aux business modèles. Les entreprises innovantes, capables de trouver l’équilibre entre les modèles de prix pertinents pour le client et positifs pour la trésorerie, seront vaccinées contre la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et volens volens, &lt;strong&gt;la marge devra être sacrifiée au cash&lt;/strong&gt;. Baisser les prix en contrepartie d’un paiement rapide des clients. Bloquer investissements et dépenses moins utiles, et donc la croissance, pour limiter l’impact d’un manque de liquidité. Mettre le navire à la cape et laisser passer le coup de vent. Accepter de gagner moins pendant quelques temps pour ne pas perdre tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’économie de crise ne tolère pas le mensonge, le gaspillage ou le laxisme&lt;/strong&gt;. Les collectivités locales ne pourront plus recruter n’importe qui. Les entreprises ne pourront faire n’importe quoi de leurs prix ou de leur offre. Les banques ne pourront plus prêter n’importe comment. La croissance artificielle induite par l’endettement et le déficit gommait les excès et les médiocrités. La crise les fait apparaître avec brutalité. Le cash, le juste prix, la valeur de l’offre : voilà les trois réponses à la crise qui limiteront la baisse inéluctable des marges et permettront d’attendre des jours meilleurs, pendant que les concurrents obstinés dans la surpromesse, la rente, ou la médiocrité, seront balayés … &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-9079954331510916919?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/9079954331510916919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=9079954331510916919' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9079954331510916919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/9079954331510916919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/entreprises-que-faire.html' title='Entreprises : que faire ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPzd3Qik7_I/AAAAAAAAADU/fBeogkeDYpg/s72-c/schneesturm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3743296724656043928</id><published>2008-10-16T19:49:00.003+02:00</published><updated>2008-10-16T19:57:24.999+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crises : tous coupables, tous cupides ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPd_612nkNI/AAAAAAAAADM/BpFlGHd1uQw/s1600-h/Sans+titre-1.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257811738843648210" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPd_612nkNI/AAAAAAAAADM/BpFlGHd1uQw/s320/Sans+titre-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La crise financière est d’une violence inouïe. Certains dirigeants de banque irresponsables ont accumulé des créances pourries, hypnotisés par l’appât du profit à court terme et des bonus considérables qui en résultaient. Deux mille milliards de dollars, c’est le total des commissions et profits générés par les crédits immobiliers en quelques années aux Etats-Unis…Cet énorme stock de créances dévaluées a précipité la chute de Lehman Brother, de Merril Lynch, de Fortis, d’Hypobank…Et surtout a crée une défiance générale des banques entre elles, une peur de la faillite du voisin, et par conséquent un assèchement des liquidités… L’un des rouages principaux de l’économie, le crédit aux entreprises, s’est tari…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si les banquiers ont le dos large et leur part de responsabilité, il ne faut pas leur faire porter le chapeau. &lt;strong&gt;Le court termisme, la « cupidité », ont été exacerbés&lt;/strong&gt; chez les banques, mais on les retrouve dans l’économie réelle. Des entreprises très nombreuses, des grands distributeurs aux grands monopoles naturels, des géants de l’agro alimentaire aux big pharmas, ont spéculé sur la faible élasticité des prix à court terme pour augmenter leurs prix plus que de raison. Certaines ont tenté de camoufler leurs hausses de prix sous des baisses de quantités ou de valeur, mais toutes ont pêché…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’état lui aussi s’est révélé d’un court termisme pitoyable. Les Etats-Unis ont financé par des déficits massifs les réductions des impôts des riches, une guerre inutile et illégale, et 700 milliards par an de dépenses militaires improductives. Ils doivent 7000 milliards de dollars au reste du monde. La France a combiné largesses démagogiques et baisses d’impôts sans qu’un effort sérieux de réduction des dépenses soit engagé, abordant ainsi la crise sans réserves et avec un déficit et une dette inacceptable. En France toujours, le laxisme de l’état, a été accentué par celui des collectivités locales, promptes au recrutement clientélistes et aux investissements de prestige, combinant hausses des impôts locaux- y compris à Paris- et endettement sans frein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous cupides…Aujourd’hui, nous payons leur aveuglement. La crise de l’économie réelle qui s’annonce a été accentuée par la crise financière mais créée par la cupidité de tous. Les rouages de la récession brutale qui s’annonce viennent non des banques mais de la combinaison du court termisme de tous les acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si l’élasticité au prix est faible à court terme, elle est plus élevée à long terme, les clients ont le temps de comprendre …et de réagir en diminuant leur consommation ou en substituant des produits peu cher aux produits trop chers. C’est ainsi que les hard discounters ont prospéré sur la faute des hyper, que même les achats alimentaires baissent en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La surchauffe de croissance due à la folie de la dette et des déficits à court terme a fait s’envoler les cours des matières premières. Les entreprises industrielles ou de service, en abusant de leur pouvoir de prix, ont encore plus sapé le pouvoir d’achat des ménages. La crise de liquidité et la défiance des banques attaquent le crédit immobilier et les prêts à la consommation. Le prix des actifs et la valeur de l’épargne baissent. L’inquiétude est à son comble et devient de la panique. &lt;strong&gt;Le cumul de ces facteurs va freiner massivement la consommation&lt;/strong&gt;, d’autant que beaucoup de produits sont sans réelle valeur pour le client. On peut garder une voiture un an de plus, décaler l’achat d’un costume, manger un yaourt nature de marque de distributeur plutôt qu’un Actimel de Danone…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, l’assèchement du crédit aux entreprises couplé aux anticipations de ralentissement économique conduit tout droit à un arrêt de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’état et les collectivités locales, sur déficitaires et endettés, ne peuvent s’amuser ni à creuser leurs déficits ni à augmenter des prélèvements obligatoires déjà insupportables dans beaucoup de pays dont la France.&lt;br /&gt;Les moteurs de la croissance sont ainsi devenus des freins. La récession va être brutale, la purge sévère, avec un enchaînement des trimestres en décroissance. Le découplage de l’économie financière et de l’économie réelle est un mythe. Et les pays émergents, dont la croissance était couplée à la nôtre grâce à la mondialisation, vont eux aussi s’arrêter net. &lt;strong&gt;Le monde sera en récession en 2009, année horribilis&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3743296724656043928?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3743296724656043928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3743296724656043928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3743296724656043928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3743296724656043928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/crises-tous-coupables-tous-cupides.html' title='Crises : tous coupables, tous cupides ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SPd_612nkNI/AAAAAAAAADM/BpFlGHd1uQw/s72-c/Sans+titre-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-6534744811664453384</id><published>2008-10-09T12:58:00.004+02:00</published><updated>2008-10-09T13:03:27.252+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Salon de l’auto ou placard de l’auto</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SO3kcAy0b6I/AAAAAAAAADE/2aPibA7a5Hk/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SO3kcAy0b6I/AAAAAAAAADE/2aPibA7a5Hk/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255107510111858594" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le salon de l’auto a ouvert ses portes. Les semi-remorques badgées Toyota ou Audi amènent stand ou voitures rutilantes. Les pimpantes hôtesses se préparent à sourire. Mais c’est un peu le bal dans le  château en flamme. L’automobile est une industrie menacée. Avant même la brutale récession qui s’annonce, l’industrie automobile était confrontée à un défi impossible. Elle était devenue l’une des industries les plus concurrentielles au monde (quinze groupes concurrents s’affrontent en Europe avec trente cinq marques différentes) et son environnement s’était durci, les problèmes de congestion urbaine, de pollution et de pétrole rare pesant sur son avenir et sur ses coûts.&lt;br /&gt;Mais la crise économique déclenchée par la crise financière va amplifier le défi auquel est confrontée l’industrie.&lt;br /&gt;La crise amputera le pouvoir d’achat des ménages en effritant leurs revenus sans faire diminuer leurs coûts fixes. Or l’automobile est un « big ticket item », coûtant cher à l’achat, au comptant comme à crédit. La crise rendra encore plus  insupportable le prix déjà trop élevé de la circulation (prix de l’essence), de la congestion (consommation, parking, amendes) et de la pollution (coûts supérieurs, malus). Sous cette double pression, les ventes de voitures neuves vont s’effondrer.&lt;br /&gt;Au-delà du ralentissement des ventes, la crise rendra inopérant le processus de sortie de nouveaux modèles marginalement différents des précédents, en général plus grands et plus lourds, au fond très similaires aux modèles concurrents, et finalement assez peu attractifs car répondant mal aux évolutions rapides et profondes du marché. Les clients deviendront très exigeants sur la réponse à leurs besoins. Ils voudront des nouveautés délivrant de la valeur réelle et non de l’obsolescence contrôlée à travers des restylages de design.&lt;br /&gt;Mais surtout la crise va précipiter la remise en cause du modèle d’offre actuel de l’industrie, le triptyque vente d’un produit (l’automobile), motorisation archaïque (moteur à explosion), consommation d’énergie fossile fournie par un tiers (le pétrolier). Ce modèle ne réponds plus, surtout dans les très grandes agglomérations, aux exigences du marché : faible pollution, coût d’achat raisonnable et coût global d’usage modéré et stable.&lt;br /&gt;Pour survivre, l’automobile devra se réinventer à travers des ruptures d’offre et même des ruptures de modèle, pour éviter le sort de l’industrie de la musique, tuée par son inertie et son archaïsme à l’ère digitale.&lt;br /&gt;Toyota a ainsi démontré, avec son hybride peu polluant et consommant peu, la  Prius et avec son modèle quatre places de moins de trois mètres et consommant 4litres au cent en ville, la IQ, qu’il était possible d’introduire de nouveaux modèles calés sur les évolutions du marché.&lt;br /&gt;Le low cost, dont Renault a été le pionnier, qui réponds avec succès au problème de budget des ménages en période de récession ou dans les pays émergents, devra être décliné en gammes larges et amplifié par l’ultra low cost, la voiture à 3000 euros, sur lequel avancent Tata et Renault.  Le low cost à l’achat devra cependant être complété par le low cost à l’usage, à travers des prouesses de consommation.&lt;br /&gt;Mais le low cost ne répond pas au problème de congestion, de pollution et de coût d’usage des mégalopoles de plus de dix millions d’habitants ou habite une part croissante de la population de la planète. Le low cost est parfait pour pour Campo Grande ou Avallon.  Il est moins adapté à Mumbaï ou à Shangaï. Pour ces mégalopoles, l’automobile va devoir inventer un nouvel écosystème. Vendre de la mobilité individuelle (pour laquelle la demande restera toujours forte), et non des voitures. Moteur non polluant électrique ou équivalent (air comprimé etc.) au lieu de moteur à explosion, et donc énergie simple et peu coûteuse.  Offre d’un « paquet » de services comprenant la voiture, son entretien, sa revente, l’énergie, et la place pour la garer contre un abonnement défini et fixe. Le modèle de l’industrie automobile de demain, ce sont Apple (Ipod/Itunes), Orange, ou même le Veli’b.&lt;br /&gt;Les entreprises automobile, pour survivre, sont condamnées à une rupture majeure : passer du vieux modèle qui les a porté pendant cent ans à un nouveau modèle de mobilité individuelle dans les mégalopoles, qui est radicalement différent. Evoluer ou finir au placard, voila quel devrait être le thème du salon…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-6534744811664453384?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/6534744811664453384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=6534744811664453384' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6534744811664453384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6534744811664453384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/salon-de-lauto-ou-placard-de-lauto.html' title='Salon de l’auto ou placard de l’auto'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SO3kcAy0b6I/AAAAAAAAADE/2aPibA7a5Hk/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-5986520323815313935</id><published>2008-10-01T23:08:00.005+02:00</published><updated>2008-10-01T23:26:14.414+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>La folie et la crise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnJQcxogI/AAAAAAAAAC0/5oSbY9Kz3Zs/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnJQcxogI/AAAAAAAAAC0/5oSbY9Kz3Zs/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252295736664629762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les soubresauts brutaux des marchés financiers, les provisions massives passées par certaines banques et qui ne sont qu’un hors d’œuvre, la chute des marchés action, l’entrée des Etats- Unis en récession font penser qu’une crise majeure est en route. J’ai essayé de comprendre les origines de cette crise. Comme la plupart des grandes crises je crois qu’elle vient  de la folie ou de l’avidité des individus, de la volonté de puissance ou de richesse poussée à l’extrême, notamment dans la sphère financière. L’ampleur de la crise sera proportionnelle à l’intensité de la folie.&lt;br /&gt;Le monde de la  finance est  gangrené par l’irrationalité depuis une dizaine d’années. Il est devenu psychotique, à cause d’une combinaison étonnante de laxisme et d’avidité de la part des banques.&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private equity&lt;/span&gt; a été une première poussée de fièvre. Les fonds de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private equity &lt;/span&gt;collectaient l’argent de grands investisseurs et les utilisaient pour acheter des entreprises à l’aide de prêts bancaires représentant jusqu’au 9/10° du total investi, avec une équation simple : si je réussis, je garde toute la plus value, si j’échoue, tu perds tout ton prêt. Le risque pour les banques, le profit pour le fonds. Des fortunes rapides pour les fonds, une rentabilité élevée pour les investisseurs : pourquoi se priver. Et les banques ? Oh, elles titrisaient ces prêts et les refilaient à d’autres banques.&lt;br /&gt;L’immobilier a été une deuxième poussée, la plus connue. Encourageons des pauvres à s’endetter au-delà de leurs moyens, en prenant des mines vertueuses et en parlant d’accession à la propriété. Roulons délibérément dans la farine ces emprunteurs pauvres, à coup d’intérêts progressifs, de période de grâce, de remboursements in fine, voire de capitalisation des intérêts ! Et titrisons ces prêts pourris pour s’en débarrasser auprès d’autres banques… Même chose pour les prêts à la consommation, à l’achat d’automobile, et surtout pour les prêts au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedges funds&lt;/span&gt;. Ceux-là spéculaient sur les matières premières, les actions, les obligations, l’immobilier, eux aussi grâce à des prêts massifs.&lt;br /&gt;Deux coupables, dans ce gigantesque système de cavalerie mondiale : la titrisation, et les commissions.&lt;br /&gt;La titrisation permets de refiler le mistigri vérolé à d’autres, et le système de commission encourage à des opérations démentiellement risquées, mais immédiatement juteuses. La titrisation a été facilitée par les agences de notation pousses au crime, donnant des AAA à des paquets de prêts immobiliers douteux, la même notation qu’à EDF ou à l’Etat Français. Elles aussi, ces agences de notation les Fitch, les Moodys, participaient à ce gigantesque empilement de commissions : 40 % de leurs revenus 2006 venaient de la notation de ces titres douteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système de commissions encourageait les employés ou les responsables des banques à faire des opérations pour les toucher, en sous évaluant systématiquement le risque ou en pensant s’en débarrasser à bon compte par… la titrisation… Quand les bonus annuels des banquiers New-yorkais ou Londoniens ont dépassé les cinquante milliards de dollars, qu’une industrie s’est créée pour les aider à les dépenser en tableaux, villas, yatchs ou  diamants il était évident que le système devenait fou, les montants de bonus étant déconnectée de la compétence des individus, de la valeur créée ou de leur contribution aux économies dans lesquelles ils opéraient. Un phénomène mortel de découplage entre valeur pour la société et récompense monétaire…&lt;br /&gt;Titrisation et commissions, les deux racines de la crise… Auxquelles s’est ajouté&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnQbQMagI/AAAAAAAAAC8/VXczPh_xbx4/s1600-h/Image+2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnQbQMagI/AAAAAAAAAC8/VXczPh_xbx4/s320/Image+2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5252295859823733250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;  l’appétit des dirigeants des banques, fascinés par l’argent facile et ne voulant pas le laisser à leurs concurrents. C’est ainsi qu’UBS, la plus grande banque Suisse, réputée pour sa prudence, a laissé sa filiale américaine se gonfler de prêts &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sub prime&lt;/span&gt;, au point de perdre plusieurs dizaines de milliards d’euros. C’est ainsi, qu’encouragé par ce tourbillon de commissions gigantesques et de transformations en héros de traders fous, un trader de la Société Générale a fait perdre cinq milliards d’euros à sa banque. Kerviel contrairement à ce qu’a affirmé sa banque, n’est pas un illuminé isolé. Il est le produit naturel d’un système devenu psychotique, créé et encouragé par des dirigeants qui trouvent naturel de réaliser des profits de dizaines de milliards d’euros sans contribution à l’économie réelle (voire en la malmenant comme dans le cas des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprimes&lt;/span&gt;) et de gagner eux même des millions d’euros.&lt;br /&gt;Sous leur apparence sérieuse et rationnelle, derrière leurs diplômes et leurs réseaux, je pense que les banquiers ont perdu la tête. Leur folie se mesure aux montants des prêts titrisés, aux montants des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge funds&lt;/span&gt;, aux prêts LBO, qui se mesurent en milliers de milliards d’euros et aux montant des commissions diverses et variées encaissées chaque années, qui se mesurent en centaines de milliards d’euros.&lt;br /&gt;Cette folie, où un trader peut faire perdre plusieurs milliards d’euros à une banque, où des experts discutent pour savoir si le coût des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprimes&lt;/span&gt; sera de trois cent ou de six cent milliards d’euros, où d’autres prédisent que si les autres prêts, et en particulier les prêts aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge funds&lt;/span&gt;, sont contaminés, l’addition pourrait être de plus de mille milliards d’euros, cette folie est si intense que si  la purge est proportionnelle à la folie, elle sera spectaculairement douloureuse.&lt;br /&gt;Les banques devront faire des provisions monumentales et deviendront soudain d’une prudence de serpent. Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedge funds&lt;/span&gt; secoués par les appels de marge des banques devront se débarrasser de leurs produits, écrasant leurs prix et provoquant de nouveaux appels de marge. La baisse de l’immobilier augmentera le nombre de saisie et la vente de ces biens accentuera la baisse. La crainte de faillite conduira les particuliers à liquider leurs fonds communs de placement, forçant les gérants à vendre et accentuant la baisse des cours. Les banques passeront de l’irresponsabilité face au risque à l’obsession du risque, prêtant moins ou plus cher. Freiné par la chute de l’immobilier et des actions, la consommation se ralentira, bloquant la croissance. Le chômage remontera et le pouvoir d’achat stagnera, ralentissant encore la consommation. Tout d’un coup, l’économie devra payer les centaines de milliards placés imprudemment, les dizaines de milliards de commissions indues. Et si le pouvoir de prix des grandes entreprises leur permets de remonter les prix, comme on l’a vu récemment dans la distribution ou l’alimentaire, ce sera le retour de la stagflation, portant le coup de grâce à la consommation.&lt;br /&gt;Chute massive des prix de l’immobilier et des actions, croissance étouffée voire récession, chômage, paupérisation. Les riches boivent, les pauvres trinquent. Les commissionnés du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sub prime&lt;/span&gt; siroteront leur pur malt devant leur piscine pendant que les emprunteurs abusés, dépossédés de leur maison, iront louer un mobile home. On parle beaucoup de la crise de 29. Mais, plus près de nous, regardons comment l’économie Japonaise est devenue depuis dix ans malgré ses entreprises de pointe, une économie stagnante, ralentie, vieillissante, à cause d’une bulle immobilière et boursière nourrie par les grandes banques irresponsables, entretenue par un système politique corrompu, bulle qui en éclatant à irrémédiablement endommagée l’économie réelle. La purge de la folie bancaire dans les pays occidentaux risque d’être aussi douloureuse. Et les dirigeants des grandes banques pourraient se poser la question de leur rôle, de leur responsabilité et de leur légitimité face à la crise engendrée par leur folie. « Les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre » disait Homère. La nemesis de nos économies risque bien d’être l’obsession du court terme et l’avidité sans bornes des grandes banques occidentales…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-5986520323815313935?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/5986520323815313935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=5986520323815313935' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5986520323815313935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5986520323815313935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/10/la-folie-et-la-crise.html' title='La folie et la crise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SOPnJQcxogI/AAAAAAAAAC0/5oSbY9Kz3Zs/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2231775494911051426</id><published>2008-09-02T19:10:00.006+02:00</published><updated>2008-09-02T19:24:17.069+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’heure de la récession a sonné.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SL10tmG0guI/AAAAAAAAACs/1E4pS89Vi_o/s1600-h/Sans+titre.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241473868001215202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SL10tmG0guI/AAAAAAAAACs/1E4pS89Vi_o/s320/Sans+titre.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Début 2008, dans une contribution au 11° blog, je prévoyais une forte récession pour 2008. Avec deux dommages collatéraux : une baisse brutale de la Bourse et de l’immobilier. Depuis, quelques ministres ou économistes adeptes de la méthode Coué et à côté de leurs pompes ont à plusieurs reprises prévu une croissance à peine ralentie. Un économiste connu, expert des plateaux radios et des interviews de presse, a même en Mars 2008, prévu que la Bourse de Paris allait remonter vigoureusement pour retrouver allégrement les 6000 points. Il est dommage qu’on ne puisse mettre à l’amende ces imbéciles, ils seraient tous SDF…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eté 2008, la récession est là : en Allemagne, en Italie, en Espagne, le PNB a baissé pendant un trimestre. L’immobilier s’effrite en Angleterre, en Espagne, en France. Les bourses européennes, asiatiques, américaines (à l’exception du Brésil) ont subi un brutal ajustement.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, les responsables d’un grand parti d’opposition français se chamaillent comme à la maternelle. Et les dirigeants d’un grand parti au pouvoir, retrouvant les méthodes des Indiens au XIX°, pensent qu’avec des incantations et des yakas la croissance reviendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans vouloir jouer les cassandres, nous ne sommes pourtant peut-être qu’aux prémisses d’une vraie récession, pour quatre raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le système financier est loin d’être purgé de ses excès. Les quatre cent milliards de dollars de provisions passées par les banques sur des prêts douteux et imprudents sont loin d’avoir nettoyé les écuries d’Augias. Au-delà des subprimes, toute une série de prêts immobiliers, de prêts à la consommation, de prêts à des fonds de private equity, à des hedge funds, de prêts à des entreprises, tous irresponsables, très risqués, motivés par l’attrait du gain immédiat et des commissions et bonus aberrants, vont exploser à la figure des banques. Il reste entre cinq cent et mille milliards de dollars à provisionner. Les banques sont une file d’acrobates encordés sur un fil instable, et, au-delà de Northern Rock ou de Fannie Mae, d’autres chutes sont probables avec un risque systémique de catastrophes en chaîne.&lt;br /&gt;Ces banques tétanisées par le spectre de la faillite, lapins imprudents dans la lumière des phares de la réalité, vont, même si elles survivent, aller comme d’habitude trop loin dans le sens inverse de la prudence et du conservatisme. Après l’orgie, l’anorexie. Les prêts seront de plus en plus difficiles à obtenir, de plus en plus coûteux. Or ces prêts étaient l’un des moteurs essentiels de la croissance à crédit des économies occidentales depuis le début du siècle. Ce moteur est cassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les abyssaux déséquilibres américains, celui du budget et celui de la balance commerciale, sont plus profonds que jamais. La délétère et unilatérale guerre d’Irak, qui a vu les Etats-Unis attaquer et occuper un état souverain sans blanc-seing de l’ONU (qui sont-ils pour demander le respect de l’intégrité territoriale Georgienne !), a couté entre 600 et 1000 milliards de dollars, enrichissant Cheyney et Bush par Haliburton interposé, mais plombant massivement le budget américain et lui enlevant toute marge de manœuvre pour une relance effective. Ce gaspillage massif a créé un déséquilibre économique insupportable, sans création de richesse ou développement de l’offre. Au même moment, les banques américaines prêtaient massivement aux Américains pour leur permettre de consommer à crédit, et ceux-ci achetaient des produits fabriqués plus compétitivement à l’extérieur, notamment en Chine, nourrissant ainsi la croissance chinoise ou coréenne et créant un massif déficit de la balance commerciale américaine. Ce déficit insupportable qui aurait dû se traduire par un effondrement du dollar à deux dollars l’euro n’a été amorti que par les achats tout aussi massifs de dollars par les pays excédentaires comme la Chine. La croissance mondiale a ainsi été nourrie par la folie du gouvernement et des banques américaines, et facilitée par la stratégie astucieuse de la Chine et des pays excédentaires, mais l’heure des comptes a sonné et la récession est le seul remède plausible à ces déséquilibres fous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les prix des matières premières, qui avaient augmenté de façon vertigineuse, déclenchant une inflation malsaine et entamant le pouvoir d’achat des ménages, ont reculé mais restent à des niveaux très élevés. Pour un retour à des niveaux qui ne soient plus absurdes, la croissance doit être stoppée non seulement dans les vieux pays développés, comme les Etats-Unis mais aussi dans les nouveaux pays riches comme la Chine. Si tous les Chinois consommaient autant d’essence et de viande qu’un Américain, le prix du pétrole serait à 500 dollars le baril et le steak à 100 euros le kilo. Seule la croissance dans les secteurs comme les télécoms, les media, les énergies douces, les bio technologies, les protéines végétales bio, faibles consommatrices d’énergie et de matières premières, a un sens aujourd’hui. Tous les Chinois peuvent avoir un portable (ils sont déjà quatre cent millions à en avoir un). Tous ne peuvent avoir une voiture individuelle à moteur à explosion. La récession est une nécessité pour retrouver des niveaux de prix supportables et une croissance dont la structure soit saine et soutenable. Le prix des matières premières reste ainsi une barrière majeure à la croissance telle que nous l’avons connue depuis dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les entreprises ont aujourd’hui un pouvoir de prix considérable, lié au recul de la régulation publique des prix et de la concurrence. Un libéralisme mal compris, qui n’est en fait qu’une soumission au lobby des grandes entreprises, a conduit à un laisser faire antilibéral, dans lequel des monopoles ou des oligopoles se sont tranquillement constitués ou renforcés et ont abusé de façon éhontée de leur pouvoir de prix. Les hausses des prix des matières premières se sont traduites de façon systématique, dans le pétrole, le gaz, l’électricité, ou l’acier, par une hausse des profits des entreprises de transformation ou de distribution. Ces entreprises ont profité de ces hausses pour faire plus que répercuter dans leurs prix l’augmentation de leurs coûts. Le prix du gaz en France, par une complicité assez médiocre entre Bercy et GDF, a subi trois hausses en 2008, sous le prétexte des hausses des prix de l’énergie, permettant aux profits de GDF d’exploser… Certains grands de l’agroalimentaire ou de la distribution ont eux aussi de façon assez sournoise, en se renvoyant la balle, utilisé leur pouvoir de prix pour racketter le consommateur de base. D’où une baisse très douloureuse du pouvoir d’achat des ménages, de Djakarta à Stockholm, amputé à la fois par l’augmentation du coût des produits de base et par les prélèvements de ces prédateurs, qui va se traduire par une baisse de la consommation donc de la croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cumul de ces quatre phénomènes : effondrement du système financier mondial, déséquilibre insupportable de l’économie américaine, croissance irraisonnée et bouffeuse de matières premières, et pouvoir de prix croissant de beaucoup de grandes entreprises, devrait conduire in fine à une récession de grande ampleur dont nous ne voyons que les prémices aujourd’hui, et qui se traduira par une baisse sensible du profit des entreprises, par une montée du chômage et par une déflation du prix des actifs immobiliers et financiers et donc d’une partie de l’épargne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l’avais dit dans mon blog précédent (&lt;a href="http://henridebodinat.blogspot.com/2008/02/vive-la-rcession-vive-le.html"&gt;Vive la récession&lt;/a&gt;), cette récession n’est pas une maladie mais un remède, le remède qu’impose la réalité pour nous guérir de nos excès du début du siècle. Le seul problème de ce remède c’est que sont punis les petits, les plus pauvres, les humbles, les sans grades, tandis que les « fat cats » responsables de la Bérézina actuelle, hommes politiques couchés devant les grandes entreprises, dirigeants de grandes entreprises ou de banques gavés de bonus et d’options, toute cette élite dévoyée, a accumulé assez de capital pour être à peine effleurée par l’aile noire de la récession. Dans les récessions, comme dans les guerres, la piétaille paye les erreurs ou la corruption des élites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une récession n’est jamais éternelle. Nous sortirons un jour de cette récession comme des autres, mais une sortie rapide et supportable, différente de la sortie de la crise de 1929 (la II° guerre mondiale) implique préalablement un « aggiornamento » politique, une remise en cause du système de production, de reproduction, et de comportement des élites dans tous les pays développés. Un « new deal » politique, conduisant à une « nouvelle société », combinant – on peut rêver - une protection sociale forte pour épargner aux plus fragiles les effets collatéraux de la crise qui s’annonce et corriger une inégalité de plus en plus insupportable, un vrai libéralisme économique créant une concurrence saine et active et donnant un vrai pouvoir aux consommateurs, une régulation ferme des monopoles naturels pour mettre fin à leur racket, une moralisation de la politique et de l’économie pour éviter le jeu des lobbies et de la corruption rampante, et un budget articulé sur les dépenses créatrices de richesse et non sur les subventions ou la protection des gueulards ou des rentiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, dans le monde, peu de partis semblent capables d’aller au-delà de l’ambition personnelle de leurs dirigeants et du pouvoir pour le pouvoir. En France ni le PS, lieu d’affrontement de nains décérébrés, ni l’UMP, complice éhontée des puissants, ne sont aujourd’hui capables d’enfanter cette nouvelle société. Alors qui se lèvera pour la proposer à des peuples désenchantés ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2231775494911051426?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2231775494911051426/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2231775494911051426' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2231775494911051426'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2231775494911051426'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/09/lheure-de-la-rcession-sonne.html' title='L’heure de la récession a sonné.'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_cDCjX-ByB-c/SL10tmG0guI/AAAAAAAAACs/1E4pS89Vi_o/s72-c/Sans+titre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-6816827203159287599</id><published>2008-06-30T01:34:00.004+02:00</published><updated>2008-07-02T21:41:20.389+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le profit, ange ou démon ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SGvZ0hV7PDI/AAAAAAAAACk/KC-5aUWyx0U/s1600-h/noname.jpeg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SGvZ0hV7PDI/AAAAAAAAACk/KC-5aUWyx0U/s320/noname.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5218504089565609010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les bourses ont chuté lourdement depuis quelques semaines. Et le mouvement continuera, jusqu’à un point bas ou les actions stagneront quelques années. Pourquoi ? Parcequ’après la crise des subprimes, qui a essentiellement dégradé les valeurs financières, l’explosion du prix des matières premières couplée à la certitude d’une récession a convaincu les analystes de la baisse inéluctable des profits des entreprises. Or le profit, cette différence entre les revenus et les coûts des entreprises, est un des paramètres principaux de valorisation boursière. Après avoir connu une explosion vers le haut, dû au pouvoir de prix des entreprises et à la stagnation des salaires, le profit est menacé aujourd’hui. A court terme, par la récession, à long terme par la réintégration aux coûts de tous ces éléments indirects que sont la pollution, la santé, les coûts sociaux. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; En  économie de marché, le profit est le guide des entreprises. Nous sommes recrutés ou licenciés en fonction du profit, les produits ou services que nous consommons et le prix auquel nous les payons dépendent du profit. Les entreprises que nous avons créées ou dans lesquelles nous travaillons naissent, se développent, meurent en fonction du profit. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais le profit est critiqué. La recherche du profit conduit à la baisse du pouvoir d’achat par blocage des salaires et augmentation des prix. Il est à l’origine de drames humains, comme les délocalisations et les licenciements destinés à le gonfler à court terme, de drames écologiques, comme des pollutions massives dues à une volonté agressive de réduire les coûts, de drames de santé publique, comme les milliers de morts dus à la volonté de profit des fabricants de médicaments, de tabac ou de produits chimiques. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le profit est le veau d’or des grandes entreprises. C’est la malédiction de ceux qui ont la malchance d’être broyés par lui. Il pourrait devenir la malédiction de certaines entreprises.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;En principe, le profit est la différence entre les chiffres de vente des produits ou des services d’une entreprise et les ressources qu’elle consomme pour les produire. De ce point de vue, le profit est un bienfait. L’entreprise qui offre avec discipline des produits répondant à de vrai besoins fera un chiffre d’affaires substantiel, et, si elle est économe de travail, de capital ou de matières premières, elle réalisera un profit important. Le profit est le fils de l’utilité et de la frugalité. Il permet de maximiser la satisfaction des besoins tout en minimisant l’utilisation de ressources. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pourquoi est-il aussi souvent démoniaque, conduisant les entreprises au pire ? Pour  deux raisons.&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;D’abord parce que la comptabilité, et donc le profit, oublie les coûts indirects. L’industrie du tabac a fait des profits considérables dans les pays développés pendant de longues années mais le coût des centaines de milliers de morts dus au tabac n’ont pas été imputés sur ses profits. De même pour les fabricants de médicaments tueurs comme le Vioxx. Monsanto connaît le danger des OGM, mais la poursuite brutale du profit conduit l’entreprise à les nier, et, pire, à étouffer les voix qui l’évoquent. Le coût de la dépollution attend d’être répercuté aux distributeurs de sacs plastiques assassinant la faune marine, aux porcheries industrielles rendant imbuvable l’eau de régions entières, ou aux pêcheurs industriels anéantissant des espèces entières de poissons. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ensuite parce que le profit vertueux (un bon produit fabriqué frugalement, à la Zara) s’accompagne de sa face obscure, le profit vicieux. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour les entreprises qui disposent d’un monopole, comme EDF ou GDF, la façon la plus simple d’augmenter les profits n’est pas d’être pertinentes et frugales mais de prendre en otage leurs clients en augmentant les prix, comme pour le gaz ou l’essence. Le client, face au monopole, n’a même pas le choix de passer à la concurrence. Il doit accepter sa punition sans se plaindre. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour les entreprises puissantes et disposant de budgets publicitaires importants, comme Danone,  la façon la plus simple de faire du profit est de convaincre les clients que le produit est miraculeux en dépit de ses performances incertaines et de son prix élevé, comme l’a fait Danone pour l’Actimel. &lt;/span&gt;  &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais  les coûts indirects pèseront un jour brutalement sur le profit, des agences indépendantes mesureront les conséquences sociales, écologiques ou de santé publique des produits ou des services,  les entreprises ne pourront indéfiniment sans droit de réponse des associations de consommateurs proclamer « leur  vérité », les actions collectives des consommateurs deviendront possibles, des régulateurs équitables mais impitoyables bloqueront les excès des monopoles, une vrai concurrence sera établie dans tous les secteurs ou elle est possible. Le profit, ce guide vers l’intérêt général n’a été trop souvent que la mesure de la capacité de certaines entreprises à faire triompher leurs intérêts particuliers, égoïstes, voire sordides ou même criminels sur l’intérêt de tous. Si les coûts indirects sont réintégrés par la force des états, une menace plus grave qu’une récession pèsera sur les profits des entreprises les moins vertueuses. Le profit redeviendra un guide efficace, mais toutes les entreprises engagées dans l’arrogance de la domination ou la manipulation de la séduction verront s’étioler leur profit et leur cours de bourse, au-delà même du krach en cours.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-6816827203159287599?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/6816827203159287599/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=6816827203159287599' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6816827203159287599'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/6816827203159287599'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/06/le-profit-ange-ou-dmon.html' title='Le profit, ange ou démon ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SGvZ0hV7PDI/AAAAAAAAACk/KC-5aUWyx0U/s72-c/noname.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-1226784920205282547</id><published>2008-06-11T22:17:00.002+02:00</published><updated>2008-06-11T22:25:58.470+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Quand le lobbysme devient insupportable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le débat sur la publicité télévisée pour les aliments facteurs d’obésité est révélateur du poids du lobbysme dans nos économies et des stratégies utilisées pour faire prévaloir intérêt particulier sur intérêt général.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;L’obésité infantile est un problème croissant dans tous les pays développés, dont la France. Les chaînes de télévision pour enfants sont encombrées de messages publicitaires pour des produits sucrés ou gras qui contribuent d’évidence, même si ce n’est pas la cause unique,  à l’obésité infantile. Dans le domaine alimentaire, 89% des messages publicitaires diffusés vers les enfants le sont pour des produits « mauvais » pour la santé.&lt;br /&gt;Après avoir avec succès, malgré l’intervention de sénateurs sensibles aux lobbies, interdit les distributeurs de boissons sucrées dans les collèges, le gouvernement, en la personne de Roselyne Bachelot, décide d’interdire la publicité pour les produits sucrés&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SFAzCP78JdI/AAAAAAAAACU/XJS12k-810s/s1600-h/Bebe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SFAzCP78JdI/AAAAAAAAACU/XJS12k-810s/s320/Bebe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210720882598356434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; ou gras sur les chaînes ou dans le programmes enfants.&lt;br /&gt;On aurait pu rêver au fait que les responsables de programmes enfants, soucieux de la santé des jeunes spectateurs, acceptent sereinement cette décision d’intérêt général. Après tout les télévisions anglaises ont accepté avec sérénité l’interdiction de ce type de publicité au Royaume-Uni. Et les télévisions se sont pliées à l’interdiction de la pub pour le tabac quand il a été établi que le tabac tuait.&lt;br /&gt;Au contraire, on a assisté à un véritable déchaînement contre cette mesure de bon sens, de la part des chaînes pour enfants, des agences media et de certains producteurs de dessins animés, et même du ministre de la culture, Madame Albanel.&lt;br /&gt;Ces lobbyistes « pro pub » utilisent trois arguments tactiques pour barrer la route à la ministre de la Santé :&lt;br /&gt;-Le premier consiste à surestimer les conséquences économiques de la mesure, en prétendant que sans la pub pour les produits « d’obésité » les chaînes pour enfants feront faillite, qu’elles ne pourront plus acheter de dessins animés conduisant à la faillite les producteurs, etc. etc.&lt;br /&gt;-Le deuxième consiste à faire douter du lien obésité/pub télé en trouvant quelques soi disant experts jetant un doute sur la relation pourtant évidente entre les deux.&lt;br /&gt;-Le troisième consiste à dire que les annonceurs sont tellement machiavéliques qu’ils sauront contourner la loi qui ne sert donc à rien (pas très sympa pour leurs clients, de les critiquer ainsi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des responsables de chaînes enfants, comme Emmanuelle Guibert, de la chaîne TNT gratuite Gulli, ou d’agences media comme Valérie Planchet, sont soudain devenues des expertes de la santé infantile et ont mobilisé les arguments les plus surréalistes pour protéger leurs profits. D’après Guilbert, par exemple, interdire la pub télé ne servirait à rien, car les sociétés comme Mac Do « accueilleront alors des anniversaires dans leurs restaurants ». D’après Planchet, cela ne servirait à rien, car, comme pour le tabac, les annonceurs contourneraient l’interdiction par le hors media. Un certains docteur Tournian, professeur en pédiatrie, mobilisé par les chaînes enfants, affirme : « la cause de l’obésité est exclusivement constitutionnelle… »&lt;br /&gt;On est consterné par la vacuité de ces arguments. Si la pub télé ne fait pas acheter de produits alimentaires facteur d’obésité, et si l’interdiction ne sert à rien puisqu’il existe d’autres moyens permettre de toucher les enfants, alors pourquoi les annonceurs gaspillent-ils leur argent sur les chaînes enfants…On peut penser que des arguments différents sont utilisés pour convaincre le directeur marketing de Mars. Si l’obésité est « constitutionnelle » pourquoi explose-t-elle dans tous les pays développés…&lt;br /&gt;Et quand une directrice du CNRS, Monique Dagnaud,  explique qu’il existe un lien entre pub pour produits « sucrés et gras » et obésité et qu’en Angleterre par exemple, les chaînes ont très naturellement acceptées de l’arrêter, le seul argument de Guibert est de dire : « on a en besoin car on est une chaîne privé gratuite ! ». En d’autres termes j’avoue que mon compte d’exploitation est plus important que la santé des enfants pour lesquels je fais une chaîne… Ce que ne dit pas Emmanuelle Guibert,  c’est que le modèle économique d’une chaîne enfant gratuite est structurellement précaire car la pub y est limitée (jouet etc…) : les dirigeants doivent faire preuve de créativité pour développer leurs recettes et parvenir à l’équilibre… Au lieu de s’épuiser en combat d’arrière garde « contre » la santé des enfants, les chaînes enfants devraient plutôt travailler sur des modèles leur permettant d’être rentables malgré les obstacles… Sinon, peut-être faudrait-il n’autoriser que des chaînes enfants gratuites…publiques, donc sans pub comme le souhaites notre président ! La chaîne pour enfant deviendrait ainsi une composante clé du service public de télévision…&lt;br /&gt;Les partisans de  la pub pour des produits liés à l’obésité font preuve d’une évidente absence de sens moral. Leur attitude illustre l’obsession devenue dramatique pour la défense des intérêts particuliers contre l’intérêt général, et pour le profit à court terme au détriment du long terme. Même Christine Albanel, comme pour démontrer qu’un ministre défend des groupes de pression et non l’intérêt général, a volé au secours des chaînes enfants, en proclamant qu’on n’était pas sûr du lien pub/obésité etc… Ah, la solidarité ministérielle…&lt;br /&gt;On aurait pu rêver : des patronnes de chaînes enfants ou d’agence media se préoccupant vraiment de la santé des enfants,  acceptant sans rechigner l’interdiction, et allant même au-delà en proposant sur leurs chaînes une campagne anti-obésité motivant les enfants à limiter leur consommation de snacks ou de boissons sucrées… Mais on n’est pas à Groland ! On est en France !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-1226784920205282547?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/1226784920205282547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=1226784920205282547' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1226784920205282547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/1226784920205282547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/06/quand-le-lobbysme-devient-insupportable.html' title='Quand le lobbysme devient insupportable'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SFAzCP78JdI/AAAAAAAAACU/XJS12k-810s/s72-c/Bebe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3351191933768676191</id><published>2008-06-04T17:15:00.003+02:00</published><updated>2008-06-04T17:18:21.563+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’entreprise est malade, la société souffre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SEayGLIy7BI/AAAAAAAAACE/tR7ONHXvWXM/s1600-h/clip_image002.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208045838239198226" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SEayGLIy7BI/AAAAAAAAACE/tR7ONHXvWXM/s320/clip_image002.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’entreprise est une forme d’organisation récente : elle a un peu plus de deux cent ans. Elle a connue quelques ancêtres, comme les banques florentines dès le XV° siècle, les « compagnies » (des Indes ou d’ailleurs) de commerce international au XVII°. Mais c’est au XIX° que l’entreprise a connu son essor, avec la notion de responsabilité limitée, de capital, d’actionnaires, de managers, de salariés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XX° siècle, l’entreprise privée ou publique a été le moteur du développement économique et social dans les pays développés (à l’exception de l’URSS ou l’état l’avait émasculée). A la fois lieu de mobilisation de ressources humaines, technologiques, et financières, lieu de production de l’offre vers le marché, communauté hiérarchisée et organisée, l’entreprise a relégué l’état au rang de parasite économique. La majorité des individus « vivent » dans une entreprise. Le chômage, c'est-à-dire l’exclusion du clan, est devenu la principale malédiction de l’individu. Le rôle de l’état s’est effrité et celui du capitalisme financier, des fonds d’investissements aux fonds de pension, s’est affirmé. Les actions sont devenues, à côté de l’immobilier, la principale forme de placement de l’épargne. Les gains de productivité de l’entreprise ont été partagés entre consommateurs, actionnaires et salariés, permettant aux revenus d’augmenter avec régularité au-delà de l’inflation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques années la machine s’est grippée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels sont les principaux symptômes de l’obsolescence de l’entreprise, du moins de la grande entreprise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord le pouvoir devenu dominant des managers salariés. Les dirigeants considèrent qu’ils ont propriétaires de « leur » entreprise et se battent bec et ongle contre des tentatives de prises de contrôle, plus pour préserver leur poste et leur pouvoir que dans l’intérêt réel de leurs actionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conseils d’administration, supposés représenter les actionnaires et « contrôler » les dirigeants, sont souvent des chambres d’enregistrement peuplés d’amis et d’obligés, soutenant les dirigeants jusqu’au bout, même quand leurs résultats justifieraient une mise à l’écart rapide dans l’intérêt de l’entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symptôme de cette position privilégiée, les dirigeants augmentent leur rémunération de façon considérable : en 2007, les salaires moyens des patrons du CAC 40 ont augmentés de…58%. Les deux millions des francs du salaire du PDG de PSA avaient choqués. Aujourd’hui, il serait considéré comme un nouveau pauvre par ses pairs, qui émargent tous à plusieurs millions d’euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants, pour calmer des actionnaires individuels sans pouvoir réel, ou satisfaire des actionnaires financiers, cherchent à augmenter marges et dividendes en limitant les hausses de salaires et en gardant pour l’entreprise l’intégralité du bénéfice des gains de productivité. Parallèlement, toujours dans un souci d’augmentation du profit à court terme, les entreprises pratiquent des stratégies de domination, se créent ou se font attribuer un monopole, et utilisent leur pouvoir de prix pour « créer de l’inflation », bien au-delà des hausses des matières premières qui leurs servent parfois de prétexte pour augmenter leurs marges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celles qui ne bénéficient pas d’un monopole n’hésitent pas à faire d’illusoires promesses aux clients avec pour objectif réel d’augmenter volumes et prix. Monsanto prétends que les OGM vont supprimer la faim dans le monde, mais ils servent essentiellement à développer ses marges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le pouvoir des entreprises sur le monde politique est devenu invincible. Les lobbies se déchaînent dès qu’une loi menace leur intérêt même si elle est conforme à l’intérêt général. On l’a vu en France pour les OGM. On le verra pour la loi de modernisation économique, ou le producteurs se battront pour les lois Galland et Raffarin, les distributeurs pour la loi Royer et tous se ligueront contre les envahisseurs Teutons du hard discount ayant le culot de proposer des produits de qualité, sans marque, à des prix bas. Aux Etats-Unis, les dépenses de lobbying et le nombre de lobbyistes ont été multipliées par dix en dix ans. Les organismes de régulation des monopoles, comme la FTC aux Etats-Unis, ont été émasculés par un exécutif aux relations incestueuses avec les grandes entreprises. Seule la commission européenne fait de la résistance et tente de préserver un semblant de marché, mais sous les huées. L’état a abandonné son rôle de régulateur dans le sens de l’intérêt général, et enfilé les chaussettes de l’obligé complice ou de l’actionnaire repu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe bien sûr quelques grandes entreprises vertueuses, payant correctement leurs employés et offrant un produit de qualité à des clients satisfaits, comme Toyota, Tesco, Ikéa, Lafarge, Apple, Google, Zara ou Ryanair. Mais elles ne sont pas majoritaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons aujourd’hui les conséquences de cette évolution. Les salaires stagnent, le chômage est élevé, beaucoup de dirigeants sont déresponsabilisés, les prix augmentent sans frein : tous les ingrédients d’une crise grave sont en train de mijoter. Le mérite et la compétence s’effacent derrière la politique ou la chance. La société se fracture en riches et en pauvres. La différence de potentiel deviens si forte qu’un courant à très haute tension risque d’en griller plus d’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les entreprises et leurs dirigeants ne doivent pas être diabolisés. Ils ne font qu’obéir au précepte d’Adam Smith : maximisez votre intérêt personnel. Mais dans le monde idéal de Smith, la somme des égoïsmes individuels œuvrait pour l’intérêt général, dans notre monde capitaliste moderne, les égoïsmes individuels détruisent l’intérêt général. Le système économique et social centré sur l’entreprise menace ainsi de tomber en panne, déchiré par des tensions brutales dont l’origine se trouve dans la stratégie même des plus grandes de ces entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3351191933768676191?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3351191933768676191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3351191933768676191' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3351191933768676191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3351191933768676191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/06/lentreprise-est-malade-la-socit-souffre.html' title='L’entreprise est malade, la société souffre'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SEayGLIy7BI/AAAAAAAAACE/tR7ONHXvWXM/s72-c/clip_image002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3929406371001768968</id><published>2008-05-24T10:05:00.003+02:00</published><updated>2008-05-24T10:15:56.574+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat ? 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SDfMaLIy7AI/AAAAAAAAAB8/OuLtSA6XPyU/s1600-h/Dessin1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SDfMaLIy7AI/AAAAAAAAAB8/OuLtSA6XPyU/s320/Dessin1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5203852644488244226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La grande distribution a sa part de responsabilité dans la baisse du pouvoir d’achat. Mais elle ne fait que s’insérer dans un phénomène beaucoup plus profond, à la fois social et géopolitique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Socialement, les vingt dernières années ont été excellentes pour les grandes entreprises et mauvaises pour les salariés. Sur le front des salaires, la mondialisation a permis de bloquer toute hausse, la menace du chômage et de la délocalisation asphyxiant les velléités de demande d’augmentation. Les salaires moyens ont été effectivement bloqués, et  les petits salaires se sont multipliés. Qu’il s’agisse de chaînes de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fast food&lt;/span&gt;, de société de coursiers, de gardiennage, de nettoyage  ou de sécurité, l’arrivée de générations peu diplômées et avides de travailler, ou d’immigrés, a permis aux entreprises de services de payer peu, le coût élevé du travail les obligeant à le faire. Les grandes entreprises, elles, sont  devenues de plus en plus multinationales, la production en France ne représentant qu’une part mineure du chiffre d’affaires, pouvant être compensée en cas de grève, et  les transferts de production devenant plus faciles d’un pays à l’autre. L’externalisation de fonctions comme les centres d’appels a facilité leurs transferts dans des pays &lt;span style="font-style: italic;"&gt;low cost&lt;/span&gt; comme le Maghreb et accentué la pression sur le coût du travail. Seuls les salaires des dirigeants ont échappé à cette tendance. Au contraire, les dirigeants, devenant les propriétaires de fait de l’entreprise et réduisant les actionnaires à un rôle passif de nu-propriétaire, ont pu s’augmenter eux-mêmes librement. Les dirigeants, à travers leurs salaires colossaux, et les actionnaires, à travers des profits et des dividendes très élevés, se sont partagé le gâteau au détriment des salariés. Les gains de productivité ont été intégralement transformés en profits et non en salaires comme auparavant. Les PMI sous-traitantes se sont trouvées dans une situation comparable à celles des salariés de base, étranglées par les grandes entreprises, ne pouvant délocaliser du fait de leur taille et prenant de plein fouet le coût élevé d’un travail qualifié. Le revenu des petites entrepreneurs a lui aussi stagné. La société est devenue une société à deux vitesses : d’une part des actionnaires et  des dirigeants voyant leur pouvoir d’achat exploser. D’autre part des salariés ou des petits entrepreneurs  au pouvoir d’achat en berne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation a été aggravée par la hausse concomitante des prix. Parallèlement à leur pouvoir sur les salaires, le pouvoir de prix des entreprises s’est renforcé. Les entreprises en situation de monopole, comme dans l’énergie ou le transport, ont pu augmenter leurs prix sans que l’état  régulateur, affaibli ou complice, n’intervienne. Les entreprises ayant su créer des marques fortes n’ont pas traduit les coûts faibles des importations des pays à bas salaires dans des baisses de prix mais dans des hausses de marge.  Une paire de Nike, même produite en Chine, coûte beaucoup plus cher qu’une paire de baskets produite en France il y a vingt ans. Les coûts bas ont nourri les dépenses marketing des marques, qui permettent elle-même d’augmenter les prix sans dommage,  mais n’ont pas permis de baisser les prix. Le pouvoir de prix des grandes entreprises monopolistiques ou oligopolistiques et le pouvoir de prix des grandes marques se sont ajoutés à celui des distributeurs pour créer des rentes massives au profit des entreprises et au détriment du consommateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salaires bloqués, prix en hausses : le pouvoir des entreprises sur les salaires et sur les prix lamine le pouvoir d’achat, et la classe moyenne peu à peu étranglée bascule dans des difficultés économiques, tandis que les pauvres s’appauvrissent plus encore…Parallèlement, une élite de cadres dirigeants, de financiers, de grands entrepreneurs,  d’actionnaires, voient au contraire leur pouvoir d’achat exploser, nourrissant l’industrie du luxe et des produits haut de gamme ou la bulle immobilière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème du pouvoir d’achat créé par la stagnation des salaires et la hausse des prix est un symptôme et une conséquence d’un déséquilibre social massif et dangereux, d’une régression par rapport aux années 60 et 70 où au contraire la classe moyenne s’était constituée. La fracture s’ouvre, le milieu de la pyramide sociale glissant vers le bas, et le haut s’envolant comme une tour de Dubaï. Ce chasme de plus en plus profond est un facteur d’instabilité sociale majeure. La tâche principale des politiques devrait être de réfléchir aux moyens de le combler sans basculer dans le dirigisme et l’inefficacité. Ce n’est pas le cas. Les politiques de droite ou de gauche sont trop proches de l’élite économique qui bénéficie du système pour tenter de l’infléchir. Les marges des entreprises ont encore de beaux jours devant elles, et le pouvoir d’achat des classes moyennes de sombres perspectives…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3929406371001768968?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3929406371001768968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3929406371001768968' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3929406371001768968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3929406371001768968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/05/qui-est-responsable-de-la-baisse-du_24.html' title='Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat ? 2'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SDfMaLIy7AI/AAAAAAAAAB8/OuLtSA6XPyU/s72-c/Dessin1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-5211055463584001723</id><published>2008-05-14T00:17:00.005+02:00</published><updated>2008-05-14T00:31:10.512+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat : 1. la grande distribution ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SCoVt64aB6I/AAAAAAAAAB0/MCuLZ3Ml5zA/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SCoVt64aB6I/AAAAAAAAAB0/MCuLZ3Ml5zA/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199992598396798882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le pouvoir d’achat de la majorité des français est en berne. L’absence de concurrence dans la distribution en est rendue responsable. Est-elle coupable ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La grande distribution peut dégrader le pouvoir d’achat simplement en augmentant ses prix, et donc ses marges, plus vite que ses coûts d’achats. Depuis quelques années, la grande distribution n’a pas su résister à cette tentation. Comme beaucoup d’entreprises, de Microsoft à Easy Jet, les distributeurs sont passés par deux phases dans leur histoire. Dans un premier temps, fournir aux clients un rapport qualité/prix exceptionnel pour se développer, puis, une fois une taille importe atteinte, passer à l’exploitation d’une position dominante en augmentant les prix et à la séduction pour continuer à attirer les clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Au cours de la première phase, jusqu’à la fin des années 70, avec un large assortiment, le libre service, et les prix bas, le supermarché, puis l’hypermarché ont apporté un véritable bénéfice à leurs clients. Les grands distributeurs sont devenus les rois de la périphérie, dévastant les zones de magasins de centre ville, créant des furoncles urbains dans toutes la France, mais apportant un vrai plus : du pouvoir d’achat. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Puis ces distributeurs sont devenus rentiers. Qu’il s’agisse des géants monolithiques comme Carrefour ou des agrégats d’indépendants comme Leclerc, ils se sont aperçu qu’ils pouvaient utiliser leur position de domination, leur monopole sur leur zone de chalandise, pour "tordre le coût" à leurs fournisseurs et faire baisser leur prix d’achat sans répercuter ces baisses dans leurs prix de ventes, gonflant ainsi leurs marges. Ils ont également, fort d’un monopole de l’emploi, écrasés les salaires des employés, des manutentionnaires aux caissières. Mieux encore, ils ont constaté qu’ils pouvaient… augmenter les prix sans perdre de chiffre d’affaires. Ils ont  même découvert que c’était la façon la plus simple de faire grimper les profits de l’entreprise ou du magasin indépendant. Un centre Leclerc peut rapporter un ou deux millions d’euros par an net à son propriétaire… Les prix ont alors augmenté. Pour coller à leur image de casseurs de prix, les grands distributeurs se sont lancés dans une politique de promotions tournantes, haussant les prix sur l’océan de la majorité des produits, et les baissant sur des petits îlots de produits phares, poussant le vice jusqu’à ne stocker que des quantités minimes de ces produits à prix cassés… A défaut de la réalité du prix bas, créons son illusion. Utilisant ainsi les deux leviers de la domination et de la séduction, les distributeurs ont réussi à se donner un pouvoir de prix qui vient effectivement raboter le pouvoir d’achat des français. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le gouvernement veut enrayer ce phénomène d’asphyxie du pouvoir d’achat.  Il propose deux mesures phares. D’abord autoriser les distributeurs à répercuter leurs « marges arrières », c'est-à-dire les ristournes consenties par les producteurs, dans les prix, une mesure réclamée notamment par M.E. Leclerc. Là, l’effet sera faible. Répercuter dans les prix, cela veut dire amputer ses marges. Or les distributeurs sont devenus des rentiers agressifs, des Père Goriot, voulant avant tout maximiser leurs marges. Circulez. Ensuite permettre l’ouverture sans autorisation préalable de surface allant jusqu’à 1000m2. Là, la loi aurait un impact. Elle faciliterait l’implantation des hards discounters, aujourd’hui freinée par une loi qui soumet toute ouverture de plus de 300m2 à l’autorisation d’une commission. Cette loi prévue initialement pour protéger le petit commerce de centre ville a été instrumentalisée par la grande distribution pour bloquer l’arrivée de leurs concurrents à prix bas (mais à qualité élevée…) et consolider son monopole sur ses zones de chalandise. Les hards discounters ne font pourtant que reprendre  le modèle des Leclerc ou des Auchan à leurs débuts, avec des prix de 20 à 50 % inférieurs à ceux de la grande distribution sur certains produits de base, à qualité égale. L’arrivée plus facile de ces hard discounters, le choix qu’auraient ainsi les clients entre plusieurs distributeurs, contribuerait certainement à faire baisser les prix, à la fois en freinant les ardeurs inflationnistes de la grande distribution et en créant une alternative accessible. Quelques bémols, cependant. Beaucoup de hard discounters sont des filiales de grands groupes de distribution et on les voit mal concurrencer brutalement les hypermarchés du même groupe… Et surtout, on peut imaginer que la grande distribution va instrumentaliser les petits commerçants, les maires, les membres des commissions diverses, les politiques « influençables », pour vider cette réforme de sens, en réinstallant, sous prétexte de protéger le petit commerce, des barrières administratives à l’implantations de hard discounters… La menace de la concurrence de magasins à l’assortiment plus simple, mieux gérés, aux produits de qualité mais sans marque (ce qui évite aux clients de payer les coûts de marketing massifs), achetant bien et répercutant leurs efficacité dans leurs prix, est insupportable aux groupes français de distribution. Ils vont s’arc bouter pour bloquer l’arrivée de ces champions du pouvoir d’achat qui  rogneraient leurs confortables marges…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le jury est en délibération sur les nouvelles lois concernant la distribution :  les lois favorables à la distribution (répercussion des marges arrière) sont très probables mais celles favorable au pouvoir d’achat (ouverture libre jusqu’à 1000m2)  plus aléatoires. Le pot de terre de l’intérêt général se heurte au pot de fer des intérêts particuliers et des lobbies.  Mais, même au cas à vrai dire un peu miraculeux où la suppression des barrières administratives permettait aux hard discounters indépendants comme Aldi ou Lidl de fleurir, cela suffirait-il à redonner leur pouvoir d’achat au Français ? La grande distribution française contribue à la baisse du pouvoir d’achat, et néglige quelque peu sa mission d’origine (les prix bas)  au profit de ses marges, erreur que l’américain Wal Mart n’a pas commise et qui explique sa résilience à la crise. Mais est-elle seule responsable ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Non. Nous verrons dans la deuxième partie de cette réflexion qu’il existe, bien au-delà du rôle de la grande distribution,  un véritable complot pour…amputer le pouvoir d’achat des Français. Il serait simple d’y mettre fin. Mais qui y a vraiment intérêt ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-5211055463584001723?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/5211055463584001723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=5211055463584001723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5211055463584001723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5211055463584001723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/05/qui-est-responsable-de-la-baisse-du.html' title='Qui est responsable de la baisse du pouvoir d’achat : 1. la grande distribution ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SCoVt64aB6I/AAAAAAAAAB0/MCuLZ3Ml5zA/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2008628188853728719</id><published>2008-05-05T01:39:00.003+02:00</published><updated>2008-05-05T01:51:05.356+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Lettre au ministre de l’immigration et de l’intégration de l’identité nationale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SB5LyPrb33I/AAAAAAAAABs/goiEE2XvEVw/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SB5LyPrb33I/AAAAAAAAABs/goiEE2XvEVw/s320/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5196674346606387058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Cher monsieur Hortefeux,&lt;/span&gt;   &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fait pas bon être étranger dans la France d’aujourd’hui. Des immigrés vivant en France depuis plusieurs années, ayant un emploi stable, sont expulsés manu militari pour vous permettre, à vous notre ministre de l’immigration, de « l’intégration », et de l’identité nationale, et du co-développement (ouf !), « d’atteindre vos quotas » (25 000 expulsions par an). Le nom de votre ministère devrait-il plutôt être « ministère de l’expulsion » ? Cher  et roux ministre, oubliez que si ces maghrébins ou ces africains ont un travail régulier, c’est que nous avons besoin d’eux… Oubliez que leurs entreprises se battent pour leur régularisation. Ne vous étonnez pas que loin de chercher une manœuvre au rabais, de vouloir économiser des charges pourtant écrasantes avec du travail au noir, de pressurer des sans papiers, ces entreprises veuillent déclarer ces employés, veuillent payer leurs charges. Ces petits patrons sont certainement dérangés, car ils vous dérangent. Ils auraient l’audace de vous empêcher de faire vos quotas au nom du « besoin » qu’ils auraient de ces employés, ou au nom d’une humanité qu’ils n’ont aucun droit de revendiquer. Au fond, ces gêneurs voudraient piquer le boulot du ministre des droits de l’homme, votre collègue Rama Yade. Elle a le monopole du cœur, n’est ce pas. Bon, oubliez ces gêneurs, ou demandez même à votre collègue de l’intérieur de les envoyer au trou, et faites preuve d’imagination pour vos quotas. Attaquez vous non seulement aux sans papiers mais aussi aux descendants de sans papiers. Il est trop tard pour bouter hors de France les arrières grands-parents, alors sortez les arrières petits-fils : dehors, les italiens de la troisième génération, les Colucci et les Montand. Les Polonais ou les hongrois de la deuxième génération. Dehors, Sarkozy. Dehors tous ces juifs d’Europe Centrale, venus certainement illégalement avant la deuxième guerre mondiale. Dehors, Goldman. Dehors les descendants de mineurs polonais. D’ailleurs si vous aviez été ministre entre les deux guerres, les travailleurs étrangers auraient fait place aux vrais Français. Peu importe que les mines ne produisent pas : vous auriez atteint vos quotas. Qu’importe les besoins des entreprises, qu’importe le budget de la sécurité sociale auxquels contribuent ces travailleurs, qu’importe la production de l’industrie et des services, qu’importe l’histoire de générations de travailleurs immigrés ayant fait par leur travail la richesse de la France, vous auriez fait vos quotas.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Aujourd’hui, il existe plusieurs dizaine de milliers de sans papiers ayant un travail régulier. Dans sa bonté, le CGT a demandé mille régularisations. Dans son intelligence et son humanité, votre gouvernement est en train d’envisager la régularisation de…trois sans papiers. Vous avez entièrement raison : les voix d’extrême droite sont infiniment plus importantes que la réalité de la petite entreprise et de ses besoins en travailleurs compétents et motivés. Ces hommes et ces femmes qui ont quitté leur pays, qui se sont installés en France malgré les obstacles et les menaces, qui ont réussi à trouver un emploi utile, qui font preuve d’un courage étonnant, qui contribuent à élever le niveau moral d’une population française tentée par l’assistanat, sont pour un homme politique beaucoup moins importants que des électeurs.  Vous avez bien raison, monsieur le ministre, seuls les électeurs comptent. Et n’ayant pas de papiers tous ces gens ne sont pas des électeurs. CQFD. Ces travailleurs immigrés travaillant dur et bien, vivant dans l’angoisse d’être transformé en quota et expulsés ne valent bien sûr pas les vrais Français profiteurs du système, ces générations devenues fonctionnaires ou quasi fonctionnaires par souci de sécurité, de retraite anticipée, de vacances prolongées, de journées à cocottes en papier, en un mot vos électeurs. Vous avez eu raison d’inventer l’arrestation inopinée des travailleurs venus demander leur régularisation en préfecture. D’ailleurs, le président de la République a volé à votre secours, en proclamant : « pas de régularisation massive ». Au-delà de quelques dizaines, c’ est massif.  Que ces gens passent des mois ou des années à faire le pied de grue devant vos bureaucraties pataudes et impersonnelles pour obtenir des papiers, dans l’angoisse et l’incertitude, tant mieux. Cela les découragera et leur montrera qui est le boss, non mais. Vous êtes la République, vous êtres l’Etat, monsieur le ministre. L’Etat c’est vous, et l’Etat c’est tout. Prenez de la distance par rapport à ces femmes et à ces hommes, à leurs vies, à leurs drames matériels, sinon vous pourriez être tenté par une régularisation rapide et systématique de ceux qui nourrissent les Français de leur travail. Vous pourriez être tenté de faire comme les Espagnols ou les Italiens, des crétins c’est bien connu. Après tout le Roi Soleil affamait la paysannerie française pour financer ses guerres, sa gloire, et ses palais. Pourquoi la République ne broierait pas les travailleurs immigrés pour financer ses retraites, ses sinécures et ses gaspillages. Louis XIV ne pensait pas au drame des paysans mourant de faim : au nom de quoi penseriez vous au drame des immigrés en rétention ou  expulsés. Oh, bien sur,  l’humanité, la justice, et l’efficacité convergent pour aller vers la régularisation immédiate de ces femmes et de ces hommes, les entreprises la souhaitent, l’intérêt général la demande, mais tout cela ce sont des mots, et il y a la réalité de la politique, du pouvoir, des palais et des dorures de la République, beaucoup plus importants que ces mots creux. Ce serait très dangereux de réfléchir au fonctionnement de l’économie, d’aller sur le terrain, de comprendre ces hommes et les entreprises qui les emploient, vous pourriez être tenté de proclamer «  cette histoire de quota, c’était une connerie. Je vais régulariser tous ceux qui bossent, tout de suite. Et je ne renverrai que les autres, ceux qui se glissent dans les interstices du système et l’exploitent. Et pas l’inverse, comme aujourd’hui. Comme mon président, je fais amende honorable. Les femmes et les hommes sont des réalités, pas des quotas, et ceux qui travaillent en France régulièrement doivent y rester, ils sont un bienfait et non un poids, je leur demande de continuer à contribuer à notre prospérité, comme l’ont fait avant eux des générations de Polonais, d’Italiens, de Portugais, de Maghrébins. Du fond du cœur, merci. » Surtout ne le faites pas, je vous en prie. Ce serait trop dangereux pour votre carrière et celle de votre président. Ce serait « dérangeant ». Ce serait courageux, mais chacun sait que le courage en politique est un oxymoron, une forme de suicide. Restez parmi nous, monsieur le ministre, et comptabilisez vos quotas, vous et le grand corps préfectoral créé par Napoléon très certainement pour aider les ministres à faire des quotas. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Bons quotas, monsieur le ministre de l’intégration. &lt;/span&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2008628188853728719?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2008628188853728719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2008628188853728719' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2008628188853728719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2008628188853728719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/05/lettre-au-ministre-de-limmigration-et.html' title='Lettre au ministre de l’immigration et de l’intégration de l’identité nationale'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SB5LyPrb33I/AAAAAAAAABs/goiEE2XvEVw/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-7965625346194378481</id><published>2008-04-24T09:48:00.005+02:00</published><updated>2008-04-24T10:21:13.474+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Agriculture meta industrielle contre agriculture raisonnée : y a-t-il des solutions ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SBA9vPrb32I/AAAAAAAAABk/46PaCx8KJrQ/s1600-h/artisanat2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SBA9vPrb32I/AAAAAAAAABk/46PaCx8KJrQ/s200/artisanat2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5192718252230041442" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’agriculture meta industrielle est en train de vaincre l’agriculture raisonnée, avec la complicité des pouvoirs publics dans le monde entier. Si encore l’avantage de prix lié à l’agriculture meta industrielle était durable, on pourrait mitiger la critique en mettant en valeur l’avantage « pouvoir d’achat » qui procureraient aux consommateurs les entreprises géantes. Deux facteurs détruisent cet argument.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;br /&gt;D’abord les grandes entreprises agro-alimentaires, un peu comme les firmes pétrolières, ont une stratégie de domination destinée à leur permettre de fixer à terme des prix élevés. Une fois le tissu concurrentiel d’exploitation moyenne détruit ou orienté vers des cultures d’exportation, les grandes entreprises peuvent remonter leurs prix. L’absence d’alternative force les consommateurs à continuer à acheter. C’est ainsi que la remontée du prix du blé ou du riz ne peut être amortie par de plus petites exploitations, comme demain probablement les fruits ou les légumes. Les OGM, de la même façon, qui peuvent-être moins chers initialement, verront leurs prix remonter dès que les espèces non-OGM auront disparues, soit par fatalité soit par dessein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite il existe une réelle différence de nature entre les produits agricoles « industriels » et les produits agricoles « normaux ». Payer moins cher des produits d’une qualité gustative nulle, privés des composants bénéfiques pour la santé, et au contraire, qu’il s’agisse de pesticides, de colorants, de sucre et de sel ajoutés, ou d’OGM, pouvant dégrader la santé des consommateurs, n’est pas l’affaire du siècle. On en a pour son argent avec l’agriculture industrielle, c'est-à-dire pas grand-chose. Nous serons alors condamnés, sauf les plus riches, à payer cher des produits sans goût et truffés d’additifs malsains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les solutions sont simples : supprimer toute subvention à l’exportation, supprimer les subventions à la production qui ont conduit à produire de maïs en France, ce qui est aussi idiot que de cultiver des avocats en Suède, plafonner les subventions directes aux exploitations, faire payer le vrai coût de la pollution ou des intrants (eau, gas oil etc…) aux entreprises agricoles, rendre transparentes les différences de qualité entre produits, en un mot recréer une règle du jeu loyale entre différents types d’exploitation en cessant d’aider les gros à tuer les petits. Il ne s’agit pas de brider les gros. Il s’agit de laisser un marché équitable réguler l’équilibre gros/petit. Aujourd’hui ce n’est pas la loi du marché qui régit l’agriculture. C’est la loi du plus fort aidée par les états qui aide les gros à tuer les petits. Dans la lutte des classes, décidemment, même entre entreprises, l’état est toujours du côté du manche… Quand les lobbies ont fixé à 0.9% et non à 0.1% le seuil au-delà duquel on doit « prévenir » les consommateurs de la présence d’OGM, c’est le modèle méta industriel qui est boosté, au prix même d’une désinformation volontaire du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La protection des cultures non OGM contre les risques de dissémination OGM, et la transparence totale sur le contenu en OGM des produits seraient les deux preuves que le modèle meta industriel n’est plus révéré par les politiques, et montrerait qu’il est possible de rééquilibrer la concurrence pour éviter de donner systématiquement l’avantage aux gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A condition que l’agriculture redevienne diversifiée, que les grandes filières industrielles ne soient plus privilégiées par l’action des états, qu’un tissu d’entreprises agricoles de taille moyenne puisse coexister avec les géants de l’agro alimentaire, que des technologies « douces » permettent d’augmenter productivité ou qualité des aliments, la crise alimentaire pourrait se résoudre. Si l’on continue le trend actuel, au contraire, le réchauffement couplé à l’envolée des cours des produits de base rendra la crise alimentaire endémique. Elle ne pourra se résoudre que par une dégradation massive de la qualité des aliments, qui deviendront simplement un fuel dégradé pour le moteur humain, sans bénéfice de plaisir ou de santé. Alors nous serons des machines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-7965625346194378481?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/7965625346194378481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=7965625346194378481' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7965625346194378481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/7965625346194378481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/04/agriculture-meta-industrielle-contre.html' title='Agriculture meta industrielle contre agriculture raisonnée : y a-t-il des solutions ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SBA9vPrb32I/AAAAAAAAABk/46PaCx8KJrQ/s72-c/artisanat2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2757133816784742560</id><published>2008-04-19T00:49:00.005+02:00</published><updated>2008-04-19T00:57:06.486+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Crise alimentaire et lutte des classes : l’agriculture meta industrielle contre l’agriculture raisonnée.</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SAkmBkd3z6I/AAAAAAAAABU/lNlWyV1ncbE/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SAkmBkd3z6I/AAAAAAAAABU/lNlWyV1ncbE/s200/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190721853931900834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La crise alimentaire est le résultat d’une lutte des classes entre entreprises. D’un côté, les géants mondiaux de l’agroalimentaire : production, transformation, transport, stockage. De l’autre, des PMI : les petites exploitations agricole. Tout paysan est en un entrepreneur, toute ferme une entreprise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les grandes entreprises agroalimentaires ont appliqué un modèle industriel à l’agriculture : culture de grandes surfaces, utilisation intensive d’engrais et de produits phytosanitaires, ruée sur les OGM, transformation aval permettant de pratiquer des prix élevés, flux  logistiques massifs, utilisation de la grande distribution pour commercialiser les produits, mondialisation des flux. Elles sont les premières bénéficiaires des très substantielles subventions et aides à l’exportation consenties par les Etats-Unis et l’Europe : le coton, le blé, le soja, le maïs, et même parfois les bovins ou les ovins sont largement « aidés ». Ces grandes entreprises font partie d’un système intégré, très lourdement consommateur d’énergie, très rentable, très puissant en terme de lobbying, comme l’a montré l’exemple des OGM de Monsanto.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;En face, les petits artisans de l’agriculture : polyculture vivrières dans les pays émergents, agriculteurs de taille moyenne en Europe. Ceux-là ne récupèrent que des miettes de subventions, sont poussés par le système vers un modèle industriel intenable, et surtout subissent de plein fouet la concurrence des géants : les poulets subventionnés surgelés de batterie des grandes entreprises françaises viennent « casser » le marché des poulets africains et « sortent » les petits agriculteurs du marché. Dans beaucoup de villes moyennes françaises, des agriculteurs produisent fruits ou légumes localement, mais on trouve dans l’hypermarché ou le supermarché du coin les même fruits et légumes venus d’Espagne, sans saveur et sans odeur, mais en apparence équivalents, vendus en dessous de leur coût de production. Des tomates produites en Andalousie hors sol, en pillant une nappe phréatique moribonde, subventionnées, employant des immigrés traités comme des esclaves, transportées par des norias de camions pollueurs, viennent casser le marché des agriculteurs locaux…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La lutte des classes entre agriculture meta industrielle et agriculture raisonnée est en passe d’être gagnée par la première. Ne cherchons pas d’autres causes à la crise alimentaire actuelle. Le tissu d’entreprises agricoles moyennes a été en partie détruit par l’agriculture meta-industrielle ou réorienté vers des cultures d’exportation. La polyculture permettant une auto suffisance locale a été éradiquée. L’exode rural a déplacé vers les bidonville de Lagos ou d’Accra les petits paysans. Pendant ce temps, l’agriculture meta industrielle était réorientée vers la production d’énergie (biofuels) par des états inquiets de la pénurie et des prix du pétrole. Toutes les conditions étaient réunies pour que quelques chocs locaux (sécheresse en Anstralie fortement exportatrice vers l’Asie, transferts accélérés de productions vers les biofuels aux Etats-Unis et au Brésil) créent une pénurie planétaire, en l’absence des amortisseurs que représentaient les exploitation agricoles diversifiées et locales. La lutte des classes a vu la victoire des géants et l’envolée des prix…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2757133816784742560?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2757133816784742560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2757133816784742560' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2757133816784742560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2757133816784742560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/04/crise-alimentaire-et-lutte-des-classes.html' title='Crise alimentaire et lutte des classes : l’agriculture meta industrielle contre l’agriculture raisonnée.'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/SAkmBkd3z6I/AAAAAAAAABU/lNlWyV1ncbE/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4124472381409720628</id><published>2008-04-02T11:56:00.004+02:00</published><updated>2008-04-02T12:37:07.693+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le lobbysme, au cœur de la stratégie d’entreprise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le débat parlementaire français de Mars-Avril 2008 autour du projet de loi sur les OGM a démontré l’importance et l’efficacité du lobbysme dans la stratégie d’entreprise. Une loi somme toute anodine, qui imposait un principe de précaution sur l’utilisation d’OGM comme le maïs transgénique Monsanto, le MON 810, a été attaquée avec violence par une majorité de sénateurs UMP, par le président de l’assemblée nationale, Bernard Accoyer, lui-même, et par le président de la commission des affaires économiques, Patrick Ollier. Les partisans de la loi, comme le sénateur Jean-François Legrand, ont été vilipendés par leurs confrères acquis à Monsanto. Cette loi n’était en fait réellement gênante que pour un seul acteur : Monsanto, qui voyait sinon disparaître du moins se décaler dans le temps le marché français pour ses semences OGM. Il est vrai que cette interdiction remettait en cause son business model, qui repose sur l’obligation pour les agriculteurs d’acheter chaque année ses semences brevetées et stériles, et dans la foulée ses pesticides comme le Roundup dont certaines OGM sont protégés… Mais qu’une multinationale américaine, cherchant à prélever une rente sur l’agriculture française, et dont l’impact sanitaire et environnemental est sujet à caution, parvienne à « actionner » des élus français et non des moindres, démontre qu’en matière de lobbysme Monsanto est un modèle exemplaire. Le lobbysme est bien au cœur de la stratégie de Monsanto.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Beaucoup d’entreprises, sans atteindre l’exceptionnel savoir faire de Monsanto, ont pris conscience du fait que l’environnement légal, réglementaire ou judiciaire, n’est pas une donnée mais une &lt;/span&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R_NheMOTiJI/AAAAAAAAABM/8HNjt51uMus/s1600-h/Menotte.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5184594767338768530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R_NheMOTiJI/AAAAAAAAABM/8HNjt51uMus/s200/Menotte.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;variable qui pouvait être optimisée. Les constructeurs automobiles américains ou allemands se battent avec succès contre les limites à la consommation ou à la pollution. Les entreprises chimiques européennes ont réussi à gommer les aspérités de la directive Reach sur la traçabilité. Les grands céréaliers français ont su protéger les subventions qui consolident leurs revenus élevés. Les agriculteurs intensifs ont su minimiser les règles de pollution des nappes phréatiques. L’industrie américaine du tabac a réussi à repousser très longtemps l’encadrement de sa publicité. Les fast foods américains ont évité l’interdiction des huiles polyinsaturées. Les grands industriels français du lait ont été à deux doigts de faire attribuer l’AOC au camembert au lait stérilisé etc… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le lobbysme est utile pour éviter ou alléger une contrainte légale ou règlementaire, mais aussi au contraire pour l’alourdir, de façon à écarter des concurrents plus petits. Un grand semencier français a réussi à faire condamner une petite association faisant la promotion des semences historiques et tombées dans le domaine public en instrumentalisant une loi rétrograde, un fabriquant de confitures industrielles a actionné la répression des fraudes pour gêner un petit concurrent artisanal et bio, la commission européenne et l’administration française ont construit, sous couvert d’hygiène ou de sécurité, un arsenal de lois et de règlements défavorables aux entreprises artisanales ou individuelles et favorables aux grandes entreprises de production ou de distribution. Un boucher individuel est soumis à des contraintes d’équipement et de froid si coûteuses que sa viabilité est remise en question alors que les steaks hachés en principe irréprochables des très grandes entreprises de viande sont périodiquement contaminées.. Paradoxe directement issu du pouvoir du lobbysme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le lobbysme stratégique est important dans tous les secteurs : automobile, pharmacie, chimie, agro-alimentaire, énergie, transport, car tous les secteurs ont besoin d’alléger des contraintes, de protéger des rentes, d’éviter de nouveaux entrants, de terrasser des petits concurrents.&lt;br /&gt;Pour être efficace, il doit suivre quelques règles simples.&lt;br /&gt;Première règle : la réalité pourtant légitime de l’objectif poursuivi, qui est la maximisation du profit à court terme, ne doit bien sûr pas apparaître comme étant l’argument essentiel. Il importe de s’abriter derrière le progrès technique ou la recherche (Monsanto), l’emploi, la compétitivité (automobile allemande etc…). Quand le lobby des télévisions jeunesse se bats bec et ongle contre la limitation de la publicité à destination des enfants pour les aliments vecteurs d’obésité, c’est au nom…de la survie de l’industrie du dessin animé français…Grossir pour la culture.&lt;br /&gt;Deuxième règle : « sponsoriser » des études ou recherches qui prouvent l’innocuité du produit ou l’incertitude de ses effets, qui aident les élus ou décideurs « actionnés » et qui peuvent être reprise dans la presse. L’industrie du tabac américaine a ainsi publié de nombreuses études montrant que les effets nocifs du tabac, notamment son caractère cancérigène, n’étaient pas démontrés. Réussir, comme le fait avec succès Monsanto, à bloquer la publication de recherches négatives, ou même à en faire punir les auteurs, est un plus.&lt;br /&gt;Troisième règle : créer des réseaux et entretenir des contacts permanents et suivis avec les élus, les chercheurs ou les journalistes qu’il faut « convaincre ». On ne réussit pas comme Monsanto à faire du président de l’assemblée nationale un allié vigilant avec un coup de fil et un memo. Il s’agit d’un processus et d’un investissement à long terme.&lt;br /&gt;Les lois et règlements, par exemple ceux sur l’environnement et la santé, peuvent impacter si profondément les résultats d’une entreprise que le lobbysme doit être considéré comme un impératif stratégique et un poste d’investissement fondamental. Beaucoup d’entreprises pourraient prendre de la graine de Monsanto en la matière. Le risque est bien sûr celui du dévoilement ou du retour de bâton, comme celui qu’a subi Monsanto avec le documentaire diffusé sur Arte. Mais un documentaire passe et le lobbysme reste, comme le prouve le soutien récent du Sénat Français à l’entreprise américaine. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il existe cependant une autre posture de lobbysme stratégique : celle qui consiste à collaborer avec le législateur ou les décideurs pour évaluer objectivement risques ou intérêt général, et y remédier ou y contribuer. C’est une forme de lobbysme positif, plus contraignant à court terme, mais plus porteur à long terme car il fait converger l’intérêt de l’entreprise et celui de la société, contrairement au lobbysme classique, dont l’objectif, légitime du point de vue de l’entreprise, est de faire triompher l’intérêt de l’entreprise sur l’intérêt général. Mais ce lobbysme positif demande du courage, de la vision, et de l’éthique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4124472381409720628?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4124472381409720628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4124472381409720628' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4124472381409720628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4124472381409720628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/04/le-lobbysme-au-cur-de-la-stratgie.html' title='Le lobbysme, au cœur de la stratégie d’entreprise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R_NheMOTiJI/AAAAAAAAABM/8HNjt51uMus/s72-c/Menotte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-3725132029661123388</id><published>2008-03-21T00:57:00.002+01:00</published><updated>2008-03-21T01:00:16.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Se mettre à la cape</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les marchés financiers sont en déroute. Les Etats-Unis en récession. La crise est là. Au fond pendant les sept dernières années, les années Bush, l’économie américaine a ressemblé a un moteur gorgé de kérosène. Le carburant volatil de l’économie américaine a été le crédit. Les américains ont empruntés sur la valeur croissante de leur immobilier, et ont utilisés ces prêts immobiliers pour consommer. Les crédits à la consommation, automobile ou sur les cartes bancaires ont amplifiés ce phénomène. Et la  consommation américaine s’est tournée vers l’extérieur, essentiellement la Chine. La consommation américaine à crédit a tiré la croissance chinoise. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt; A ce phénomène de crédit se sont ajoutés deux autres composants&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R-L6bcOTiII/AAAAAAAAABE/3Uv5BSbsxZ8/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R-L6bcOTiII/AAAAAAAAABE/3Uv5BSbsxZ8/s200/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5179977870769096834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; aussi volatiles. Le déficit commercial, qui a créé de gigantesques créances en dollar sur l’économie américaine. L’Amérique importe à crédit. Et le déficit budgétaire, lié notamment à la guerre en Irak. Le gouvernement américain dépense à crédit. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La croissance américaine était artificielle et impossible à soutenir. Elle a créé une croissance tout aussi artificielle à l’extérieur notamment en Chine, croissance soutenue par un taux de change artificiellement bas du Yuan par rapport au dollar. Les chinois ont compris avec intelligence comment capitaliser sur la folie américaine. Mais la croissance absurde de l’économie mondiale, tirée par le moteur fou des Etats-Unis, a fait tripler le prix du pétrole, des minerais et même…des produits agricoles…L’inflation est là, partout.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le moteur était en surrégime. Trop de crédit tue le crédit. Il a fini par casser. La consommation ne peut plus se nourrir des emprunts immobiliers ou des crédits divers, car l’endettement des américains est devenu insupportable. L’inflation ampute le pouvoir d’achat et freine encore la consommation. Le déficit commercial absurde a fini par casser la valeur du dollar qui s’effondre. Les entreprises essayent tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu, mais certaines vont aggraver la crise en augmentant leurs prix pour maintenir ou accroître leurs marges. Le moteur de la croissance mondiale est cassé. La récession devrait être mondiale.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Parallèlement à la crise économique, on  constate la montée d’une crise financière qui est liée à elle. Les grandes banques, les sociétés d’investissements, sont elles aussi en train de payer les années folles du crédit à tout prix, de la titrisation anarchique, des montages abracadabrantesques. Les actifs qui sous tendent des prêts et des emprunts excessifs sont en train de baisser, menaçant de réduire à zéro la valeur intrinsèque des banques même de premier plan ayant énormément emprunté pour financer ces actifs…Or le système financier, c’est l’huile dans les rouages de l’économie mondiale. Inutile de réparer le moteur économique, de le faire redémarrer, si l’huile financière manque…&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il est difficile de prédire l’ampleur et la durée de la crise nécessaire pour purger sept ans d’excès de toutes parts. Mais elle a de telles racines structurelles, elle va impacter si fortement les entreprises, que sans jouer les cassandre, on peut prédire que les deux ans à venir vont être très volatils et très difficiles…Nous avons tous, individus et entreprises, intérêt à nous mettre à la cape, c'est-à-dire à diminuer la voilure et à nous enfermer dans notre cockpit pour éviter d’être emportés par la tempête. Heureusement que l’argent ne fait pas le bonheur, car il va manquer dans les années à venir…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-3725132029661123388?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/3725132029661123388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=3725132029661123388' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3725132029661123388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/3725132029661123388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/03/se-mettre-la-cape.html' title='Se mettre à la cape'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R-L6bcOTiII/AAAAAAAAABE/3Uv5BSbsxZ8/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-498998785683137031</id><published>2008-03-10T18:46:00.008+01:00</published><updated>2008-03-10T19:05:18.884+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>La folie et la crise</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V1H8WZKiI/AAAAAAAAAA8/dZILZ9It5do/s1600-h/Image+1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V1H8WZKiI/AAAAAAAAAA8/dZILZ9It5do/s200/Image+1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176172126051838498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les soubresauts brutaux des marchés financiers, les provisions massives passées par certaines banques et qui ne sont qu’un hors d’œuvre, la chute des marchés action, l’entrée des Etats- Unis en récession font penser qu’une crise majeure est en route. J’ai essayé de comprendre les origines de cette crise. Comme la plupart des grandes crises je crois qu’elle vient  de la folie ou de l’avidité des individus, de la volonté de puissance ou de richesse poussée à l’extrême, notamment dans la sphère financière. L’ampleur de la crise sera proportionnelle à l’intensité de la folie.&lt;br /&gt;Le monde de la  finance est  gangrené par l’irrationalité depuis une dizaine d’années. Il est devenu psychotique, à cause d’une combinaison étonnante de laxisme et d’avidité de la part des banques.&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;private equity&lt;/span&gt; a été une première poussée de fièvre. Les fonds de private equity collectaient l’argent de grands investisseurs et les utilisaient pour acheter des entreprises à l’aide de prêts bancaires représentant jusqu’au 9/10° du total investi, avec une équation simple : si je réussis, je garde toute la plus value, si j’échoue, tu perds tout ton prêt. Le risque pour les banques, le profit pour le fonds. Des fortunes rapides pour les fonds, une rentabilité élevée pour les investisseurs : pourquoi se priver. Et les banques ? Oh, elles titrisaient ces prêts et les refilaient à d’autres banques.&lt;br /&gt;L’immobilier a été une deuxième poussée, la plus connue. Encourageons des pauvres à s’endetter au-delà de leurs moyens, en prenant des mines vertueuses et en parlant d’accession à la propriété. Roulons délibérément dans la farine ces emprunteurs pauvres, à coup d’intérêts progressifs, de période de grâce, de remboursements in fine, voire de capitalisation des intérêts ! Et titrisons ces prêts pourris pour s’en débarrasser auprès d’autres banques… Même chose pour les prêts à la consommation, à l’achat d’automobile, et surtout pour les prêts aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hedges funds&lt;/span&gt;. Ceux-là spéculaient sur les matières premières, les actions, les obligations, l’immobilier, eux aussi grâce à des prêts massifs.&lt;br /&gt;Deux coupables, dans ce gigantesque système de cavalerie mondiale : la titrisation et les commissions.&lt;br /&gt;La titrisation permet de refiler le mistigri vérolé à d’autres, et le système de commission encourage à des opérations démentiellement risquées, mais immédiatement juteuses. La titrisation a été facilitée par les agences de notation poussées au crime, donnant des AAA à des paquets de prêts immobiliers douteux, la même notation qu’à EDF ou à l’Etat Français. Elles aussi, ces agences de notation les Fitch, les Moodys, participaient à ce gigantesque empilement de commissions : 40% de leurs revenus 2006 venaient de la notation de ces titres douteux.&lt;br /&gt;Le système de commissions encourageait les employés ou les responsables des banques à faire des opérations pour les toucher, en sous évaluant systématiquement le risque ou en pensant s’en débarrasser à bon compte par…la titrisation… Quand les bonus annuels des banquiers new-yorkais ou londoniens ont dépassé les cinquante milliards de dollars, qu’une industrie s’est créée pour les aider à les dépenser en tableaux, villas, yatchs ou  diamants, &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V03sWZKhI/AAAAAAAAAA0/3aEdikeOS08/s1600-h/Image+1+copy.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V03sWZKhI/AAAAAAAAAA0/3aEdikeOS08/s200/Image+1+copy.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5176171846878964242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;il était évident que le système devenait fou, les montants de bonus étant déconnectés de la compétence des individus, de la valeur créée ou de leur contribution aux économies dans lesquelles ils opéraient. Un phénomène mortel de découplage entre valeur pour la société et récompense monétaire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Titrisation et commissions, les deux racines de la crise… Auxquelles s’est ajouté  l’appétit des dirigeants des banques, fascinés par l’argent facile et ne voulant pas le laisser à leurs concurrents. C’est ainsi qu’UBS, la plus grande banque Suisse, réputée pour sa prudence, a laissé sa filiale américaine se gonfler de prêts &lt;span style="font-style: italic;"&gt;subprime&lt;/span&gt;, au point de perdre plusieurs dizaines de milliards d’euros. C’est ainsi qu’encouragé par ce tourbillon de commissions gigantesques et de transformations en héros de traders fous, un trader de la Société Générale a fait perdre cinq milliards d’euros à sa banque. Kerviel contrairement à ce qu’a affirmé sa banque, n’est pas un illuminé isolé. Il est le produit naturel d’un système devenu psychotique, créé et encouragé par des dirigeants qui trouvent naturel de réaliser des profits de dizaines de milliards d’euros sans contribution à l’économie réelle (voire en la malmenant comme dans le cas des subprimes) et de gagner eux-mêmes des millions d’euros.&lt;br /&gt;Sous leur apparence sérieuse et rationnelle, derrière leurs diplômes et leurs réseaux, je pense que les banquiers ont perdu la tête. Leur folie se mesure aux montants des prêts titrisés, aux montants des hedges funds, aux prêts LBO, qui se mesurent en milliers de milliards d’euros et aux montants des commissions diverses et variées encaissées chaque années, qui se mesurent en centaines de milliards d’euros.&lt;br /&gt;Cette folie, où un trader peut faire perdre plusieurs milliards d’euros à une banque, où des experts discutent pour savoir si le coût des subprimes sera de trois cents ou de six cents milliards d’euros, où d’autres prédisent que si les autres prêts, et en particulier les prêts aux hedges funds, sont contaminés, l’addition pourrait être de plus de mille milliards d’euros, cette folie est si intense que si  la purge est proportionnelle à la folie, elle sera spectaculairement douloureuse.&lt;br /&gt;Les banques devront faire des provisions monumentales et deviendront soudain d’une prudence de serpent. Les hedges funds secoués par les appels de marge des banques devront se débarrasser de leurs produits, écrasant leurs prix et provoquant de nouveaux appels de marge. La baisse de l’immobilier augmentera le nombre de saisie et la vente de ces biens accentuera la baisse. La crainte de faillite conduira les particuliers à liquider leurs fonds communs de placement, forçant les gérants à vendre et accentuant la baisse des cours. Les banques passeront de l’irresponsabilité face au risque à l’obsession du risque, prêtant moins ou plus cher. Freiné par la chute de l’immobilier et des actions, la consommation se ralentira, bloquant la croissance. Le chômage remontera et le pouvoir d’achat stagnera, ralentissant encore la consommation. Tout d’un coup, l’économie devra payer les centaines de milliards placés imprudemment, les dizaines de milliards de commissions indues. Et si le pouvoir de prix des grandes entreprises leur permet de remonter les prix, comme on l’a vu récemment dans la distribution ou l’alimentaire, ce sera le retour de la stagflation, portant le coup de grâce à la consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chute massive des prix de l’immobilier et des actions, croissance étouffée voire récession, chômage, paupérisation. Les riches boivent, les pauvres trinquent. Les commissionnés du subprime siroteront leur pur malt devant leur piscine pendant que les emprunteurs abusés, dépossédés de leur maison, iront louer un mobile home. On parle beaucoup de la crise de 29. Mais, plus près de nous, regardons comment l’économie japonaise est devenue depuis dix ans, malgré ses entreprises de pointe, une économie stagnante, ralentie, vieillissante, à cause d’une bulle immobilière et boursière nourrie par les grandes banques irresponsables, entretenue par un système politique corrompu, bulle qui en éclatant a irrémédiablement endommagé l’économie réelle. La purge de la folie bancaire dans les pays occidentaux risque d’être aussi douloureuse. Et les dirigeants des grandes banques pourraient se poser la question de leur rôle, de leur responsabilité et de leur légitimité face à la crise engendrée par leur folie. « Les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre » disait Homère. La nemesis de nos économies risque bien d’être l’obsession du court terme et l’avidité sans bornes des grandes banques occidentales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-498998785683137031?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/498998785683137031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=498998785683137031' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/498998785683137031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/498998785683137031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/03/la-folie-et-la-crise.html' title='La folie et la crise'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R9V1H8WZKiI/AAAAAAAAAA8/dZILZ9It5do/s72-c/Image+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2457850785311041614</id><published>2008-02-19T22:54:00.005+01:00</published><updated>2008-02-19T23:10:33.992+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Vive la récession, vive le protectionnisme !</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il peut&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt; paraître paradoxal pour un libéral convaincu, adepte de l’économie de marché et de la concurrence, de prôner la décroissance et les obstacles aux flux commerciaux. Mais nous risquons de payer le prix fort de notre obsession pour la croissance à tout crin et pour la liberté illimitée des échanges. Le prix du minerai de fer a triplé en quatre ans, le prix du pétrole triplé, le prix du blé plus que doublé. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7tS2tMpi6I/AAAAAAAAAAk/7k2JrB6qvs4/s1600-h/Bodinat2-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7tS2tMpi6I/AAAAAAAAAAk/7k2JrB6qvs4/s200/Bodinat2-1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168816097136839586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La croissance des dix dernières années est insoutenable : notre consommation de matières premières est telle que l’offre ne suit pas, ce qui fait exploser les prix et les rentes des producteurs, et attaque le niveau de vie des consommateurs finaux. C’est une inversion spectaculaire de la théorie selon laquelle les économies développées exploitaient les pa&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;ys émergents : aujourd’hui, la croissance permet aux pays émergents de rançonner les pays développés. Notre croissance insoutenable a été provoquée par l’irresponsabilité des Etats-Unis, qui ont pompé du pouvoir d’achat artificiellement chez leurs consommateurs, en les gavant de prêts immobiliers, à la consommation, de cartes de crédit, en réduisant les impôts, pouvoir d’achat que les consommateurs américains ont utilisés pour acheter des produits…chinois, nourrissant sa croissance exceptionnelle, et dévoreuse de matières premières : pétrole, minerai de fer etc…Une insoutenable croissance mondiale provoquée par la conjonction d’un gouvernement gavé de déficits, d’un patron de la Federal reserve psychotique de la croissance, d’un système bancaire poussant le consommateur à la faute (et se tirant à terme une balle dans le pied, avec des centaines de milliards de write off).&lt;br /&gt;Une seule solution : la récession. Pas une récession majeure, de type 1929, mais une récession mineure, de quelques %, qui permettent de freiner les chevaux emballés de l’économie mondiale, de calmer les hausses de prix des matières premières et qui écarte le risque de la destruction du pouvoir d’achat des plus pauvres, menacés par les hausses des produits de première nécessité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la récession va peser sur le chômage, va peser là encore sur les plus pauvres et les plus démunis, dirons les bonnes âmes. C’est vrai. Alors pour écarter les effets de la récession, il est indispensable de revenir au protectionnisme. La libéralisation des échanges a permis, dans le cadre de grandes firmes internationales comme Nike, Dell ou Mattel, de transférer des pans entiers de l’industrie des pays développés vers des pays à bas salaires. Mais alors, me direz vous, la bonne vieille théorie des avantages comparatifs chère à Adam Smith ne marcherait-elle plus ? Non elle ne marche plus, simplem&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7tS8dMpi7I/AAAAAAAAAAs/Ypw0nhpTP8E/s1600-h/Bodinat2-2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7tS8dMpi7I/AAAAAAAAAAs/Ypw0nhpTP8E/s200/Bodinat2-2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5168816195921087410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ent parce que nous ne nous battons pas à armes égales avec des pays comme la Chine ou la Russie. Ces pays ont en effet inventé un nouveau modèle incroyablement efficace : la combinaison de gouvernement autoritaire avec l’économie de marché. Une combinaison beaucoup plus efficace que la combinaison démocratie/marché. Cela a permis à la Chine, malgré de molles pressions de l’Occident, en maintenant le Yuan tragiquement (pour nous) sous évalué,  de détruire des secteurs de nos industries avec la complicité des grandes multinationales délocalisatrices, et d’accumuler des réserves de change de plus d’un trillion (mille milliards !) d’euros, lui permettant à terme de prendre le contrôle de ces multinationales qui ont fait sa fortune…Et contrairement à ce qui a été suggéré, les délocalisations profitent moins au consommateur final à travers des baisses de prix, qu’aux entreprises comme Nike grâce à des baisses de coûts et à un maintien de prix élevés. Pour rééquilibrer la balance commerciale chinoise, le Yuan devrait être réévalué de peut-être 100%, mais comme la Chine est trop intelligente pour le faire, il faut entourer l’Europe d’un cordon sanitaire de droits de douanes de…100%. Surtout pas de protectionnisme intra européen, mais un protectionnisme intercontinental. Ce protectionnisme bloquera les délocalisations vers les pays tiers à bas salaires à défaut de les bloquer vers les  nouveaux pays européens à bas salaires, intégrés à l’Europe un peu rapidement, sans réflexion sur les conséquences intérieures… Ce protectionnisme permettra aussi peut-être de lever la chape de plomb qui pèse sur les bas salaires en France (en 2007 : +2 %), les entreprises ne pouvant plus agiter la menace du transfert d’activité pour discipliner leurs salariés. Ne lui en déplaise, le très socialiste monsieur Pascal Lamy, patron de l’OCI, contribue à la fracture sociale et à la désindustrialisation française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre tétanisé par la récession et le protectionnisme, à cause de la crise de 1929, c’est être en retard d’une guerre. La situation de 2008 n’a rien à voir avec celle de l’entre-deux guerres. Une récession modérée et une protectionnisme régional sont les seuls outils permettant d’éviter aux économies faibles comme la France ou l’Italie d’aller dans le mur de la paupérisation, du gouffre social (les salaires des PDG ont augmenté de 40% en 2007…) et du chômage. Les multinationales devront s’adapter à cette nouvelle donne, mais le rôle d’une entreprise est de s’adapter à l’environnement défini par le politique, et non l’inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2457850785311041614?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2457850785311041614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2457850785311041614' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2457850785311041614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2457850785311041614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/02/vive-la-rcession-vive-le.html' title='Vive la récession, vive le protectionnisme !'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7tS2tMpi6I/AAAAAAAAAAk/7k2JrB6qvs4/s72-c/Bodinat2-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-4751996356160440749</id><published>2008-02-11T21:35:00.001+01:00</published><updated>2008-02-11T21:37:09.401+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Nouvelle classe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7CxqtMpi5I/AAAAAAAAAAc/z5Q-P25DK44/s1600-h/louisXVIII.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5165824119839230866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7CxqtMpi5I/AAAAAAAAAAc/z5Q-P25DK44/s200/louisXVIII.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Daniel Bouton, en tant que PDG de la Société Générale, devrait en principe assumer sa responsabilité et les erreurs commises sous son égide, comme les patrons démissionnaires ou démissionnés de Citybank, d’UBS ou de Merril Lynch. La plupart des banques ont été touchées par la crise de subprimes, victimes de leur avidité, de l’argent facile et d’une apparence trompeuse de risque faible encouragée par les agences de notation, coupables et complices. Les PDG démissionnaires sont ceux dont les banques été les plus lourdement touchées, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, par cette erreur dans la gestion du risque. La Société Générale elle-même a annoncé avoir perdu deux milliard d’euros avec les subprimes, ce qui aurait été suffisant pour conduire Daniel Bouton à s’interroger sur sa légitimité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais ce qui est arrivé à la Société Générale est infiniment plus grave que les subprimes, qui ne sont que la conséquence d’un risque mal apprécié. La Société Générale a perdu cinq milliard d’euros parce qu’un obscur courtier a pu déjouer des contrôles soit disant étanches et prendre pour cinquante milliards d’euros de positions non couvertes. Cinquante milliards d’euros, près de quatre cent milliards de francs. Le chiffre donne le vertige. Que ce soit possible est hallucinant. On se dit qu’après tout cela aurait pu être deux ou trois cent milliards d’euros, si d’autres courtiers avaient joués le même jeu. On se demande si d’autres banques auraient pu être coupables de la même erreur. Que ce soit arrivé est surréaliste. En dénouant ses positions, la banque a d’ailleurs provoqué une panique boursière en Europe. Devant une faute aussi colossale, Daniel Bouton aurait dû partir immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais son refus de démissionner est compréhensible. Quand on gagne environ six millions d’euros par an entre salaire et stocks, soit environ mille SMIC, quand on bénéficie des réseaux, des clubs, des soirées ou l’on est au coude à coude avec ses pairs de l’establishment, quand on est envié par des députés ou des ministres, au fond moins hauts dans la hiérarchie sociale, il est très difficile d’abandonner volontairement autant d’argent et autant de prestige.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et comme les administrateurs sont choisis par les PDG, soit venant de l’entreprise elle-même, soit amis ou obligés, soit eux-mêmes PDG et souhaitant le rester, la probabilité qu’ils démettent un président est très faible. Daniel Bouton aurait pu nous éviter la mascarade de la démission refusée par le conseil : ce fut un petit arrangement entre amis, un coup de théâtre destiné à nous faire croire qu’il avait réellement voulu partir alors qu’il s’agissait d’une tactique pour rester en poste malgré la tempête, en lâchant en apparence un peu de lest.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Daniel Bouton était il un bon PDG ? Si l’on en juge par les résultats de sa banque jusqu’en 2006, oui. A quel prix, en termes de service dégradé et de coûts inflatés pour ses clients, et surtout en termes de risques ? Le problème n’est au fond pas là. Son refus tout à fait logique de démissionner montre qu’en une quarantaine d’années est apparu une véritable caste, indépendante des actionnaires dispersés et impuissants, capable de fixer elle-même le niveau de sa rémunération en augmentation rapide, s’appuyant sur des conseils d’administration amicaux et complices, prestigieuse et dominante, et surtout inamovible : la nouvelle caste des patrons de grande entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-4751996356160440749?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/4751996356160440749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=4751996356160440749' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4751996356160440749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/4751996356160440749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/02/nouvelle-classe.html' title='Nouvelle classe'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R7CxqtMpi5I/AAAAAAAAAAc/z5Q-P25DK44/s72-c/louisXVIII.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-2492689293995173948</id><published>2008-01-21T01:42:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T01:44:27.122+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Mon 810 : Sarkozy enfin libre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;La suspension de la culture plein champ du maïs OGM Monsanto Mon 810 est une décision courageuse de N. Sarkozy. Il démontre une indépendance des lobbies qui lui faisait jusque là défaut. Monsanto dispose en effet de relais puissants dans la classe politique française. Ces relais se sont exprimés de façon publique, révélant ainsi leurs liens avec l’entreprise. N’osant s’en prendre frontalement à Sarkozy, le président  de l’assemblée nationale, Bernard Accoyer, a ainsi critiqué brutalement les conclusions de la Haute Autorité pour les OGM qui étaient à l’origine de la décision présidentielle. Ce corps indépendant créé à la suite du Grenelle de l’environnement s’était pourtant borné à constater que le risque de pollinisation à distance et les effets sanitaires à long terme du Mon 810 n’étaient pas démontrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, Bernard Accoyer révèle ainsi ce qu’il est : un lobbyist pour l’intérêt particulier d’une entreprise, contre l’intérêt général des français. Je classe dans la même catégorie Patrick Ollier, rapporteur UMP de la loi OGM, le député socialiste Jean-Yves le Déaut, ou le sénateur UMP Jean Bizet, qui ont protesté eux aussi avec vigueur contre cette atteinte intolérable… aux intérêts de Monsanto. L’efficacité du lobbysme repose d’ailleurs sur sa capacité à faire abandonner l’intérêt général par des hommes politiques pourtant élus pour le défendre au profit d’intérêts économiques spécifiques. Ces lobbyistes de choc sont aidés par des institutions comme la FNSEA qui elle aussi roule pour Monsanto. La grande agriculture intensive et subventionnée a cultivé le maïs en France, pays pour lequel il n’était pas adapté, et ou il consomme subventions et nappes phréatiques. Probablement par masochisme, Monsieur Lemétayer, président de la FNSEA, soutient Monsanto qui vends à prix d’or des semences à ses adhérents et  défend avec acharnement quelques milliers d’hectares de maïs OGM pouvant détruire des écosystèmes et qui n’enrichissent que marginalement quelques agriculteurs. A moins que la FNSEA fasse du Mon 810 un test de sa liberté de polluer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hommes politiques soldés, fédération agricole à courte vue et dopée à la subvention : il est phénoménal qu’une grande multinationale d’origine américaine, dont les produits sont potentiellement menaçants  pour l’environnement et les business model des agriculteurs, trouve des relais aussi agressifs contre l’intérêt général. Il s’agit malheureusement d’une tendance lourde sur laquelle je reviendrai : dans beaucoup de pays, et notamment en France et aux Etats-Unis, des grandes entreprises et des institutions, par le jeu du lobbysme, qui est une forme d’achat des hommes politiques, parviennent à faire triompher leur intérêt particulier au détriment de l’intérêt collectif. La National Rifle Association a ainsi réussi à éviter le désarmement de l’Amérique. Halliburton a été un facteur déclenchant de la guerre d’Irak qui lui a permis (ainsi qu’à Dick Cheney), de gagner quelques milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enjeu est ainsi très large : est-il possible dans un état moderne ou fleurissent les lobbies de faire triompher l’intérêt général, ou sommes nous condamnés à le voir se faire écharper par de sordides intérêts particuliers ? L’avis de la haute Autorité sur les OGM, présidée par le courageux sénateur UMP Jean-François Le Grand, la position ferme de Jean-Louis Borloo et la décision de Nicolas Sarkozy sur le Mon 810 sont des lueurs d’espoir dans des sociétés de plus en plus polluées par le lobbysme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-2492689293995173948?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/2492689293995173948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=2492689293995173948' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2492689293995173948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/2492689293995173948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/01/mon-810-sarkozy-enfin-libre.html' title='Mon 810 : Sarkozy enfin libre'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-5992314601147990569</id><published>2008-01-21T01:35:00.000+01:00</published><updated>2008-01-21T01:37:59.929+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Gaz de France : 4% de trop ?</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;GDF a demandé une augmentation de ses tarifs de 6% au 1er Janvier 2008. Le gouvernement lui a accordé 4%. Commentaire du journal « Les Echos » :  « les marchés financiers ne vont pas apprécier ».&lt;br /&gt;Etrange, n’est-ce pas. L’augmentation du prix d’un monopole, pour un produit qui est consommé par des millions de français, devrait se faire en fonction des marchés financiers ? Les marchés financiers sont déçus si une entreprise ne maximise pas sa rente au détriment du public ?&lt;br /&gt;Depuis cinq ans les tarifs GDF ont augmenté de plus de 50%... Ses clients n’ont pas la possibilité de changer de mode d’énergie ni de réduire leur consommation à court terme. GDF n’est pas au bord de la faillite, bien au contraire : ses profits 2007 avoisineront probablement les deux milliards d’euros. La rente de monopole se porte bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix du gaz devrait être fixé non en fonction du seul intérêt de GDF ou des supposés diktats du marché financier mais, comme pour les « utilities » anglo-saxonnes, de façon à minimiser le fardeau des clients finaux tout en laissant à l’entreprise un niveau de profit raisonnable, qu’elle aurait loisir d’augmenter en améliorant sa productivité. Pour une PMI, surtout si elle est consommatrice d’énergie, pour un particulier à bas revenu, les hausses successives du tarif du gaz détruisent la qualité de vie, le revenu disponible, et le pouvoir d’achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les marchés financiers ne devraient pas s’en émouvoir.  Car pour « les marchés financiers », GDF n’est pas l’alpha et l’omega. Il s’agit simplement d’une des entreprises énergétiques européennes, de loin pas la plus importante. Sauf à penser que limiter les hausses de prix de GDF est un signal terrifiant que l’intérêt général pourrait limiter la rente de toutes les entreprises similaires.&lt;br /&gt;Il ne serait pas raisonnable d’empêcher totalement GDF de répercuter dans ses tarifs la hausse du prix de ses approvisionnements et de mettre ses comptes dans le rouge. Mais il est probable que même avec des prix bloqués en 2008 (soit 2% de moins que l’inflation probable), compte tenu des fortes augmentations précédentes, GDF pourrait encore vivre confortablement, et gagner quelques centaines de millions d’euros.&lt;br /&gt;Les 4% de hausse sont 4% de trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-5992314601147990569?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/5992314601147990569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=5992314601147990569' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5992314601147990569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5992314601147990569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2008/01/gaz-de-france-4-de-trop.html' title='Gaz de France : 4% de trop ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-5352440953204237734</id><published>2007-12-28T01:51:00.000+01:00</published><updated>2007-12-28T01:56:10.153+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Notre temps ne vaut rien ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dans les transactions entre un acheteur et un vendeur, on parle toujours de produits ou de services d’une part, d’argent de l’autre. Mais il existe un coût non monétaire pour l’acheteur: le temps. Et certains vendeurs semblent non seulement le négliger mais le gaspiller…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Par exemple, les Fournisseurs d’Accès Internet nous font patienter de longues minutes avant d’écouter notre problème et de le résoudre. Les distributeurs comme la Fnac ou de téléphones mobiles comme Phone  House nous poussent activement vers des extensions ou des compléments de garantie… mais le jour ou le produit est volé ou cassé, se faire rembourser demande un long parcours du combattant. Comparé aux quelques dizaines d’euros en jeu, le temps passé est disproportionné… Certaines mutuelles ou compagnies d’assurance, certains services publics, sont dans la même situation. Certains distributeurs automobiles nous font attendre des dizaines de minutes notre voiture mal réparée. Certaines compagnies aériennes, non contentes d’une attente stressante devant leurs guichets, sont d’une ponctualité médiocre. Notre temps semble sans valeur pour eux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pour certaines entreprises, gaspiller notre précieux temps… permet même d’augmenter les profits. Les Fai augmentent leurs recettes au fur et à mesure de notre attente. Nous payons ainsi deux fois, en temps et en argent. De même, le temps passé à faire jouer garantie ou assurance semble spéculer sur notre découragement, sur la disproportion entre temps à passer et enjeu financier. La file d’attente à l’hypermarché encourage à remplir le caddie des sucreries ou de gadgets inutiles qui flanquent les caisses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Certaines entreprises sont ainsi dans la séduction, dans la sur promesse. La promesse implicite : des solutions rapides et simples, des délais cours. La réalité : passer un temps infini à obtenir la solution…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les entreprises devraient annoncer et tenir la promesse temps comme la promesse prix…Les entreprises performantes en temps devraient être identifiées et plébiscitées. Notre temps vaut de plus en plus cher, il doit devenir une variable clé à l’achat et à l’usage, et un facteur de choix entre entreprises… Pour cela, ma transparence du temps devrait accompagner la transparence du prix. Les entreprises devraient être benchmarkées sur le coût en temps. Aux entreprises compétitives de développer les process permettant d’économiser le temps de leur client et de monétiser cette efficacité en la proclamant, comme les chemins de fer espagnols qui remboursent 100% du billet en cas de retard supérieur à cinq minutes...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-5352440953204237734?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/5352440953204237734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=5352440953204237734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5352440953204237734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/5352440953204237734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2007/12/notre-temps-ne-vaut-rien.html' title='Notre temps ne vaut rien ?'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-402610438896131355.post-8514535422070586145</id><published>2007-12-28T01:47:00.002+01:00</published><updated>2009-05-13T10:58:44.760+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A propos de l&apos;auteur'/><title type='text'>Biographie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R5PoRyDFeEI/AAAAAAAAAAU/gQBoHt_jDzQ/s1600-h/1276-Bodinat.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R5PoRyDFeEI/AAAAAAAAAAU/gQBoHt_jDzQ/s200/1276-Bodinat.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5157721390459484226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Henri de Bodinat est président de TIME Equity Partners, un fonds d'investissement spécialisé dans dans le financement en fonds propres de sociétés de taille moyenne et en forte croissance des secteurs Télécoms, Internet, Media, Entertainement. Il était auparavant vice président d’un cabinet de conseil en stratégie, Artur D. Little ou il  a dirigé des missions pour de grands groupes media, des opérateurs télécoms ou Internet, de grandes société industrielles. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Il a fondé et dirige parallèlement  le label Cantos, label digital spécialisé en world music, et offrant des catalogues de musique africaine, indienne, antillaise, arabe, sur les grand sites Internet de téléchargement légal, comme iTunes ou Emusic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri de Bodinat  a été Directeur Général du Club Med, ou il a été recruté par Serge Trigano, alors PDG du Club, pour développer le marketing, le commercial et le transport au club, et faire évoluer le produit pour l’adapter à une société mouvante. Il en est parti à l'arrrivée d'un nouveau PDG dont il ne partageait pas la vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il venait du groupe Sony, ou il a été PDG de Sony Music pendant huit ans,  travaillant avec  des artistes comme Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Jacques Dutronc, Patricia Kaas ou Michel Polnareff, et lançant quelques hits comme la Lambada ou Deep Forest. Pendant un an, il a aussi assuré la coordination européenne des activités de Sony dans la musique, le cinéma et les jeux vidéos, contribuant notamment au lancement de la Playstation 1. Chez Sony, il avait aussi contribué à créer des télévisions comme TV6 ou MCM et des radios comme Chérie FM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant la musique, il avait fait un passage dans la publicité comme Directeur Général de Saatchi et Saatchi Compton&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant son arrivée chez Saatchi, il avait créé avec l’équipe de Jean-François Bizot le magazine mensuel Actuel, grand succès de rupture et de rentabilité du début des années 80, et la radio, devenue culte, Radio NOVA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il a été professeur à HEC et à Dauphine, ou il a enseigné la micro-économie, le marketing international et la stratégie d'entreprise.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;Henri a publié plusieurs ouvrages. Le dernier est intitulé « Les Mystères de l’Offre » et traite des stratégies mises en œuvre par des entreprises aussi diverses que Zara, Toyota, Apple, Nintendo ou Harley-Davidson pour satisfaire des besoins réels de leurs clients avec une offre  percutante. « Un pavé dans le marketing », publié il y a une quinzaine d’années, secouait le cocotier des idées reçues  du marketing.&lt;br /&gt;Juste avant  la première élection de Chirac il avait aussi publié un ouvrage démontrant le caractère fondamentalement parasitaire, en général autoritaire, et au fond transitoire, de l’état :&lt;br /&gt;« L’état, parenthèse de l’histoire ». Ses ouvrages précédents et maintenant anciens (fin 1970) étaient centrés sur la gestion : Gestion Internationale, Finance Internationale, Entreprises Multinationales.&lt;br /&gt;Pour changer du management, il termine un roman historique qui se situe en Bourgogne et en France entre 1429, date de la mort de Jeanne d'Arc, et 1435, date du traité d'Arras...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il  s’intéresse à l’histoire, à la littérature Russe et Américaine, au théâtre, à la Bourgogne, au Pantanal, au cheval, aux voitures rapides, aux grandes metropoles, et  à la campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses diplômes sont si lointains qu'il ya prescription sur leur utilité : HEC, Sciences Po, un doctorat d’économie à Dauphine, une entrée assez brève à l’ENA, dont il a été élève quelques jours avant de démissionner pour partir faire un Doctorat  à Harvard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serial entrepreneur, Henri de Bodinat a  crée ou racheté des entreprises dans la production musicale et l’édition musicale, Internet, la distribution spécialisée, le sportswear, les radios locales et nationales, la télévision, la presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il considère que l'éclectisme peut être créateur de valeur et s’accorder de façon dialectique avec la concentration : le zig zag permets  la progression, comme l’a démontré le maréchal de Vauban, dans son ouvrage « De la Prise des Places ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/402610438896131355-8514535422070586145?l=henridebodinat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://henridebodinat.blogspot.com/feeds/8514535422070586145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=402610438896131355&amp;postID=8514535422070586145' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/8514535422070586145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/402610438896131355/posts/default/8514535422070586145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://henridebodinat.blogspot.com/2007/12/biographie.html' title='Biographie'/><author><name>Henri de Bodinat</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16729820366410907517</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_cDCjX-ByB-c/R5PoRyDFeEI/AAAAAAAAAAU/gQBoHt_jDzQ/s72-c/1276-Bodinat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
